Dimanche 17 février 2008
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06:42
Catégorie : Questions et réponses
Sur un forum la question suivante a été posée...
La question était :
« Peut-il être légitime de se suicider ?
Chaque homme est libre de décider ce qu'il veut faire de sa vie. Certainement.
Mais qui est-il celui qui décide ? Je veux dire peut-on considérer que celui qui décide de mettre fin à ses jours sous le coup d'une névrose ou d'un idéal religieux soit "l'homme véritable".
Certains de nos comportements sont la conséquence de nos conditionnements ou de l'éducation que nous avons reçue ; lesquels se surimposent à notre nature véritable.
Ils ne sont donc pas "Nous".
Est-il libre celui qui décide de se suicider sous l’influence d’un passé trop lourd ?... voilà ce que je veux dire...
Une autre question...
« De toute façon, si on considère que la vie est donnée par un être suprême, on se doit de considérer de la même façon que la mort est donnée par le même être suprême, c'est ce que je
pense, dans ce cas les suicidés sont manipulés par l'être suprême pour mettre fin à leur vie, de la même manière qu'un autre humain semble arriver en fin de parcours d'une manière naturelle et
non provoquée par lui même. »
Selon les textes religieux ou même la parole de maîtres spirituels, tout est Dieu dans le sens où il n'y a rien qui soit en dehors de Lui.
Mais ces propos sont tenus pour nous guider, pour nous aider à le trouver, Lui ; et pas pour nous donner des prétextes pour justifier des actions pour le moins "douteuses".
Tout réside dans l'interprétation que l'on fait de ces textes.
Ainsi Dans l'évangile selon Saint Jean (La Bible), il est dit : "Tout fut par Lui et rien ne fut sans
Lui." Il y a bien sûr une nuance entre ces deux demi phrases : "Tout fut par Lui" et "rien ne fut sans Lui". Cela veut dire, me semble-t-il, que certaines choses
proviennent de sa "dynamique" et d'autres non. Mais que celles qui ne viennent pas de Lui sont malgré tout en Lui. C'est-à-dire que s'il se retirait de ce monde, il ne resterait rien.
L'homme a le libre arbitre, il peut ainsi choisir l'orientation qu'il donne à sa vie et bien sûr assumer et vivre les conséquences qui en
découlent
"Dieu a fait l'homme à son image" (La Bible)
De mon point de vue, si quelqu'un demande "est-il légitime de se suicider?" c'est comme s'il demandait "est-il légitime de tuer mon voisin
?"
"Certaines religions désaprouvent le suicide et d’autres semblent l’encourager ?"
Il semble très improbable qu'il puisse y avoir un Dieu différent pour chaque religion, donc si leur message respectif semble différent cela est certainement dû à
l'interprétation des textes religieux ou peut-être encore à la necessité d'adapter le message à la compréhension des hommes de telle ou telle époque.
Par Jean-Yves
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Mercredi 18 février 2009
3
18
/02
/2009
11:39
Sans doute ce qui est l'énergie vitale, l'énergie "première" en soi. L'énergie qui soutient la vie, qui va dans le sens de la vie. Je dis "l'énergie" et non pas "une
énergie" car vraisemblablement, à ce stade là, elle est unique ; unique dans les sens où elle la première manifestation de la vie.
Avant même qu'il y ait une conscience individuelle, il y a ce niveau qui soutient la vie et qui est, en ce sens, totalement indépendant de ce que l'on croit ou ne croit pas, indépendant de nos
pensées ; indépendant donc, de ces différents plans qui procèdent de la conscience individuelle.
Ce qui est intérressant, bien entendu, c'est de voir comment nous pouvons rétablir le contact avec cette énergie enfouie en soi. A l'origine, au plus profond, elle est toute lumière et orientée
vers la vie. Puis, dans le processus où se crée une individualité, différentes déficiences apparaissent. La raison de cela est un peu mystérieuse mais il semble que la conscience, qui, à l'origine
est cnstituée de quiétude et de bonheur perd le souvenir de ce qu'elle est. Elle s'identifie à ses formes.
Ainsi le "Je" qui est fondamentalement libre de toute forme, peut très bien se projeter comme "Je" suis homosexuel (ou un hétérosexuel d'ailleurs). S'il souffre, il devient "Je" suis un homosexuel
qui souffre. Il peut aussi se sentir dévalorisé par cet état de fait et provoquer ainsi une identification supplémentaire. "Je" suis un homosexuel qu souffre et "Je" ne l'accepte pas. Ainsi
différentes strates d'identifications prennent forme. Ainsi, toutes ces identifications sont autant de voiles qui recouvrent la nature libre du "Soi", ce niveau où "le Ki" se manifeste.
Puis, ce niveau identifié comme "le je" entend parler de l'éveil et il se met en quête, en recherche. Mais à travers toute recherche, on ne peut trouver que ce qui est extérieur à soi... alors que
le "Je", le véritable "Je", le Soi est notre essence, notre nature essentiel.
Comment faire alors ??? pour retrouver, ou vivre ce que nous sommes sur ce plan essentiel...
Je crois qu'il n'y a que cette "descente" en soi, que l'on peut susciter avec la méditation, ou la prière (selon les affinités de chacun), ou même différentes statégies proposées par certains
enseignements qui permettent de rétablir ces connections avec ces couches profondes et enfouies de soi.
