Réflexions personnelles

Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /2008 09:15
Catégorie : réflexions personnelles

Le vent souffle sur la mer et soulève les vagues.
Je vois des gens qui se lèvent avec des petits drapeaux et qui nous disent:
« Ici est la vérité ! Venez avec nous ! Rejoignez-nous ! Il nous faut la défendre ! »
Mais le vent, invisible, continue à souffler…
Et ce vent-là, qui peut dire d’où il vient et où il va ? Et même, qui peut dire pourquoi il souffle ?


Commentaire posté par lilou et qui s'incrit à la suite...

Et si je suivais ce vent...
même si je ne le comprend pas...
n'est-il pas ce qui nous lie
au-delà de ce que chacun dit
de ce monde où il vit.


Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /2008 23:20


Il semble assez naturel de vouloir s’investir dans une action visant à convaincre les hommes de la nécessité de retrouver la paix intérieure afin que celle-ci se répande dans le monde.

Je vais essayer de faire comprendre mon point de vue à ce sujet mais je tiens à préciser que je ne condamne pas l’action ; je parle uniquement de la façon dont le processus « d’agir » se met en mouvement du fond de soi.

 

Ici, la question est, me semble-t-il :

Agissons-nous pour changer le monde (le rendre meilleur par exemple),

est-il souhaitable de mener des actions en vue de ramener la paix dans le monde ???

Evidemment, si l’on est convaincu que la première phrase de ce texte est vraie ou même par n’importe quel idéal, on serait tenté de répondre : « Oui ! »

Mais la question suivante m’apparaît comme étant :

« Ce type d’action où l’on est tendu vers un idéal quel qu’il soit ne nous amène-t-il pas à sacrifier notre paix intérieure pour amener la paix dans le monde, par exemple ??? »

Peu importe pourrait-on se dire… Vu l’état du monde il est temps de faire quelque chose… C’est bien sûr un raisonnement plein de bonne volonté…

Mais remettre en question ce processus de « déploiement de l’action en soi » me semble important pour que nos actions s’élèvent réellement à partir de la paix intérieure…. et non pas sur la base d’un idéal de paix… (d’une idée que nous faisons sur ce que le monde devrait être qui est en fait une « non acceptation » de la réalité présente)

Il semble que ce niveau de paix intérieur lui-même génère une sorte de dynamisme qui pousse vers l’action. Et que tout idéal, fut-il celui d’agir pour la paix, soit une sorte de surimposition à notre paix intérieure.

Bien sûr, peut-être on ne peut pas toujours savoir ce qui au fond de nous amène ce besoin d’action mais la question que l’on peut se poser est :

« Est-ce que je me fais violence pour faire ceci ou cela ??? »

« Ce besoin de changer le monde (par exemple) ne sacrifie-t-il pas ma propre paix intérieure ??? »

 

On retrouve, à travers différentes traditions, des textes qui se réfèrent à cette approche :

"Lorsque l’esprit n’a plus de but, c’est le mahamudra !"

Ou même à travers les mots du Christ :
"Mon joug est facile à porter et mon fardeau léger " 


Est-il préférable que nos actes ou notre comportement soit motivé par un idéal ou bien suivre notre aspiration intérieure...
Même si cet idéal peut être très élevé, comme de mener des actions en vue de ramener la paix, ou de convaincre les hommes de la nécessité de retrouver la paix intérieure afin que celle-ci se répande dans le monde.

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Religions en toute liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 18:24

Chers amis


Je dis « amis » car si vous lisez ces mots c’est que nous sommes en affinité.

Qui n’a jamais remarqué que l’action en accord avec ce que nous dicte notre cœur (ou notre conscience) suscite une joie profonde en soi ? Qui n’a jamais remarqué que cette action-là ouvre la porte du bonheur en soi ? Il ne s’agit pas de l’autre même si le service que l’on peut lui rendre présente certainement un intérêt pour lui… Il s’agit de la relation avec soi-même…

 

Prendre la résolution d’agir en accord avec ce que nous dicte notre conscience la plus intime tout en restant ouvert à un élargissement intérieur, ouvert à des idées nouvelles, à d’autres façons de fonctionner et de considérer le monde, qui amènent à un accroissement du bonheur et de la plénitude en soi, est sans le moyen qui peut permettre à l’humanité de grandir et de dépasser les épreuves.

