Spiritualité laïque

Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /2007 23:58

 

Peut-être, en premier lieu, faudrait-il souligner la différence entre le bonheur qui est un état d’être et le plaisir qui semble toujours en relation avec le déplaisir.

La lucidité permet de voir les choses telles qu’elles sont ! Mais comment sont-elles ?

Ne pouvons-nous pas, tout en étant lucide, voir la réalité de plusieurs façons différentes ?

D’une façon qui varierait en fonction de l’angle avec lequel nous la regardons ?

Tels que nous sommes aujourd’hui, du fait même de notre statut d’êtres humains éduqués, civilisés, ne sommes-nous pas l’objet de conditionnements, voyons-nous la réalité telle qu’elle est ou alors la regardons-nous à travers nos propres filtres, nos propres préjugés ? Comme si on observait le monde à travers des lunettes teintées différemment en fonction des individus.

Alors… où est-elle cette lucidité dont on parle ?

Notre incertitude sur ce qu’est la réalité, n’est-elle pas proportionnelle à l’honnêteté que nous avons avec nous-mêmes ? C'est-à-dire que si nous sommes francs nous en arriverions à la conclusion que finalement nous ne savons pas ce qu’est l’étendue de la réalité. Un peu comme dans la chanson où Jean Gabin nous annonce que durant toute son existence il a dit : « Je sais ! Je sais ! Je sais ! » Alors qu’à la fin de sa vie il concluait : « Maintenant, je sais qu’on ne sait jamais ! »

Il y a dans cette dernière phrase, comme une sorte de sagesse où l’homme ne se reconnaît plus comme étant celui qui regarde ou examine la réalité mais comme étant partie intégrante du  monde où cette part de lui-même qui se pose des questions n’est qu’un rouage parmi d’autres.

Maintenant si nous voulons être honnête avec nous-mêmes, ce qui est une manifestation de notre désir de lucidité, pouvons-nous être heureux tout en constatant la souffrance autour de nous ?

Vraisemblablement, tout dépend de notre niveau de bonheur. Si nous sommes fermés et que notre satisfaction est essentiellement axée sur la réponse à nos petits plaisirs personnels, alors pas de doute, nous avons ainsi une forme de bien-être ! Car dans cette optique nous ne connaissons que nous-mêmes. Mais il s’agit d’un bonheur à l’état larvé (très limité) qui ne peut pas demeurer ainsi car tout dans la vie pousse vers l’expansion… (de la même façon qu’un enfant qui ne pourrait pas refuser de grandir.)

Maintenant, si nous sommes plus ouverts, et que nous nous sentons unis avec les êtres qui nous entourent, comment la souffrance tout autour de nous pourrait-elle ne pas nous toucher ? Car d’une certaine façon, du fait de cette sensibilité inhérente à cette ouverture de conscience, c’est aussi en nous qu’elle résonne.

Pourtant, dans cette ouverture, il y a une forme de bonheur qui reste présente au fond de soi, et cela quelques soient les aspects de la vie extérieure.

Il existe une citation qui nous dit ceci :

« Heureux sont ceux qui peuvent s’affliger sur la souffrance du monde, mais plus heureux encore sont ceux qui peuvent s’en affliger sans être affectés eux-mêmes. »

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 00:02

          

 « Ne vieillis pas !… Grandis !… »

Je ne connais pas l’auteur de cette citation mais je lui transmets toute ma gratitude car elle illustre à elle seule ce mouvement à l’intérieur de soi… Ce changement d’optique qui fait que même les situations négatives nous servent à grandir en conscience et à nous élever dans notre vie.

Plutôt que nous poser en tant que victime et d’accuser la situation extérieure quelle qu’elle soit, ce qui est une échappatoire facile, nous pouvons nous redresser sur cette base.

Les maîtres spirituels disent parfois que le monde extérieur n’existe pas, mais peut importe ce que l’on croit… Le plus important c’est de voir ce qui peut nous aider à nous ouvrir au monde, à la vie et nous rendre de plus en plus heureux.

Lorsqu’un surfeur voit une grosse vague arriver sur lui, deux possibilités s’offrent à lui : il baisse la tête et se laisse engloutir ou alors il accepte de la regarder, agit en conséquence et finalement passe par dessus.

Et c’est la vague qui aurait pu le submerger, qui finalement lui sert à s’élever…

En d’autres termes, les difficultés dans nos vies sont la matière qui nous est donnée pour grandir…

Lorsque nous sommes confrontés à une difficulté, un problème, il se peut que cette situation pénible soit la solution que la vie nous donne pour amener une expansion, une évolution, un élargissement de la conscience.