Par Jean-Yves
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Samedi 1 août 2009
6
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/2009
07:24
Je serais tenté de répondre...
Oui... et non…
Je crois que l’on peut dire que c’est « oui » à 100% et « non » aussi à 100% dans le sens qu’à travers le « oui » on exprime un certain niveau de la réalité (celle de l’ego qui se donne dans sa
totalité) et qu’à travers le « non » on exprime la réalité d’un autre niveau. (Celle du Soi, pour lequel toute idée de technique apparaît comme une aberration)
C'est-à-dire que lorsque le Soi se révèle, il porte, induit en lui-même, l’information qu’il est autosuffisant, que rien ne peut le corrompre, ni même le rendre meilleur et qu’en ce sens toute
idée de « voie spirituelle », de technique est une aberration. Pourtant, la plupart de ceux qui restent dans cette affirmation (qui est une évidence criante à ce stade) ont souvent des années ou
même des dizaines d’années de pratiques de toutes sortes derrière eux et l’on peut se demander, en toute légitimité, si sans celles-ci, le Soi se serait révélé…
Je commence par le « NON »
Non ! dans le sens où le pardon, le véritable pardon, celui qui vient du cœur est spontané. Il coule spontanément de soi lorsque l’on voit clairement la situation telle qu’elle est (la véritable
nature de celui qui nous agresse par exemple). Je ne veux pas dire par là que l’on doive faire un effort pour « voir » en écarquillant les yeux car « voir » aussi est naturel et spontané. Il
semble que tout réside dans la pureté de notre intention de voir (ou non) les choses dans leur entièreté, dans leur globalité. Il ne s’agit pas d’adhérer à l’image (la croyance) que les autres
peuvent nous inciter plus ou moins consciemment à adopter mais de rester dans une grande honnêteté avec soi-même et cela de façon à voir par soi-même. Sinon nous sommes alors en butte à des
croyances (même si elles sont vraisemblablement le reflet d’une réalité) qui occultent ce que nous sommes.
Je reviens sur la question : Voir l’autre tel qu’il est… avec sa souffrance et sa frustration qu’il exprime à travers sa colère qui nous heurte.
On peut se rappeler que si l’on perçoit l’autre avec une image ferme et définitive de ce qu’il est (du genre : « c’est un abruti et c’est tout !), par le simple fait que cette image qu’on a de
lui est figée, nous pouvons être certains que nous sommes dans une vision restreinte, une vision limitée et fausse, on ne le voit pas vraiment dans sa totalité.
En fait, si on le voit vraiment tel qu’il est… on l’aime… Quand je dis « on l’aime » je ne veux pas dire qu’on l’aime bien, non, il s’agit d’autre chose, c’est un amour débordant qui pousse en
soi, c’est la compassion… On pardonne…
Qu’y a-t-il dans cette perception de l’autre tel qu’il est ?? Il peut y avoir différentes choses… le fait qu’il se trouve sur son propre chemin de souffrance, qu’il ne nous a pas réellement
blessé mais au contraire qu’il a contribué à cette remise en question de notre façon de percevoir la réalité. Et que d’une certaine façon il a davantage besoin d’aide que d’autres choses. Mais
cela ne signifie pas que l’on approuve ce qu’il dit ou fait ni même que l’on est « gentil » avec lui… Il peut y avoir la nécessité d’une certaine fermeté.
Le « OUI » serait ainsi l’orientation que l’on donne à notre vie à travers nos choix et nos intentions. Toute la voie spirituelle… tout ce qui favorise l’ouverture et que visiblement tu appliques
maintenant : Être orienté vers ce qui soutient la vie, remise en question des certitudes et des schémas en soi, respect de l’autre, suivre le flot de son propre cœur…
Par Jean-Yves
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Lundi 24 août 2009
1
24
/08
/2009
11:17
Bonjour à tous...
Mon point de vue sur la question...
Ecouter son coeur ou son intuition peut aussi être une source d'erreur, de maladresse ou de souffrance. Car ce que nous appellons notre intuition ou notre "ressenti" peut être coloré par nos
impefections.
Il est vrai qu'intellectuellement on ne peut jamais être certains à coup sûr des conséquences de nos actions, car chacune d'entre elles a un effet qui lui-même crée une influence et ainsi de
suite...
"Ecouter son coeur" est une façon de susciter l'ouverture en soi, une façon de lui dire "parle moi".
Cependant, l'écoute de l'intuition (ou écouter son coeur) n'est une référence absolue que si l'on est réalisé sur le plan spirituel, c'est-à-dire si nous ne sommes plus enfermés par nos
schémas.
En d'autres termes si ce que nous appelons "notre intuition" nous incite à générer une souffrance autour de nous, ce n'est sûrement pas elle qui nous parle, mais l'un de nos schémas. Et en ce sens
l'intellect reste un outil très utile et même indispensable pour nous aider à déterminer ce qui est le mieux...
Pour résumer, je crois qu'il est toujours préférable d'écouter le coeur, mais cela ne veut pas dire qu'on doit le suivre aveuglément...
Amitié
Par Jean-Yves
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