 

Il n’est nul besoin de regarder d’un œil critique ce que les autres font ou ne font pas car c’est toujours en soi et par rapport à soi que notre vie se dirige…    

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Le Monde Spirituel
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 13:31
 

Bonjour


Je vous fais part, ici, de la façon dont les choses se libèrent en moi. Je ne sais pas si cela sera d’une quelconque utilité tant il est vrai que c’est à chacun de trouver ses propres repères, de s’assurer à travers sa propre expérience ou ressenti que ce qu’il entend comme venant d’un autre trouve un écho au fond de lui.

Mais je suis convaincu que ce qui est perçu comme vrai chez l’un peut trouver une résonance chez l’autre car si nous sommes tous différents, d’une certaine façon nous sommes aussi tous semblables.


Toujours plus près de soi, toujours plus près du cœur (centre) en soi…


Il semble que l’angoisse (ou la peur, ou le désagrément intérieur) que l’on souhaite apaiser est maintenu par le fait de cette part de soi qui souhaite se débarrasser d’elle.

Sans doute cette attitude qui est de vouloir s’apaiser (de revenir au calme) est-elle utile à certains moments et dans certaines conditions, mais pour celui qui veut dépasser complètement ses peurs ou angoisses elle est vouée à l’échec.

Car cette approche (ou attitude) présente l’inconvénient de maintenir une sorte d’aller retour en soi (du non calme vers le calme, de l’agitation vers la paix) et ainsi de perpétuer une conscience duelle (c'est-à-dire comme 2 êtres en soi, 2 parts de soi qui se reconnaissent comme différentes). Comme un arbre qui se diviserait en deux branches distinctes dont chacune oublierait le tronc commun.

Il est une vieille habitude pour chacun (et qui somme toute est bien naturelle) qui est de repousser ce qui nous est inconfortable, désagréable.

On parle en conséquence de la nécessité de « l’acceptation » ou de « l’accueil » (du ressenti de souffrance en soi)…

Mais l’acceptation (l’accueil en soi de ce qui est là), elle, est naturelle, spontanée.

En ce sens, il ne s’agit pas « d’essayer » d’accepter (cette souffrance, cette peur en soi… en fait ce nœud intérieur) mais plutôt de voir cette part de soi qui retient, qui la refuse. Cette part de soi qui nous dit (souvent d’une façon insidieuse et que nous ne percevons même pas) :

« Je ressens une souffrance, cela devrait être autrement ! »

Il y a ici une scission en soi. C'est-à-dire, d’un coté cette réalité de la souffrance perçue et de l’autre cette part de soi qui nous dit :

« Cela devrait être autrement ! » 

Ce qui fait qu’en conséquence, d’une façon insidieuse, de « UN », nous devenons « deux » et que l’énergie qui constitue cette souffrance ne peut être reconnue comme étant le Soi ; on pourrait dire qu’ainsi elle nous enferme, elle maintient un voile qui empêche la réalité apaisée du Soi d’être manifestée à notre perception.

En ce sens, il semble que « la démarche » intérieure ne se situe pas sur la souffrance elle-même (car celle-ci n’est rien d’autre que notre énergie la plus profonde qui prend une forme particulière) mais sur cette part de soi qui pense :

« Cela devrait être autrement ! »

Je poursuis un peu cette analyse…

De quoi est constituée cette pensée « Cela devrait être autrement ! » ??? Est-elle fondée ???

Elle peut provenir d’un idéal auquel on aspire. Elle peut trouver sa racine dans l’idée que nous ne sommes pas assez évolués et qu’en conséquence nous souhaitons aller plus vite sur ce « chemin » vers la réalisation de soi, ou l’épanouissement intérieur.