Je m’explique : Lorsqu’un furoncle apparaît sur notre corps, il est légitime de souhaiter qu’il disparaisse mais en même temps il peut être bon de comprendre sa raison d’être qui est l’élimination de toxines présentes en nous. Dans cette optique, sa présence est souhaitable jusqu’à ce que nous ayons éliminés ces impuretés. Dans ce sens, la prière ou la méditation, qui sont des moyens de réintégrer le flot de la vie, amènerait davantage son mûrissement rapide que sa disparition.

Dans ce sens, si nous ne comprenons pas les raisons qui maintient dans une situation difficile et que notre prière semble ne pas aboutir, c’est que peut-être la difficulté que nous traversons est salutaire et qu’elle est d’une certaine façon l’expression de la force de vie elle-même.

Est-ce à dire que la prière ne sert à rien ? Je pense au contraire qu’elle est très positive et qu’elle rend les choses moins pénibles à vivre et permet de passer en douceur des caps difficiles.

Il y a des gens qui se retrouvent à certains moments de leurs vies contraints à une immobilité ; cette contrainte qui apparaît comme un handicap se manifeste peut-être pour les amener à une plus grande intériorité. Le sens de la prière, dans ce cas, serait qu’ils prennent conscience de cette nécessité d’intériorisation afin que cet handicap ne soit plus nécessaire et ainsi, peut-être, disparaisse. 

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 00:03

 

 

La croyance que l’on adopte à un moment ou à un autre dans notre vie, véritable fuite permanente de la réalité, apparaît comme un mensonge que l’on s’inculque en soi ; ceci pour apaiser notre peur de l’inconnu ou bien pour répondre à notre aspiration à un monde merveilleux ou idéal.

Alors comment faire ? S’appuyer sur les faits ? Sur la science ? Peut-être… Mais…
Le monde (que l’on regarde) apparaît différent selon le point de vue de l’observateur de même qu’une montagne semble différente selon le versant que l’on regarde. Une ville vue d’avion ne donne pas ma même image selon que se trouve à 100 mètres ou à 2000 mètres d’altitude. Le monde apparaît différent selon que l’on soit un Albert Einstein ou un Victor Hugo, un honnête homme ou un délinquant ; en fait il varie en fonction du conditionnement de chacun.

Tout ce que je peux dire ici, n'a pas pour vocation de définir ce que sont les choses ou ce qu'est la réalité. Ces mots n'ont d'utilité que pour amener ou aider à se retrouver soi-même.

En fait la spiritualité n'est pas là pour définir ce que les choses sont mais pour nous permettre de trouver et d'exprimer ce que nous sommes ; au final, il est indifférent que nous ayons ou non le même point de vue. Cela ne me gêne pas si quelqu'un n'ai pas d'accord avec moi, je n'essaierai même pas de le convaincre.

Lorsque l'on cherche à convaincre l'autre que nous avons raison, que nous avons la vérité, souvent, c'est nous-même que nous cherchons à persuader ; à travers cette démarche, nous essayons ainsi de l'amener à conforter notre point de vue pour donner à celui-ci une plus grande assise en nous, et ainsi d'atténuer notre incertitude et notre peur (peur de l'incertitude).

Lorsque les choses sont ressenties avec une profonde assise en soi, nous n'avons pas besoin de l'agrément de l'autre. Si mille personnes nous disaient qu'il n'y a pas de soleil dans le ciel, qu'est-ce que ça pourrait bien nous faire???...
C'est uniquement par l'expérience directe que s'acquièrent les certitudes et convictions. Ce n'est pas qu'un processus intellectuel, c'est le même ressenti qu'un enfant peut avoir envers sa mère, il ressent son amour sa présence...
Etonnement, c'est lorsque l'on accepte cette incertitude que intuitivement, on sait, on sent...
Maintenant, si c'est l'incertitude qui domine en soi, c'est la sagesse! Seul celui qui porte des oeillères saurait dire "je sais!", car alors sa vision de la réalité est limitée, donc analysable.
La bhâgavad Gîta qui dit à peu près ceci:
 
« Celui qui dit qu’il connaît le Bhraman (terme indéfinissable qui pourrait se traduire par Dieu ou l'éternel), en réalité il ne le connaît pas! »

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:09

    

La voie spirituelle (yoga, recherches intérieures, relaxation….etc.) prépare ces différents aspects de nous même (que sont le corps, l’esprit, l’intellect…etc.) à la révélation de la source en soi (que l’on appelle généralement « l’éveil »). Elle peut apparaître comme étant complètement séparée de nous et être perçue comme la révélation de Dieu en soi. Mon intention n’est pas d’ouvrir la polémique à ce sujet (de savoir s’il s’agit de Dieu ou du niveau le plus profond de notre conscience ; chacun, à travers sa propre expérimentation peut ou pourra voir par lui-même) toujours est-il qu’il s’agit bien de la révélation de l’infini en soi…
En parler ainsi est assez restrictif « la source se révèle…etc. », les mots ne rendent pas justice à ce dont il s’agit car cette révélation amène vraiment des changements considérables dans la vie.
 
