De nos jours, afin de vivre dans l’authenticité la plus absolue et ainsi de maintenir notre liberté intérieure, nous souhaitons bien souvent ne pas nous appuyer sur les écrits des anciennes traditions spirituelles. Toutefois, si nous ne retrouvons les reflets de notre expérience à travers ces différents enseignements, nous aurons de sérieuses questions à nous poser quant à la validité de ce que nous vivons. Car la vérité fondamentale reste inévitablement la même aux différentes époques et dans les différentes traditions ; les hommes restent des hommes.
Ce qui est intéressant, à mon sens, n'est pas de déterminer la validité historique de tel ou tel écrit mais de voir ce que celui-ci peut nous apporter ou en d'autres termes éveiller en nous. Dans cette optique, la nationalité ou l’origine de celui qui a écrit importe peu, car c'est en soi que se trouve la résonance que ces textes nous apportent. Ils ne sont alors que des supports qui permettent à notre conscience de "mûrir".
On peut bien sûr en nier totalement la validité tout comme on peut "y croire" totalement. Mais je crois que c'est le passage entre ces deux extrémités qui est intéressant : l'interrogation sincère.
Important aussi, à mon avis, de ne pas oublier que dès que l'on a trouvé une réponse (dans l'affirmation ou la négation), si elle est bien définie, et surtout si l'on a envie de la défendre, c'est toujours un mécanisme de la conscience repliée sur elle-même et qui cherche à défendre un territoire (mécanisme d'ego).
Ce que je veux dire par là, c'est que "l'on ne trouve pas", ce n'est jamais fini, jamais carré. La conscience retrouve « son infinité ».
Il semble que certains écrits anciens (comme la Bible, le Mahabharata, le Ramayana, etc.) outre leur sens temporel, recèlent aussi une signification intemporelle visant d’une part à éveiller la conscience de ceux qui les liraient, mais aussi à confirmer à ceux qui s’ouvrent à leur propre réalité intérieure, qu’ils sont bien dans la bonne direction et nullement en dualité avec ce que ces textes expriment, et cela quelques soit l’expression extérieure de leur propres religions.
J’ajoute que je ne prétends pas, à travers ces différentes expressions, donner une explication ferme et définitive sur la signification des textes que je cite et d’autres interprétations sont probablement tout aussi dignes d’intérêts.
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