Il y a, à ce niveau, comme un « courant » en soi qui amène l’évolution (ou l’ouverture intérieure vers un « toujours plus de bonheur », « toujours plus de maturité », une harmonie dans notre vie toujours plus intégrée. Ce courant-là n’est pas le fait de la conscience individuelle ; il est la « force de vie » en soi. Tout comme la force qui amène un enfant (ou un arbre) à grandir sans qu’une intervention individuelle ne soit nécessaire.

Il semble que tout réside dans la capacité de perception en soi de la réalité telle qu’elle est, et que l’ouverture sur cette clarté demande une sorte de non adhésion à un schéma de croyance quel qu’il soit.

 

 

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Quête d'un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 18:08


Bonjour, voici ce que l'idée de "manipulateur" évoque en moi...

Le manipulateur est celui qui va venir nous dévier de l’impulsion première en soi, c'est-à-dire de notre aspiration primordiale, celle qui est la plus profonde. En d’autres termes si l’appel de la vie suscite en nous certains désirs ou aspirations (constructives et bienfaisantes car à mon sens, tout ce qui émane du plus profond de soi est bienfaisant), le manipulateur est celui qui nous incite à prendre d’autres directions ou à faire d’autres choix, et ceci afin de servir ses propres objectifs.

 

Un tableau qui apparaît assez sombre… Mais en y regardant de plus près… dans une vision plus large je veux dire…

Je crois que chaque courant dans le monde, qu’il soit clair ou obscur a sa raison d’être. Ainsi les forces négatives, le manipulateur dans ce contexte, dont le but est de nous dévier de l’aspiration de notre propre Soi, est aussi, pour celui qui s’éveille (qui prend ce chemin vers la réalisation spirituelle, intérieure) celui qui lui permet de se retrouver lui-même, qui lui permet de voir ce qu’il n’est pas, ce à quoi il n’aspire pas, de faire la différence entre ce qui est l’aspiration (la tendance) profonde au fond de lui et les courants qui viennent d’ailleurs.

 

C’est le jeu permanent entre les forces du bien et celles du mal où, dans une vision élargie, chacun prend sa place et satisfait le jeu de la vie.

 

Cette compréhension (ou perception) permet de ne pas subir le jeu du manipulateur…

De plus, ce recul (où l'on perçoit le jeu du manipulateur sans nécessairement essayer de le faire changer) permet de conserver la paix en soi car tant que l’on est révolté par une situation ou une autre, on ne peut vivre en paix ; cette révolte intérieure, cette non acceptation d’un pan de la réalité est comme un remous à la surface de notre esprit et qui viendrait le troubler.

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 09:06

Bonjour,

 

Je parle ici de cette illusion que l'on entretient comme un rêve dans notre vie , où l'on veut se faire croire que l'on est heureux alors qu'en réalité on souffre, alors là "Oui", la reconnaissance de "je souffre !" est préférable, et de loin, au leurre "je suis heureux !". Car par ce leurre nous nous entretenons un décalage entre ce que l'on vit réellement (la souffrance) et l'idéal "je suis heureux !" qui en fait est une fuite de la réalité de cette souffrance.

Sans doute sera-t-il plus difficile d'accepter de reconnaître "je souffre" ou "je suis triste" (en fait ce que l'on a vraiment en soi, ce que l'on ressent) car alors on se met plus proche de notre souffrance, on rentre en contact avec elle. Mais cette "reconnaissance" du réel nous reconnecte à nous même.

Et là, la souffrance peut être dépassée (ce n'est pas une action à accomplir, c'est la conséquence de l'acceptation, de l'ouverture en soi, car profondément en soi, il n'y a pas de souffrance ou de tristesse). Tout ce que l'on accepte totalement, tout ce à quoi on s'ouvre complètement ne nous enferme plus.

 

Par le simple fait que nous sommes vivant, l'illusion est ce que nous devrons quitter tôt ou tard tout comme on se réveille le matin et que se dissipe  l'illusion de nos rêves de la nuit. Donc, autant le faire maintenant et être authentique (ce qui veut dire simple et naturel, pas besoin de rentrer dans des prises de tête), honnête avec soi-même.