« "La Source" (voir lien) je dis la source mais je pourrais très bien dire, le Soi, l’Etre…etc. se révèle à nous (l’ego) et sur elle, nous (l’ego) n’avons aucun pouvoir ! » 
 
Nous n’avons aucun pouvoir sur elle, mais nous pouvons mettre en place les circonstances favorables à cette « révélation » en allant vers toujours davantage d’ouverture ; mais nous ne pouvons pas décider à quel moment elle se produira.
 
De la même manière que ce n’est qu’après un certain de gestation dans le ventre de sa mère que l’enfant vient au monde, indépendamment du souhait de la mère…
 
Tout comme un fruit tombe de l’arbre uniquement au moment où il est mûr…  
 
L’éveil ne se présente pas comme une destination que l’on atteint au bout d’une longue route, il arrive un moment où l’on réalise que tout au long du chemin nous étions déjà éveillés.
 
Comme une musique dont on prendrait tout à coup, conscience de la présence et conscience du fait qu’elle était déjà là avant cette prise de conscience…
 
Comme dans une salle de cinéma, devenus complètement identifiés aux personnages du film, nous réalisons tout à coup que nous sommes assis sur notre siège à regarder et que nous n’avons jamais été ailleurs…
 
J’ai entendu parler de certaines personnes qui auraient obtenu cet « état » sans avoir fait de démarche spirituelle ; c’est sûrement possible car finalement ce n’est rien d’autre que notre « Etre » qui se révèle, en d’autres termes, ce que nous sommes déjà avant même d’être éveillé mais dont nous n’avons pas conscience.
Il est même probable que certaines personnes, en dehors de tout cercle spirituel, vivent cet état sans même le savoir (tellement c’est simple et naturel). Pourtant, tous « les éveillés » que j’ai connus personnellement ne l’ont « obtenu » qu’après des années de démarches spirituelles.
 
Evidemment, nous ne pouvons pas enlever nos différents conditionnements, car si nous essayons de le faire, c’est inévitablement une manœuvre de l’ego en vue d’obtenir quelque chose. Dans cette situation, une entité illusoire (l’ego) essaie d’enlever un conditionnement tout aussi illusoire en vue d’obtenir ce qu’il considère (imagine) être l’éveil. Non seulement cette attitude est une perte de temps, mais en plus elle crée en nous une agitation qui épaissit ce qui nous voile la source, la conscience éveillée. Lorsque l’on se trouve dans un schéma comme celui là, ce qu’il est préférable de faire à mon avis, c’est de lui rester présent dans le silence, dans l’acceptation, l’ouverture avec cette « part » de nous qui veut enlever le conditionnement. Probablement, elle montrera alors ce qu’elle est (malaise, angoisse ou peur). L’ego n’a pas de pouvoir, tout ce qu’il à faire dans cette démarche c’est coopérer, c'est-à-dire de « trouver » la voie qui l’amène à l’ouverture, de trouver ce que la source ou l’âme attend de lui.
Une chose très importante, pour ceux que çà intéresserait, la compréhension intellectuelle de ce qu’est l’éveil, bien qu’utile, ne remplace pas le chemin qui y mène. Elle peut même devenir à un certain moment un obstacle, car sans arrêt on souhaite augmenter ce savoir en croyant que l’on est sur la voie alors qu’on y est plus. Le plus simple pour ceux qui seraient véritablement intéressés, c’est d’accepter d’être guidés.
           
Ce grand maître que fut Shankara nous disait à ce sujet que 3 choses sont difficiles à obtenir :
1- Avoir un corps humain,
2- Savoir que nous sommes asservis et que nous pouvons nous libérer,
3- Trouver un « maître » pour nous guider vers la réalisation spirituelle.
 
Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Vers une spiritualité laïque..
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:12

 

Sous nos pieds… la voie…

 

« Un archer sait que c’est en fonction de son habilité à viser qu’il atteindra ou non la cible… De la même façon, notre réussite et bonheur dans le monde dépendent de notre orientation ou état intérieur… »

« Suivre la voie vers l’ouverture est la norme, de même que grandir pour un enfant…

Grandir en soi en conscience, bonheur et réussite est la norme… »

Lorsque nous observons les lois de la nature, les lois de l’univers, nous voyons que les choses suivent un ordre bien précis. Que nous portions notre attention sur la croissance du fœtus dans le ventre d’une mère, le cycle des saisons ou même la manière dont notre œil s’habitue à la lumière ou à l’obscurité, nous ne pouvons qu’être émerveillé devant la perfection avec laquelle tout cela s’organise. De toute évidence ces mécanismes naturels concernent aussi bien notre physiologie que toutes les lois de la nature.

Pourtant, nous considérons souvent qu’ils n’ont sûrement aucun lien avec notre vie quotidienne, car nous nous ressentons comme séparés du monde. Cette considération, qui n’est basée que sur l’appréciation de la réalité par nos propres sens, consolide l’idée de la séparation et de cette façon la rend bien réelle dans notre vision.

Dans un autre paragraphe, j’ai parlé de la voie intellectuelle qui fait appel à l’honnêteté envers soi-même. Elle fait évidement partie des différentes approches pour l’ouverture et l’expansion et n’est pas, en ce sens, une voie à choisir parmi d’autres. En conclusion, je disais que finalement, avec le seul intellect, on ne peut pas savoir avec une certitude absolue ce qui est bon ou mauvais pour nous. Sur la base de cette logique, il se pose maintenant la question de savoir comment, pour chacun d’entre nous, nous pouvons déterminer où se trouve ce chemin qui nous amènera vers davantage de bonheur et de réussite dans la vie.

Et c’est peut-être cela le plus important :

Tous les hommes aspirent au bonheur, d’une façon ou d’une autre… même les petites satisfactions individuelles en sont une forme.

Lorsque la souffrance augmente dans nos vies c’est parfois que nous sommes sortis de notre "chemin de vie" ; un peu comme si, inconsidérément, nous mettions la main dans le feu et que la vie à travers la souffrance occasionnée par la brûlure nous disait :

« Tu es sorti de ton chemin ! »

Alors nous retirons la main pour échapper à cette douleur dont l’intensité diminue aussitôt après… Mais la main reste brûlée et un certain temps sera nécessaire pour qu’elle guérisse…

Où se situe ce chemin de vie ???

Dans la voie qui nous rend heureux, dans l’action qui nous est naturelle et spontanée… 

 

Mais la réalité nous montre plusieurs êtres, plusieurs choses différentes et parfois en suivant ce chemin qui nous apporte du bonheur, nous occasionnons une souffrance autour de nous…

Assurément, du fait de l’unité fondamentale de toute chose, si nous blessons quelqu’un c’est nous-même que nous blessons sans nous en rendre compte…

En réaction à cette blessure que nous croyons avoir reçu "d’un autre", nous pouvons vouloir nous venger et ainsi rentrer dans un processus qui entraîne des réactions en chaîne. Chacune de ces réactions voilent un peu plus notre esprit et le degré de clarté de notre conscience diminuant nous incite à accomplir des actions toujours plus perturbées…et celles-ci diminuent en conséquence notre lucidité…

La souffrance arrive alors à son paroxysme…

Le chemin de vie est celui qui amène le retour à soi, comme le moment où l’on retire la main du feu…, et l’on ressent en conséquence une diminution de la souffrance à ce moment là…  Il dénoue progressivement ce qui est faux en nous.

Il demande une intention sincère et une ouverture à des façons toujours nouvelles d’aborder la vie… Il est accessible à tous et ne requiert pas de capacités particulières.

Il ressemble à l’attitude d’un enfant qui s’ouvre à la vie et non pas à des positionnements compliqués…

 

Tout au long de ce chemin-là, vers l’éveil (vers la réalisation de soi) la souffrance diminue (ou le bonheur augmente, ce qui revient au même) c’est un indicateur…

De la même manière que si nous mettons la main dans le feu nous nous brûlons (souffrance) et nous nous détruisons (blessure) ; ce qui évidemment montre que ce n’est pas une chose à faire (ce n’est donc pas sur la voie.)

En ce sens, la souffrance est la conséquence de notre sortie de la voie…

Toute souffrance devrait nous interpeller et nous permettre de nous « repositionner » dans notre vie.

 

Comment, à partir de la vie qui est la notre aujourd’hui, faire en sorte d’aller toujours mieux au fil du temps qui passe ?

Car, ce mouvement ascendant vers un bonheur toujours plus grand peut-il nous mener à autre chose qu’à l’éveil, à l’ouverture à notre nature la plus profonde ?

Et même s’il ne nous mène pas là où nous pensions aller, que nous importe si nous sommes heureux !

« Quelle orientation donnons-nous à notre vie ? Que voulons-nous réellement ? » 

Il y a en premier lieu ce que nous impose la nécessité de l’instant, en d’autres termes si nous devons travailler pour assurer notre subsistance, il nous faut répondre à cette exigence… Mais il est toujours possible, quels que soient les impératifs de notre vie, de trouver la faille, la possibilité d’amener une expansion. Et même si ces modifications extérieures semblent minimes, elles traduisent au fond de nous un changement d’optique dans notre approche de vie. Et là, inévitablement, un mieux-vivre s’ensuivra car c’est en fonction de notre “état” intérieur que le monde extérieur réagit.

Sans aucun doute, suivre ce chemin-là demande une profonde détermination et celle-ci peut s’acquérir si l’on comprend réellement en notre for intérieur les bénéfices que l’on peut tirer d’une telle démarche.

Imaginons que nous sommes dans une forêt sur le flanc d’une montagne. En regardant vers le sommet, nous percevons la lumière qui filtre à travers les branches des arbres. Si notre regard se tourne vers le bas, toute chose nous apparaît plus sombre. Si nous souhaitons aller vers le haut, il suffit d’aller vers la lumière, vers le bonheur…

C’est une image…

Maintenant peut-on imaginer que nous soyons dans une forêt si profonde qu’aucune clarté ne serait perceptible ? En d’autres termes, que nous soyons perturbé à un tel point que même les impulsions de notre propre cœur ne seraient plus perceptibles.

À ce moment-là, il nous faudrait en premier lieu reconnaître cet état de chose, comprendre que nous allons mal ; mais aussi comprendre (réellement) que cette possibilité de libération (de remonter vers la lumière, vers le sommet) existe bel et bien. D’où la nécessité d’être honnête avec nous-même dans notre analyse. Pour que cette compréhension soit suffisamment intense pour engendrer une très forte aspiration à la l’éveil.

Ce désir de libération permet de passer outre des impératifs de l’ego (refus de reconnaître que l’on ne sait pas, refus d’écouter d’autres enseignements…) mais aussi amène la force de vie à nous répondre. Car cette forte aspiration à l’éveil est comme une prière dans notre cœur (même pour ceux qui sont athées, car à ce niveau, ce que l’on croie ou ne croie pas est sans importance, les croyances ne concernent que la partie superficielle de notre conscience.)

La réponse que nous donnera la vie à travers un enseignement ou un autre (celui qui résonnera en nous) est la porte de sortie qui va nous amener à nous élever suffisamment (haut sur la montagne) pour percevoir la lumière et ainsi nous passer de guidance extérieure.

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:16

 

 L’art permet d’exprimer ce qui il y a de plus élevé en nous et d’une certaine façon de poser un pont entre le matériel et le spirituel.

Tous les domaines artistiques demandent dans un premier temps un savoir, une expérience de la façon de procéder pour réussir une œuvre, que cela soit en dessin, peinture, musique ou même littérature. Mais il apparaît que dans un deuxième temps, c’est davantage la capacité du créateur à lâcher prise par rapport à son œuvre que le savoir faire lui-même qui est la base d’une création réussie ; c'est-à-dire d’une œuvre qui sera elle-même source d’inspiration pour celui qui la contemplera et lui permettra de retrouver ainsi une résonance avec ce qui est le plus profond en lui : la paix ou le bonheur.

On retrouve cette caractéristique dans la démarche spirituelle elle-même qui dans un premier temps demande une recherche intérieure, une introspection, un savoir que l’on confronte progressivement à notre expérience dans la vie pour le valider pour nous même comme étant authentique ou non. Tout cela associé à la prière ou la relaxation ou en tout cas un moyen qui permet de « rentrer en soi ».

Dans un deuxième temps, cette démarche intérieure demande en quelque sorte de lâcher le savoir, de lâcher l’acquis, pour que puisse s’exprimer ce qui est profond en soi ; et d’une certaine façon, ce qui a été une aide à un certain moment peut s’avérer être handicapant par la suite.

Mais peut-être n’y a-t-il pas véritablement deux temps… Et ces deux approches dont je parle peuvent être confondues et vécues simultanément ? C’est donc à chacun de voir … 

 

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:20

 

Lorsque l’on entend dire que le « non éveil » ou l’absence d’ouverture est dû à notre identification à l’ego, on pourrait être tenté de vouloir éradiquer cette identification ; ce qui n’est évidemment pas possible ; si nous voulons faire cela, c’est notre ego qui veut le faire.

Notre « conscience profonde » reconnaît toute chose (ego ou autre) comme étant elle-même ; il n’y a donc rien à supprimer pour elle.

Il n'y a pas nécessité de faire mourir quoi que ce soit en terme d'action à accomplir…

Au fur et à mesure de l'ouverture, certains aspects indésirables en nous “disparaissent”, il n’y a pas de doute à ce sujet, mais c’est un processus spontané… (Tout comme lorsqu’un enfant grandit, il perd progressivement les caractéristiques de l’enfance et devient un adulte, mais cela ne provoque pas nécessairement de souffrance car c’est une expansion, un accroissement de ce que nous sommes)

De la même façon que lorsque nous mangeons la digestion se met en action d'elle même sans que l'on est besoin de la provoquer. Si nous voulons faire mourir quelque chose en nous, c'est un peu comme si nous disions: “je vais accomplir l'action de la digestion !”

Je pense que je me suis fait comprendre, cette “mort à ce qui nous limite”est un mécanisme naturel qui est la conséquence de l'ouverture.

« Lorsque l’on essaye de se dévêtir des conditionnements, que trouvons-nous en dessous ? »

Dans cette question je retiens le mot « essaye » qui indique une action particulière.

Je ne crois pas que l’on doive essayer de se dévêtir, que cela soit une action bénéfique dans la voie spirituelle ; « essayer » est un essai de l’ego pour se libérer. Il interprète les conséquences de l’éveil et tente de les obtenir à sa manière dans sa propre logique à lui.

Croire que cet essai de l’ego est la voie spirituelle ou en fait partie est une erreur.

Il convient lorsque l’on souhaite suivre cette voie qui conduit à l’ouverture à soi de trouver les actions appropriées pour « réussir ».

De la même manière, lorsqu’un jardinier veut cultiver ses légumes, il doit connaître les actions appropriées pour avoir un bon résultat. Ce n’est pas lui qui les fait pousser mais la force de vie elle-même ; dans une vision limitée et ignorante de la culture il pourrait être tenté de faire n’importe quoi.

L’idée que j’essaie de dégager ici, c’est que dans cette voie, il n’est pas souhaitable d’essayer d’enlever les limites ni même de tenter de les dépasser.

Il me semble important de comprendre cela, ce jeu de l’ego qui veut dépasser les limites ne fait que le renforcer lui-même et ainsi maintenir l’enfermement.

Il peut aussi arriver que l’on dise « je veux dépasser les limites » de la même manière que le jardinier dirait « je fais pousser mes légumes » mais cela en toute connaissance des choses.

Si l’on se met dans l'optique que l'ego doit être contrôlé, on s’enferme...

 

Voici 2 textes qui traitent cet aspect:

Maître taoïste: Ni Hua-Ching (livre intitulé: Hua hu Ching, les enseignements inconnus de Lao Tseu aux Editions Dharma)

“L'ego est un singe qui se catapulte dans la jungle... Si vous l'effrayez c'est pour sa vie qu'il aura peur. Laissez ce singe aller, laissez les sens aller, laissez les désirs aller, laissez les conflits se dissiper, laissez les idées s'évanouir… tout simplement demeurez au centre et regardez…”

Mahasiddha : Saraha (livre intitulé: Les fleurs de Bouddhas de Pierre Crépon Ed. Spiritualité Vivantes)

“La conscience entravée, on est lié; la conscience sans obstruction, on est libre.

Pas le moindre doute à ce sujet...... Ami, regarde le chameau qui ne cesse de s'agiter s'il est attaché, et se couche si on le détache : ce paradoxe me frappe par son évidence. La pensée aussi instable que le vent, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature de l'esprit en lui-même, et d'elle-même la pensée s'apaisera. ”

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:23

 

Ceci est un essai, une approche, il est possible que ce qui est écrit ici ne corresponde pas au besoin de tous et même pourrait s’avérer dommageable pour les personnes qui n’auraient pas déjà une bonne stabilité intérieure (je pense en particulier aux personnes qui prennent des anxiolytiques dont l’objectif est « d’endormir » leurs souffrances intérieures.) La pratique qui suit a pour effet, dans un premier temps de faire remonter les malaises pour les voir, puis les accepter et finalement les dépasser. Il est possible que dans un premier temps le seul résultat que l’on arrive à obtenir dans cette démarche « c’est voir, ou sentir » (que l’on est en colère par exemple, ou que l’on est triste, que l’on ressent de la peur…etc.) C’est un pas en avant (l’ego coopère), l’acceptation réelle est dans le cœur (le centre), on ne peut donc la forcer en aucune manière.

Je ne souhaite pas inciter à une "chasse aux émotions" car je suis convaincu que la spiritualité se vit dans la simplicité.
Il ne s’agit évidement pas de se surveiller dans chaque instant de notre vie, mais de voir que la plupart du temps nous avons tendance à refouler nos émotions.

Il convient de se poser la question suivante :

« Qu’est qui me fait souffrir ? Ici, maintenant, quel est ce nœud que je ressens en moi ? »

La question peut aussi être :

« Qu’est ce que je ressens ? »

Puis… rester avec ce qui est là ! C’est tout !

La non acceptation de notre « ressenti » crée la division en nous.

Et cela, au-delà de tous les idéaux (spirituels ou autres).

Il n’est nul besoin d’aller chercher (intellectuellement) les souffrances, les nœuds ou l’émotion profondément enfouis en soi et que l’on ne perçoit pas ; il n’est pas non plus utile de l’analyser, de la décortiquer, ce qui serait une fuite de l’ego…

Il est suffisant d’accepter de s’ouvrir à celui (le nœud) qui est là, ici.

Il ne s’agit pas d’essayer de ressentir quelque chose mais plutôt d’accepter de ressentir ce qui était déjà là avant même que l’on se pose la question.

Uniquement l’accepter, être avec…

Ainsi s’établit l’ouverture mise en mouvement par la force de vie elle-même.

Si nous nous ouvrons au nœud (angoisse ou peur) qui est là il tend à se dissoudre. Comme un arbre qui pousse, les nœuds enfouis au fond de nous remonteront ensuite spontanément à la surface de notre conscience. Il n’est pas utile, ni même souhaitable de forcer le processus, il s’établit de manière spontanée dès que le « travail » d’acceptation commence, car la nature même de la vie est l’ouverture et l’expansion.  

Le fait que cette dynamique basée sur  « l’acceptation » ne demande pas d’effort est pour nous la garantie qu’elle est naturelle et que l’élargissement de conscience qui en sera la conséquence est sain et équilibré.

Il n’y a rien de compliqué dans ce qui est dit ci-dessus, l’attitude spontanée d’un enfant par exemple est l’acceptation et l’ouverture à ses propres émotions (il a envie de pleurer, il pleure…) à chacun évidement de voir comment tout ça lui parle et si cela peut s’intégrer sans vague et sans souffrance dans le quotidien.
 
Les méthodes qui apparaissent les plus simples sont souvent les plus puissantes. Celle qui est présentée ci-dessous amène l’impulsion pour le rétablissement de ce contact intime…

« Acceptation », ce mot peut évoquer la résignation, le fait de baisser la tête et c’est pourquoi il mérite à lui seul une explication ; ce mot, dans le contexte où je l’utilise désigne l’orientation vers l’ouverture. Cette acceptation n’empêche pas l’accomplissement d’actions nécessaires à notre vie ou à notre expansion ni même d’affirmer notre point de vue ; elle se situe au niveau du cœur, du ressenti…

Lorsque l’on accepte une personne dans sa maison, par exemple, c’est que l’on s’ouvre à elle et que l’on est prêt à faire sa connaissance.

« La voie commence avec ce qui est le plus proche de nous même…

Sous nos pieds… la voie… ici, maintenant… plus de mouvement…tout s’est arrêté… »

L’acceptation de ce que nous sommes, notre personnalité avec ses limitations (timidité, angoisse, tendance à la colère…etc.) a pour effet immédiat de nous amener à être plus proche de nous même et cela va bien sûr dans le sens de rétablir l’unité en soi.

« C’est dans l’acceptation de soi, à l’intérieur même de nos propres limites, que s’établit l’ouverture… »

Si nous n’avons pas une base stable, en d’autre termes si la « conscience profonde » n’est pas suffisamment révélée en nous, l’ego va probablement « solidifier » la structure en se disant « je suis triste ou je suis craintif…etc. » selon les cas et en faire une réalité figée.

Toutes ces émotions, peu importe leurs formes, sont comme des nuages qui traversent le ciel et ne peuvent en aucun cas affecter notre identité véritable. Mais l’ego a l’habitude de s’identifier à ce qui le traverse et de le solidifier plutôt que de se laisser traverser. 

Pour faire ce « travail », il est sûrement préférable que l’ego ne nous enferme pas complètement.

Lorsque nous refoulons de nos émotions, nous nous coupons de nous même. Il ne s'agit pas véritablement d'une technique qui est présentée ici, mais de voir comment nous nous divisons intérieurement et éventuellement d'accepter de revenir à notre état naturel qui est l'acceptation et l'ouverture à nos propres émotions. Quand une émotion s'élève en nous, du fait de nos conditionnements (depuis notre enfance, on nous enseigne: « “Ne pleure pas! N'aie pas peur ! Etc.” (Sous entendu) sinon tu n'es pas un homme! », nous avons tendance à la refouler.

 Peut-être, maintenant, lorsque nous voyons une émotion s'élever en nous, nous pouvons nous demander s'il nous est possible de nous ouvrir à elle, naturellement, spontanément et la vivre...

Je rajoute en complément d'information la remarque de "Sourire" que je trouve tout à fait pertinente :

" merci beaucoup! personnellement,je préfère le terme "accueil" à acceptation. durant longtemps j'ai "accepté" la situation et du coup, sous le prétexte de devoir accepter et bien je refoulais tout ce qui se passait en moi! ça a duré des années!!! Encore un danger!"
 

 voir le blog de "Sourire" en cliquant : ICI

 

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:23

 

La conscience fondamentalement libre ne peut pas être gagnée par une sorte de marchandage dans le mental, il n’a aucun pouvoir sur elle car elle est plus profonde que lui, elle est avant lui, elle est la base sur laquelle il s’exprime. La conscience libre ne peut pas être gagnée, car avant même que le mental ne commence à penser, elle est déjà là.

Par le fait de son expression, il se met à considérer à tort qu’il a une existence séparé d’elle, qu’il a un pouvoir de création, et là s’établit la séparation avec elle. Cette voie qui va vers l’ouverture à soi (et par conséquence vers l’expansion du bonheur dans notre vie) est agréable, le désir de la poursuivre est nourri par la croissance du bonheur que « sa mise en pratique » procure. 

Il n’y a donc pas lieu de faire d’effort dans le sens où nous l’entendons généralement.

L’idée de forcer quelque chose (pour s’ouvrir plus vite) trouve sa racine dans l’idée erronée qu’il y a un but à atteindre.

Notre conscience profonde est déjà libre, c’est elle qui dissout ce qui nous obstrue… 

Accepter de voir ce qui nous limite nous libère ; toutefois, c’est la conscience elle-même qui nous permet de voir, d’où l’importance d’avoir cette intention de libération et d’aller vers l’ouverture. Cette intention nous connecte, elle est une sorte de prière dans le cœur. Grâce à elle la connexion s’établit et les limites se dissolvent.

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:25

 Je remercie pour son accueil la communauté : Quête d'un monde meillleur...


Ce que l’on appelle "Maya" c’est l’illusion des limites, cette illusion qui nous fait percevoir la multiplicité là où, fondamentalement, il n’y a que l’unité.

« Les vagues sur l’océan, sont-elles autre chose que de l’eau ? »

À travers cette simple question, Saraha qui était un maître du Mahamudra (Bouddhisme), veut nous dire que toutes les expressions qui constituent l’univers, que ce soit notre esprit, notre corps ou tout ce que nous pouvons percevoir n’est rien d’autre que cette réalité fondamentale que l’on appelle parfois « Dieu » parfois « l’Etre » ou encore de bien d’autres façons. De la même manière que notre œil ne peut pas se voir lui-même car il est notre instrument de vision, cette réalité fondamentale est au-delà de notre champ de perception car c’est « Elle » qui regarde à travers nous ; « Elle » est notre essence la plus subtile.

Les vagues sur l’océan peuvent prendre des formes innombrables mais elles ne sont toujours que de l’eau. Dans cette optique l’eau est une réalité plus fondamentale que la vague.

H2O qui la formule chimique de l’eau peut prendre aussi plusieurs formes (glace, eau). Donc H2O est une réalité plus fondamentale que l’eau. Cette approche donne une idée de ce dont il s’agit.

Mais l’idée que le monde est une illusion peut se révéler dangereuse, elle peut amener certaines personnes à se détourner complètement de la vie matérielle jusqu’à empêcher toute évolution. Il ne faut pas oublier que l’illusion du monde ne se révèle que dans le regard des êtres réalisés spirituellement. A chacun donc de vivre avec sa propre vision et d’utiliser les moyens qui lui sont donnés pour élargir celle-ci.

 

Par Jean-Yves - Publié dans : Spiritualité laïque - Communauté : Quête d'un monde meilleur
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