 

Tout dépend aussi de ce que l'on comprend par "illusion"… On entend parfois dire que le monde entier (tout ce qui est manifesté) est une illusion dans le sens où toute chose est l'expression de "l'énergie première" de "l'Être" de ce qui est "plus subtil que le plus subtil"…etc. ; c'est certainement vrai mais cette considération sur le monde, outre le fait qu'elle peut être une incitation à une inertie néfaste (tout est illusion donc : on ne remet rien en question, on ne médite pas etc.) n'a pas réellement d'utilité pratique.

Ainsi "savoir" que le soleil est une illusion ne nous dit pas comment nous protéger des coups de soleil…

Amitié

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 20:09
Bonjour

Voici un essai sur les croyances...

La notion de "croyance" induit la notion de doute ; notre doute ou bien celui des autres. Ainsi il ne viendrait à personne l'idée de dire :

"Je crois au (en la réalité du) Soleil !" car il s'agit d'une réalité effective reconnue par tous.

Maintenant, si l'on dit :

"Je crois en Dieu !" on sous-entend : soit que l'on n'a pas une certitude absolue à ce sujet, soit que celui à qui l'on s'adresse ne partage peut-être pas notre point de vue. Mais dans ce deuxième cas l'affirmation "Je crois en Dieu !" peut aussi être entendue dans le sens :

"J'ai la foi en Dieu !" et peut être interprétée dans le sens :

"Je n'ai pas de doute à ce sujet car il s'agit d'une réalité que je vis et expérimente avec autant de certitude que la présence du Soleil dans le ciel !"

 

Maintenant, même si l'on considère pour soi-même : "J'ai la foi en Dieu !", cela peut aussi lié à une image en soi (une croyance) inculquée (souvent depuis l'enfance) et qui, donne et maintient ainsi "l'image" (l'idée) de Dieu avec une telle force qu'elle apparaît indéniable.

Ce qui, à mon avis, peut permettre de voir si l'on est enfermé dans une telle croyance, c'est que dans ce cas on a envie de convaincre les autres.

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Sur les sciences humaines
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 20:12

Bonjour...

Je remercie pour son accueil "la communauté des gens heureux"

"Peux-t-on apprendre à pardonner ??? Voici ce que cette question m'inspire...

Oui... et non…


Je crois que l’on peut dire que c’est « oui » à 100% et « non » aussi à 100% dans le sens qu’à travers le « oui » on exprime un certain niveau de la réalité (celle de l’ego qui se donne dans sa totalité) et qu’à travers le « non » on exprime la réalité d’un autre niveau. (Celle du Soi, pour lequel toute idée de technique apparaît comme une aberration)

C'est-à-dire que lorsque le Soi se révèle, il porte, induit en lui-même, l’information qu’il est autosuffisant, que rien ne peut le corrompre, ni même le rendre meilleur et qu’en ce sens toute idée de « voie spirituelle », de technique est une aberration. Pourtant, la plupart de ceux qui restent dans cette affirmation (qui est une évidence criante à ce stade) ont souvent derrière eux des années ou même des dizaines d’années de pratiques de toutes sortes derrière eux et l’on peut se demander si sans celles-ci, le Soi se serait révélé…     

 

Je commence par le « NON »

Non ! dans le sens où le pardon, le véritable pardon, celui qui vient du cœur est spontané. Il coule spontanément de soi lorsque l’on voit clairement la situation telle qu’elle est (la véritable nature de celui qui nous agresse par exemple). Je ne veux pas dire par là que l’on doive faire un effort pour « voir » en écarquillant les yeux car « voir » aussi est naturel et spontané. Il semble que tout réside dans la pureté de notre intention de voir (ou non) les choses dans leur entièreté, dans leur globalité. Il ne s’agit pas d’adhérer à l’image (la croyance) que les autres peuvent nous inciter plus ou moins consciemment à adopter mais de rester dans une grande honnêteté avec soi-même et cela de façon à voir par soi-même. Sinon nous sommes alors en butte à des croyances (même si elles sont vraisemblablement le reflet d’une réalité) qui occultent ce que nous sommes. 

Je reviens sur la question : Voir l’autre tel qu’il est… avec sa souffrance et sa frustration qu’il exprime à travers sa colère qui nous heurte.

On peut se rappeler que si l’on perçoit l’autre avec une image ferme et définitive de ce qu’il est (du genre : « c’est un abruti et c’est tout !), par le simple fait que cette image qu’on a de lui est figée, nous pouvons être certains que nous sommes dans une vision restreinte, une vision limitée et fausse, on ne le voit pas vraiment dans sa totalité.

En fait, si on le voit vraiment tel qu’il est… on l’aime… Quand je dis « on l’aime » je ne veux pas dire qu’on l’aime bien, non, il s’agit d’autre chose, c’est un amour débordant qui pousse en soi, c’est la compassion… On pardonne…

Qu’y a-t-il dans cette perception de l’autre tel qu’il est ?? Il peut y avoir différentes choses… le fait qu’il se trouve sur son propre chemin de souffrance, qu’il ne nous a pas réellement blessé mais au contraire qu’il a contribué à cette remise en question de notre façon de percevoir la réalité. Et que d’une certaine façon il a davantage besoin d’aide que d’autres choses. Mais cela ne signifie pas que l’on approuve ce qu’il dit ou fait ni même que l’on est « gentil » avec lui… Il peut y avoir la nécessité d’une certaine fermeté.

 

Le « OUI » serait ainsi l’orientation que l’on donne à notre vie à travers nos choix et nos intentions. Toute le voie spirituelle… tout ce qui favorise l’ouverture et que visiblement tu appliques maintenant : Être orienté vers ce qui soutient la vie, remise en question des certitudes et des schémas en soi, respect de l’autre, suivre le flot de son propre cœur…

Maintenant, c’est vrai qu’il existe des techniques plus spécifiques pour éveiller la compassion en soi, je pense en particulier (n’étant pas bouddhiste) aux yogas sutras de Patanjali. 

Amitié            

Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Communauté des gens heureux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 00:09

Bonjour...

La voie commence là où nous sommes. C'est justement d'être là où nous sommes et pas ailleurs qui permet cette transformation. Là où nous sommes et tel que nous sommes avec les imperfections qui nous sont propres. Et si, à cet endroit là, nous réalisons toute l'étendue de ce que nous ignorons sur la vie, de ce que nous ne connaissons pas, eh bien c'est déjà énorme… Car considérer que l'on sait ceci ou cela, considérer que l'on sait nous laisse plein de quelque chose qui nous empêche de recevoir du fond de soi une richesse qui en permanence s'écoule…

Car ce qui est vrai ou ce qui est faux sur les choses de la vie n'est pas statique ou définitivement établi, et en ce sens ne peut pas être contenu dans une mémoire, aussi grande puisse-t-elle être…

Et c'est dans cette ignorance-là face à l'étendue de ce qu'est la réalité, dans et par la reconnaissance de cette ignorance, que, Ce qui dépasse notre structure individuelle peut nous souffler ce que sont les choses instant après instant.

Et s'il reste en soi le moindre parti pris qui affirme "c'est blanc" ou qui dit que "c'est noir", qui dit que c'est vrai ou qui dit que c'est faux, alors le souffle en soi est recouvert, voilé, par notre propre bruit. Et avec lui sont voilés la paix et la joie inhérente à notre Être.

Amité
Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Connaissance de soi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 00:12

Bonsoir à tous, je laisse libre cours à ce que je perçois ou ressens à ce sujet...

Il y a, selon toute vraisemblance, un stade dans l'évolution de tout être humain où il ne peut plus être heureux sans rétablir le lien avec sa propre source, sa propre fibre… à ce stade-là, à ce moment-là, tout ce qu'il peut connaître dans la vie lui apparaît alors "sans saveur".
Il est alors comme un arbre qui aurait perdu le contact avec ses propres racines et qui devrait le rétablir de toute urgence sous peine de dépérir.

Toutefois, cette simple aspiration à l'éveil met en mouvement certaines forces qui certes vont œuvrer à la réalisation de notre désir mais en conséquence déstabiliser les plans superficiels de soi, sièges de nos identifications. D'une manière plus explicite, par la simple impulsion générée par notre désir, l'équilibre profond en soi va tendre à ré émerger et ainsi déstabiliser la structure superficielle de soi qui ne lui correspond pas.
Ce qui veut dire, pour être plus simple, que l'on peut être amener à traverser des périodes difficiles… Les fameuses traversées du désert qui sont bien connues dans les différents enseignements spirituels. L'histoire de Moïse par exemple ou encore de Jésus qui partit au désert…

Il n'y a donc rien de vraiment nouveau en cela, et l'expression "chaque bougie crée une ombre" ou "chaque source de lumière crée une ombre" est une autre façon d'exprimer cette idée.

Ainsi, le plan superficiel de notre être est déstabilisé et ceci est salvateur dans le sens où cela survient pour préparer la mise en place d'un équilibre qui sera davantage en accord avec ce qui est profond en soi.
[Ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'il faut absolument descendre au plus bas pour pouvoir remonter, je crois que chacun a le choix à tout moment de redonner à sa vie une autre orientation…]

La question ici pourrait être : "Que faire durant ces moments difficiles ?"
Rien de particulier, laisser passer… Dans ce "rien de particulier", c'est un peu l'attitude qu'aurait un jeune enfant qui est évoquée, c'est-à-dire que lorsqu'un enfant a peur, il vit "j'ai peur", il n'y a rien de compliqué en cela, c'est uniquement vivre ce qui est là en soi ; l'authenticité…

Reconnaître ces perturbations pour ce qu'elles sont : des perturbations en soi.
[C'est-à-dire que si on leur donne un justificatif, par exemple : "je ne suis pas perturbé, c'est le monde qui est pourri" ou même "je suis perturbé parce que le monde est pourri" ou parce que ceci ou cela, on leur donne une légitimité et ainsi on les consolide dans notre croyance, on leur donne corps.]
Ici, point très important, se trouve l'une des fermetures courantes de l'ego qui refuse d'accepter de voir, de reconnaître. Car par cette reconnaissance en soi, cette acceptation du trouble ou de la névrose, il doit accepter de reconnaître son imperfection et son insuffisance. Et rien ne lui semble plus cher, plus important, que l'image qu'il a de lui ; c'est-à-dire, pour être plus explicite que nous pouvons être tentés de ne pas voir notre imperfection pour préserver l'image que nous avons de nous-même.

Ce qui permettra qu'elles soient dépassées rapidement (les perturbations), c'est sans doute de les accepter sans essayer de les retenir… Mais il n'est pas non plus souhaitable de s'appesantir sur notre propre sort.
Les accepter telles qu'elles sont… en parler… les écrire, les déposer sur le papier… Pas forcément pour trouver un remède, une solution, mais parce que le simple fait d'en parler, de les confier permet que s'établisse un recul en soi, une distance avec…
Cela demande beaucoup de courage, il est plus facile, par exemple, d'éluder un sentiment de solitude derrière un rire ou de l'agitation que de reconnaître "je me sens seul"… Pourtant cette reconnaissance annihile le sentiment de solitude… Il se peut que ce ne soit pas immédiat mais…


Ce développement, bien que correct à mon sens, me laisse quelque peu insatisfait, car il donne l'impression que l'acceptation serait le remède absolu... Le fait est que l'acceptation des perturbations (de ce qui est là) nous laisse quand même "en contact" avec elles. En ce sens l'acceptation ne saurait être à elle seule le remède, la clé, de la libération.
Elle est en quelque sorte "notre mouvement vers…" mais la libération, elle, est "ce mouvement" (qui n'est pas de notre ressort), cette conscience qui descend vers soi et qui nous dit sans nous laisser la moindre trace de doute : "Tu es libre et tu l'as toujours été, et toute ces perturbations sont dissoutes en l'instant par le simple fait de mon regard !"

Bien à vous tous...
Par Jean-Yves - Publié dans : Réflexions personnelles - Communauté : Spiritualité laïque
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Pages

Présentation

Spiri. Laïque

Vers une spiritualité laïque... 


Introduction...


Sommes-nous certains de savoir ce qu'est la réalité ???

Pourquoi notre attitude dans notre relation avec le monde est-elle vouée à l'échec ???

Premiers pas vers l'ouverture...

Qu'est-ce que la spiritualité ???


Une source en nous??? Qu'est-ce que c'est???


La source, fondement de l'action juste...


Rétablir le "lien" avec la source...


Actions et réactions (Karma)

Croire en Dieu ???

L'importance de l'authenticité...

Ne pas faire ce que nous ressentons être mal est essentiel 

La vérité peut-elle être blessante???

L'acceptation des désirs...


Ouverture intérieure et capacité à recevoir...


Réalisation spontanée des désirs... 


Entraide sur la voie...
  

L'autre qui nous gêne...


La voie intellectuelle...

 
Deuxième pas vers l'ouverture...

 
Pour la paix...


La vie spirituelle, c'est la vie elle-même...


La maya ou la grande illusion...


Influence mutuelle des individus...


Ouverture intérieure et notion d'effort en vue de l'éveil...


Les croyances...


Bonheur, soufrance et voie d'évolution...
 

Bonheur et souffrances...

Chagrins d'amour ???

La spiritualité à travers les arts...


Dépasser les névroses...
 


Voies spirituelles, une grande méprise...


 
L'éveil...


Les situations négatives...


Bonheur et lucidité...


Le pouvoir créateur de la conscience


Laïcité et spiritualité


Dépasser les peurs
 

Destinée inéluctable ou libre arbitre??? 

L'autre, reflet de ce que nous "sommes"... 

Compatibilité entre vie spirituelle (éveil) et développement personnel... 

Vivre au présent ???

"Dhama" ou "Devoir naturel"....



L'éveil... et ensuite ???

 
L'éveil et la continuité du chemin, un paradoxe... 

Un piège qui accompagne l'éveil...
 
"Être au service..."


Bonté fondamentale et non-agir...


Ouverture intérieure ou "vêtement spirituel", un choix...
 
 
Eveil authentique... ou conceptuel???
 
 
Le vide sous les pieds...
 

Témoins d'éveil... 





Conscience et anciennes traditions...


Introduction


Christianisme : Commentaire de l
'évangile selon Saint Jean


Et l
a lumière brille dans les ténèbres...


Sur la génèse
 


Tierno Bokar, maître soufi...


La Bhagavad Gita et la Bible, une similitude 

Le Tao Te King- Commentaire du chapitre 10 

Le Tao Te King- Commentaires du début du chapitre II

Le Tao Te King- Commentaires du début des chapitres XV et LXX 

Le Tao Te King- Commentaires du Verset XX

Le chant royal de Saraha (Versets 1 à 6)


Tu aimeras l'étenel ton Dieu de tout ton coeur
de toute ton âme...

"Aimer ses ennemis ???"

"Heureux sont les simples d'esprit...."

La Genèse, le bien et le mal...

La Genèse, la femme et a chute ???

"On ne voit bien qu'avec le coeur" ou "La Genèse et la chute"

L'invincibilité ???


Problèmes de socièté... Une approche...

Introduction

De la division à l'unité... dans l'intégration du monde actuel.


La voie spirituelle (ou voie de la connaissance de soi), source de paix dans le monde...


Le chomage...


Un mur en Israël...

Le Dalaï Lama reçu par Georges Bush ???



Questions et réponses...


Peut-il être légitime de se suicider ??? 

 
Qu'est-ce que le KI ??? 

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés