Le manipulateur est celui qui va venir nous dévier de l’impulsion première en soi, c'est-à-dire de notre aspiration primordiale, celle qui est la plus profonde. En d’autres termes si l’appel de la vie suscite en nous certains désirs ou aspirations (constructives et bienfaisantes car à mon sens, tout ce qui émane du plus profond de soi est bienfaisant), le manipulateur est celui qui nous incite à prendre d’autres directions ou à faire d’autres choix, et ceci afin de servir ses propres objectifs.
Un tableau qui apparaît assez sombre… Mais en y regardant de plus près… dans une vision plus large je veux dire…
Je crois que chaque courant dans le monde, qu’il soit clair ou obscur a sa raison d’être. Ainsi les forces négatives, le manipulateur dans ce contexte, dont le but est de nous dévier de l’aspiration de notre propre Soi, est aussi, pour celui qui s’éveille (qui prend ce chemin vers la réalisation spirituelle, intérieure) celui qui lui permet de se retrouver lui-même, qui lui permet de voir ce qu’il n’est pas, ce à quoi il n’aspire pas, de faire la différence entre ce qui est l’aspiration (la tendance) profonde au fond de lui et les courants qui viennent d’ailleurs.
C’est le jeu permanent entre les forces du bien et celles du mal où, dans une vision élargie, chacun prend sa place et satisfait le jeu de la vie.
Cette compréhension (ou perception) permet de neutraliser l’attitude de révolte que l’on peut ressentir et en conséquence adopter envers les forces du mal (ou ici manipulateurs), et ceci sans pour autant subir leurs jeux.
C'est-à-dire de connaître et de vivre la paix car tant que l’on est révolté par une situation ou une autre, on ne peut vivre en paix ; cette révolte intérieure, cette non acceptation d’un pan de la réalité est comme un remous à la surface de notre esprit et qui viendrait le troubler.

Amitié

Bonjour à tous

Voici un sujet de réflexion, un texte que j'ai écrit il y a une semaine environ :

"Dharma" : un terme sanscrit qui dans ma compréhension signifie : « devoir » ou plutôt « devoir naturel ».
L’ensemble des nécessités ou des actions qui s’imposent à nous et qui vont dans le sens de l’épanouissement de la vie.
On reconnaît le dharma par le fait qu’il est « l’action naturelle » et qu’en ce sens son accomplissement ne demande pas d’effort particulier… Et cette action naturelle, qui est la réponse ou la continuité du flot de l’intelligence la plus profonde en soi va satisfaire de la façon la complète le but le plus élevé de notre vie… Et en même temps satisfaire l’intérêt de ceux qui nous entourent, car bien entendu, il n’y a pas de division entre le monde et chacun de nous. [Je ne parle pas ici de « l’intelligence » dans le sens commun, mais de l’intelligence de la vie]

Mais ce n’est peut-être pas aussi simple que ça.
Par exemple, pour une mère le dharma consiste entre autre à s’occuper de son enfant, d’en prendre soin, de le nourrir, de l’éduquer…etc. C’est une action que dans la plupart des cas elle accomplit spontanément et qui la nourrit elle-même, c'est-à-dire qu’elle lui apporte du bonheur, la remplit de bonheur.
Mais il se peut, dans certaines situations, qu’une mère n’ait plus l’envie ou le désir de s’occuper de son enfant. Il peut y avoir à cela différentes raisons, mais celles-ci peuvent se résumer d’une façon toute simple : Il y a une souffrance en elle, il y a une rupture dans le flot de cette intelligence qui soutient la vie. Ici le dharma ne sera donc pas l’action spontanée pour elle, elle devra se conformer à ce que le bon sens lui demande.
Je veux dire par là que même si l’accomplissement du dharma est « l’action naturelle », c'est-à-dire celle qui nous vient spontanément, il se peut aussi qu’il demande un effort.

Ci-dessous un lien vers un texte du docteur Deepak Chopra :

http://www.quebexport.com/terrenouvelle/Lois/7Dharma.htm

Amitié
Bonsoir

Voici un lien vers la biographie de Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido.
Aikido qui signifie :
Aï : harmonie - Ki : énergie - Do : voie.
Ce qui pourrait se traduire par :
Voie de l'harmonie avec les lois de la nature et avec tous les êtres.

Très intéressant... Morihei Ueshiba montre une profonde réalisation spirituelle...

http://www.onsei-do.com/morihei_ueshiba.html

Bonjour à tous

L’idée de l’invincibilité semble suggérer que nous pourrions nous recouvrir d’une armure si épaisse et si blindée qu’aucune arme, qu’aucune influence négative ne pourrait nous atteindre…
Mais une armure, un blindage, aussi épais soit-il n’est jamais la garantie d’une sécurité totale. Non. L’invincibilité, si elle est possible, serait donc ailleurs…

Je m’efface devant le maître soufi Tierno Bokar qui nous fait part sa compréhension à ce sujet à travers la parabole des oiseaux blancs et des oiseaux noirs :




Ci-dessous, un copier coller à partir du lien suivant :
http://www.science-et-magie.com/archives02num/sm57/5700bokar.htm


Parabole des oiseaux blancs et des oiseaux noirs :


«Non seulement, Tierno Bokar s'abstenait de juger autrui, mais encore il essayait de nous faire comprendre qu'une bonne pensée est toujours préférable à une mauvaise, même lorsqu'il s'agit de ceux que nous considérons comme nos ennemis. Il n'était pas toujours facile de nous convaincre, comme le montre l'anecdote suivante où il fut amené à nous parler des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.


«Ce jour-là, Tierno avait commenté ce verset : "Celui qui a fait le poids d'un atome de bien le verra ; celui qui a fait le poids d'un atome de mal, le verra" (Coran XC, 7 et 8).»

Comme nous le questionnions sur les bonnes actions, il nous dit :


- La bonne action la plus profitable est celle qui consiste à prier pour ses ennemis.

- Comment ! m'étonnai-je. Généralement, les gens ont tendance à maudire leurs ennemis plutôt qu'à les bénir. Est-ce que cela ne nous ferait pas paraître un peu stupide que de prier pour nos ennemis ?

- Peut-être, répondit Tierno, mais seulement aux yeux de ceux qui n'ont pas compris. Les hommes ont, certes, le droit de maudire leurs ennemis, mais ils se font beaucoup plus de tort à eux-mêmes en les maudissant qu'en les bénissant.

- Je ne comprends pas, repris-je. Si un homme maudit son ennemi et si sa malédiction porte, elle peut détruire son ennemi. Cela ne devrait-il pas plutôt le mettre à l'aise ?

- En apparence, peut-être, répondit Tierno, mais ce n'est alors qu'une satisfaction de l'âme égoïste, donc une satisfaction d'un niveau inférieur, matériel.

Du point de vue occulte, c'est le fait de bénir son ennemi qui est le plus profitable. Même si l'on passe pour un imbécile aux yeux des ignorants, on montre par là, en réalité, sa maturité spirituelle et le degré de sa sagesse.»

- Pourquoi ? lui demandai-je. C'est alors que Tierno, pour m'aider à comprendre, parla des oiseaux blancs et des oiseaux noirs.

- Les hommes, dit-il, sont les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face.

Chaque mur est percé d'une multitude de petits trous où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles.

Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles. Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d'oiseaux blancs et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d'oiseaux noirs.


Youssouf et Ali

- Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l'un de l'autre. Appelons-les Youssouf et Ali.

Un jour, Youssouf, persuadé que Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée.

Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau noir s'envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme.

Si, de son côté, Ali n'a pas envoyé d'oiseau noir vers Youssouf, c'est-à-dire s'il n'a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide.

Ne trouvant pas où se loger, l'oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son nid d'origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et détruire Youssouf lui-même.

Mais imaginons qu'Ali a, lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l'oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d'y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction.

Pendant ce temps, l'oiseau noir d'Ali volera vers Youssouf et viendra loger dans le trou libéré par l'oiseau noir de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l'homme auquel ils étaient destinés.

Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à son nid d'origine car, est-il dit:

Toute chose retourne à sa source

«Le mal dont ils étaient chargés n'étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.

L'auteur d'une mauvaise pensée, d'un mauvais souhait, d'une malédiction est donc atteint à la fois par l'oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir lorsque celui-ci revient vers lui.

La même chose se produit avec les oiseaux blancs. Si nous n'émettons que de bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne trouveront pas de place où loger chez nous et retourneront à leur expéditeur.

Quant aux oiseaux blancs porteurs de bonnes pensées que nous lui aurons envoyés, s'ils ne trouvent aucune place libre chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l'énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.

Ainsi, si nous n'émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourront jamais nous atteindre dans notre être.

C'est pourquoi il faut toujours bénir et ses amis et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour y accomplir sa mission d'apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l'autre, avec tout le bien dont elle était chargée.»
 
C'est ce que les soufis appellent l'égoïsme souhaitable. C'est l'Amour de Soi valable, lié au respect de soi-même et de son prochain parce que tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d'une parcelle de la Lumière divine. C'est pourquoi les soufis, conformément à l'enseignement du Prophète, ne veulent souiller ni leur bouche, ni leur être par de mauvaises paroles ou de mauvaises pensées, même par des critiques apparemment bénignes.»




Ainsi, ce serait donc nos propres malveillances ou pensées négatives que nous entretenons envers autrui qui constitueraient notre faille…

Et ainsi ce serait notre propre intégrité qui constituerait  le meilleur garant de la sécurité dans notre vie...  


Amitié


Le livre de la Genèse représente de mon point de vue la description, d’une façon imagée, du processus de création et de déploiement de la conscience, notre conscience. Il ne s’agit donc pas tellement de parler d’un texte ancien mais de la réalité de chaque instant. A savoir comment le « SOI », (notre conscience intime) qui est par nature totalement libre, nous donne l’impression que nous sommes enfermés… Comment une nature de bonheur peut au final se traduire par de la souffrance…

Ce passage, cette transition, qui va du « SOI » vers le « soi » est représentée dans La Genèse par ce que nous appelons : « La chute », ce qui d’un point de vue religieux est la séparation que nous instaurons entre Dieu et nous-même. D’une façon plus générale, elle est notre propre division intérieure.

Mais il n’y a vraisemblablement rien de négatif en cela car, à travers « la chute », ce n’est sans doute rien d’autre que le processus de création qui se met « en mouvement ».

 

Lorsque Adam et Eve eurent mangé le fruit de l'arbre (de la connaissance du bien et du mal), leurs yeux s’ouvrirent et ils virent le bien et le mal. Ils accordèrent de ce fait crédit à leurs propres perceptions et ainsi furent « enfermés » par elles.

On pourrait considérer que par le fait d’ouvrir les yeux ils deviennent lucides et conscients de la réalité sous son aspect le plus holistique.

Mais il n’en est rien, « ouvrir les yeux » et « voir » implique la présence de l’observateur et de l’objet observé, ce qui est inévitablement une « division » en soi.

Une idée que d’ailleurs nous suggère Saint Exupéry dans son livre « Le petit Prince » par la phrase :

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ! ».

 


Sans doute ce qui est l'énergie vitale, l'énergie "première" en soi. L'énergie qui soutient la vie, qui va dans le sens de la vie. Je dis "l'énergie" et non pas "une énergie" car vraisemblablement, à ce stade là, elle est unique ; unique dans les sens où elle la première manifestation de la vie.

Avant même qu'il y ait une conscience individuelle, il y a ce niveau qui soutient la vie et qui est, en ce sens, totalement indépendant de ce que l'on croit ou ne croit pas, indépendant de nos pensées ; indépendant donc, de ces différents plans qui procèdent de la conscience individuelle.

Ce qui est intérressant, bien entendu, c'est de voir comment nous pouvons rétablir le contact avec cette énergie enfouie en soi. A l'origine, au plus profond, elle est toute lumière et orientée vers la vie. Puis, dans le processus où se crée une individualité, différentes déficiences apparaissent. La raison de cela est un peu mystérieuse mais il semble que la conscience, qui, à l'origine est cnstituée de quiétude et de bonheur perd le souvenir de ce qu'elle est. Elle s'identifie à ses formes.
Ainsi le "Je" qui est fondamentalement libre de toute forme, peut très bien se projeter comme "Je" suis homosexuel (ou un hétérosexuel d'ailleurs). S'il souffre, il devient "Je" suis un homosexuel qui souffre. Il peut aussi se sentir dévalorisé par cet état de fait et provoquer ainsi une identification supplémentaire. "Je" suis un homosexuel qu souffre et "Je" ne l'accepte pas. Ainsi différentes strates d'identifications prennent forme. Ainsi, toutes ces identifications sont autant de voiles qui recouvrent la nature libre du "Soi", ce niveau où "le Ki" se manifeste.
Puis, ce niveau identifié comme "le je" entend parler de l'éveil et il se met en quête, en recherche. Mais à travers toute recherche, on ne peut trouver que ce qui est extérieur à soi... alors que le "Je", le véritable "Je", le Soi est notre essence, notre nature essentiel.

Comment faire alors ??? pour retrouver, ou vivre ce que nous sommes sur ce plan essentiel...
Je crois qu'il n'y a que cette "descente" en soi, que l'on peut susciter avec la méditation, ou la prière (selon les affinités de chacun), ou même différentes statégies proposées par certains enseignements qui permettent de rétablir ces connections avec ces couches profondes et enfouies de soi.


« Crée en toi le vide, parfaitement !

Préserve ta sérénité pleinement !

Maintiens la quiétude intégralement !

Toutes les choses peuvent alors surgir à la fois. »

Lao Tseu (Le Tao Te King)

 

"Préserve ta sérénité pleinement ! "

 

 

C’est la sérénité (préservée en soi) qui est le ferment et la condition sine qua non de notre réussite et cela sur les différents plans de notre vie. Sans doute pouvons-nous arriver à satisfaire nos désirs par l’acharnement, par une volonté farouche qui met tout en œuvre pour arriver à ses fins ; mais cette réussite-là, qui aura été le résultat d’un travail acharné et pour tout dire d’une lutte incessante en soi, que nous aura-t-elle au final, apportée ? Sous une apparence satisfaisante, ne sera-t-elle pas le constat d’un échec ? L’échec d’une vie qui fondamentalement n’est pas remplie, et n’est bénéfique ni pour soi, ni pour ceux qui nous entourent…

 

"Préserve ta sérénité pleinement !"

 

Car c’est sur la base en soi de cette sérénité que les choses et les situations de notre vie s’agencent et s’organisent au mieux… Autant pour soi que pour ceux qui nous entourent…

Ce fut une révélation, dès mon plus jeune âge, de prendre conscience que de s’occuper de soi était la meilleure façon de prendre soin de ceux qui nous entourent.

Ainsi, l’idée selon laquelle on devrait renoncer aux courants qui nous animent, notre conscience, pour satisfaire les besoins d’une cause quelconque, d'un idéal quelconque, fut en moi brisée à jamais.   


Je ne crois pas, même si cela semble flagrant, que la Genèse accuse la femme d'être responsable de la chute.

Je pense qu'à travers le mot "femme", c'est en fait le principe féminin qui est évoqué. Principe féminin qui est à la fois présent chez l'homme et chez la femme. Tout comme le principe masculin. De plus ce qui est appelé "la chute", n'est pas négatif en soi, car il semble que ce soit le principe de la création lui-même qui se déploie. En d'autres termes, s'il n'y avait pas eu la chute, sans doute nous ne serions pas là à en discuter. Il a fallu, semble-t-il que la lumière se divise (c'est-à-dire, se perde elle-même, s'oublie elle-même) pour avoir la possibilité de se connaître elle-même. Sinon, il n'y aurait que la lumière!!! Point.

 

Selon toute vraisemblance, cette conscience en se déployant, en devenant la multitude perd le souvenir de ce qu'elle est fondamentalement. Le Maharishi Patanjali nous dit à ce sujet :

"La conscience s'identifie à ses propres formes".

C'est-à-dire que "Elle", qui est libre de toute forme, dans la manifestation devient : "Je suis blanc, ou je suis noir" ; le "Je" à perdu la mémoire de ce qu'il est.

Ainsi, dans "la Genèse", c'est au moment où Adam et Eve ouvrent les yeux, le moment où ils voient la forme qu'ils s'identifient à elles.

Par la suite, (suite qui n'est pas à considérer sur un plan temporel mais comme le déploiement de la création en chaque instant) bien sûr, ils réalisent qu'ils sont nus et ainsi commencent à s'habiller, c'est-à-dire à recouvrir cette identité fondamentale et ainsi renforcer leur idée d'un "je"séparé de la source.

Bonjour

L'homme a le choix, il oriente sa vie comme il veut ; et selon ses choix, plus ou moins éclairés, il a telle ou telle conséquence. S'il met sa main dans le feu, par exemple, il sera brulé, c'est son choix et Dieu ne pourrait, bien entendu, pas en être tenu pour responsable. Si une personne escroque son voisin, elle peut croire, dans une vision restreinte, qu'elle va en tirer profit mais en réalité, au final elle se fait du tort et cela même si dans un premier temps, elle peut croire que cette action augmente le bonheur dans sa vie. Mais en fait c'est comme une nourriture avariée qu'elle aurait ingérée et dont les effets sur son corps ne seraient pas immédiats.
Différentes lois de la nature font que la souffrance et le mal arrivent et même si elles sont sans doute "créations de Dieu" (ou de cette réalité fondamentale), elles ne sont certainement pas son action à Lui. Je crois qu'elles découlent du libre arbitre qui est naturel à l'homme. (Dieu a fait l'homme a son image) nous dit la Bible à ce sujet.
Le mal et la souffrance proviennent vraisemblablement de ces choix non judicieux.
Une spirale se met en place, à plus nous éloignons de cette réalté première (Dieu), à plus notre capacité à choisir ce qui nous est réellement bénéfique s'altère. Et en conséquence nous nous enfoncons toujours davantage.
La voie, ou la démarche spirituelle, consiste bien entendu à renverser ce processus.

Il semble que s'il est vrai que le constituant de toute réalité est "Dieu", certaines choses procèdent de Lui et d'autres non, certaines choses sont portées par son énergie et d'autres ne le sont pas.

Voilà en tout cas comment je ressens tout cela...

Amitié à tous...

Cet article fait suite à La Genèse, le bien et le mal...

Bonjour


D'après ce que je conçois, même si les notions de "bien et de mal" n'existent pas sur un certain plan de la réalité, sur un autre plan de la vie elles semblent incontournables.
Ainsi, on ne dirait jamais à un enfant : "le bien et le mal" sont des notions qui n'existent pas !
Par exemple, on lui dit : "mettre des cailloux dans ta bouche, c'est mal ! " sous-entendu cela risque de te rendre malade, d'amener une infection dans ta bouche"
En d'autres termes, tout ce que l'on appelle "le mal" est ce qui va à l'encontre de la vie et qui est susceptible de générer une souffrance pour soi (ou pour quelqu'un d'autre, ce qui en conséquence, d'ailleurs, génère aussi une souffrance pour soi)
Etre orienté vers "le bien", vers la lumière, vers ce qui libère de la souffrance est , il me semble, ce qu'on fait tous les êtres spirituels, tous les sages et tous les maîtres.
Cet enseignement (les notions de bien et de mal n'ont pas de fondement réel) vient  visiblement à soi à un certain moment dans la quête spirituelle ou d'ouverture sur la vie. Cette compréhension a pour effet, il me semble, de désamorcer en soi les attitudes partisanes, le fanatisme et le rejet de l'autre parce qu'on ne le comprend pas.
Cela ne signifie pas, à mon avis, que dans la vie, on traite avec l'ami comme on traite avec celui qui se présente en ennemi.
Il semble que la réalité soit différente en fonction du plan dont on parle. Ainsi, certains disent qu'il y a un chemin spirituel et d'autres disent qu'il n'y a pas de chemin.
Qu'est-ce qui est vrai ?
A mon avis les deux sont vrais. De la même façon on pourrait dire dire que les notions "de bien et de mal" existent et n'existent pas à la fois ; ce qui fait la différence est la perception de celui qui parle ou bien le contexte dans lequel il se situe.


Amitié


Bonjour à tous,

Voici un essai sur ce sujet...

De la même façon que c’est par l’expérience du silence en soi que l’on peut voir que « l’autre qui nous dérange » ne fait que nous ramener à notre propre trouble intérieur — nous donnant ainsi l’opportunité de dépasser celui-ci—, c’est aussi par l’expérience du silence que peut se révéler la nature de « l’autre ».
Il est la conscience qui se manifeste sous une certaine forme ; cette perception dissout les notions de bien et de mal (ou de bon et de mauvais) auxquelles nous sommes habitués. Ce n’est pas que le bien et le mal n’existent pas, mais il n’a de réalité que sur le plan superficiel de la vie. Fondamentalement, il n’y a pas de dualité « bien, mal », ou « bon, mauvais ». Il n’y a que la conscience qui se manifeste sous une forme ou sous une autre.
C’est, je crois, l’idée exprimée dans la Genèse, si peu qu’elle soit perçue dans sa dimension verticale. (C’est-à-dire que l’on pourrait dire que la création se produit dans chaque instant, que le monde émerge à chaque instant) Voir à ce sujet le lien :
ICI
Lorsque Adam et Eve eurent mangé le fruit défendu, leurs yeux s’ouvrirent et ils virent le bien et le mal. Ils accordèrent crédit à leurs propres perceptions et ainsi furent « enfermés » par elles. Avant que leurs yeux ne s’ouvrent, c'est-à-dire qu’ils n’accordent un crédit à leurs perceptions extérieures et qu'elles leur montrent ce qui peut être considéré comme « le bien et le mal », toute chose apparaissaient en eux comme les différentes manifestations de la conscience et cela sans distinction. C’est un peu comme si l’on regarde une vague sur l’océan, on peut accorder de l’importance à sa forme mais on peut aussi percevoir que les vagues, quelques soient leurs formes, ne sont que de l’eau.
De la même façon, ce n’est que par l’expérience directe en soi dans le silence que cela peut être perçu et ne laisser, quant à la validité de cette réalité, aucune trace de doute. Car les dires des autres, non expérimentés en soi, non vécus, pour utiles ou intéressants qu’ils soient pour la direction et l’inspiration qu’ils donnent, laissent toujours une part de doute.

Amitié

Suite de cet article : Les notions de "bien de mal"

Cet article s'inscrit à la suite de Vivre le silence… la méditation…  
et de :
Vivre le silence... La méditation... (suite)

Bonjour

Une petite parenthèse que j’ai envie d’ajouter bien qu’elle semble hors sujet. Il est vraisemblable que le Bouddha, comme tout être « réalisé », ne parlait pas ou n’enseignait pas sur la base de ce qu’il avait lui-même appris, mais sur la base de sa propre conscience, c'est-à-dire à partir de son propre état de liberté.

Ainsi que semble le confirmer Khrisna dans la Bhagavad Gîta, au sujet de l’état naturel des êtres réalisés :

« Pour le bhramane (prêtre) illuminé, l’intégralité des Védas (textes védiques dans ce contexte) n’a pas plus d’utilité qu’un puit dans un lieu inondé de toute part. »

« Dans cet état, ô Arjuna, tu n’accorderas plus d’importance à ce que tu as déjà entendu ou même à ce que tu pourrais encore entendre. »

Dans le même ordre d’idée Shankara nous dit qu’on se sert de la connaissance (l’enseignement, mais aussi l’expérience directe de la réalité dans la transcendance) comme d’un épine pour retirer une autre épine (qui est l’ignorance de ce qu’est la réalité sur le plan global) ; mais qu’une fois que l’épine est retirée de notre chair, on jette les deux épines.

Ceci n’est pas sans rappeler « le soutra de la maîtrise du serpent » où le Bouddha enseigne qu’on se sert de la connaissance comme on utiliserait d’un radeau pour traverser une rivière, mais qu’une fois celle-ci traversée, on laisse le radeau sur la rive.

 

Il s’avère que les informations sur ce qu’est la conscience, sur ce qu’est la vie (ou même sur ce qu’elle ne sont pas) sont contenues dans la conscience elle-même, tout comme les potentialités de l’arbre sont contenues dans la graine (qui peut le produire).

Ainsi, ce que sont les choses ou ce qu’elles ne sont pas se révèle en soi. En ce sens tout ce que peut dire un autre perd de l’importance.

Une Upanishad (texte de l’Inde antique) nous dit à ce sujet : « C’est l’Atman (l’Âme) lui-même qui nous révèle ses propres modes »

 

D’où l’importance de la méditation et de l’expérience directe en soi du silence…

 

Amitié

Bonsoir

Je suis bien entendu désolé par tout ce qui se passe en ce moment dans la bande de Gaza... Alors, comme une goutte d'eau dans l'océan, je donne mon point de vue sur la question. Je ne prend pas véritablement parti pour un camp ou pour l'autre ; les conflits proviennent en général d'un désir de revanche ou de vengeance, lesquels ont été eux-mêmes nourris par une guerre passée ou par une injustice (ou du moins par ce qui a été perçu comme tel.)

Je considère que l'on ne résout rien par la force et cela est vrai pour un camp comme pour l'autre.
Je ne vois à cela comme issue que l'épanouissement intérieur de l'homme car tant qu'il n'aura pas rétabli l'harmonie au fond de lui, il agira sur la base de ses propres peurs, lesquelles alimentent la haine et une fixation sur ce qui fait la dissemblance entre les peuples de race, culture ou religion différente.
Tout comme ce qui fait la distinction physique entre les hommes se trouve à la superficie de son corps (il y a essentiellement une différence de couleur de peau), de la même façon ce qui fait la différence entre les races, les peuples, les cultures, les religions, se trouve sur le plan superficiel. Ce qui est fondamental à l’homme est commun pour tous…
Il est facile de se rendre compte que ceux qui ont acquis une certaine maturité intérieure voient davantage ce qui unit les hommes ou les peuples que ce qui peut les diviser. Ainsi la connaissance de ce qui unit les hommes se trouve dans la connaissance de leur propres intimité, la connaissance de soi, des couches profondes de leur conscience.

Amitié

Bonjour, cet article s'inscrit à la suite de... cliquer :  Vivre le silence… la méditation…

On peut évidemment se poser de nombreuses questions sur ce qu'est la méditation ou sur ce qu'elle n'est pas...

Poser une question amène une réponse... Mais la réponse elle-même sucite une nouvelle question... C'est comme un processus sans fin, comme un tapis que l'on déroulerait indéfiniment.
Derrière (ou en-dessous pourrait-on dire) le questionnement se trouve quelque chose qui en est la cause.
[ Un auteur dont j'ai oublié le nom disait à ce sujet que ce processus de pensées ou de questionnement est comme un frémissement à la surface de l'eau mais que l'origine de ce frémissement se trouve, non pas à la surface, mais en dessous (dans ce cas précis, des possons qui frétillent]
Mais il ne s'agit pas "d'essayer" de voir "les poissons" directement, car si nous rentrons dans l'eau, ils fuient, ils se cachent.
Rester dans ce silence de la méditation où justement on n'essaye pas de faire quoi que ce soit, fait que progressivement tout ce qui est la nature des pensées, ce qui est à l'origine du questionnement se révèle à soi. La profondeur de soi se révèle.

Je parle de "silence" de la méditation mais il est certain que lorsque l'on s'assoit ainsi, ce que l'on ressent ou voit dans un premier temps nous semble tout sauf le silence. C'est normal, c'est justement parce qu'il a le silence qu'il y a perception des pertubations, de l'agitation.
Il peut alors s'élever en soi différentes formes de pensées ou d'émotions. On peut penser : "Je n'y arriverai jamais !"ou bien "C'est bidon, ça ne sert à rien !"
Dans ce cas, il convient de laisser le flot se poursuivre de lui-même sans essayer de le maintenir ou même de l'atténuer. Juste rester avec lui, quelque soit la forme qu'il prend.

Il est certain que par cette pratique, que l'on peut intégrer au quotidien par petites touches, on va vers l'approfondissement de soi et qu'en conséquence l'ego va chercher tous les prétextes possibles pour interrompre la pratique, il va essayer de trouver ce lui qui lui semble le plus crédible pour arrêter car il a peur.

Je ne crois pas qu'il y ait de possibilité de "dépasser" l'attachement ou "retrouver" la liberté intérieure (peut-importe l'angle qu'on utilise pour parler) sans faire l'expérience par soi-même de ce qui "attaché" en soi, sans "rentrer" en soi...

Amitié

 

Suite de cet article : Vivre le silence... La méditation... (suite) N°3


Il y a longtemps que je n’ai pas retranscrit de citation de maîtres spirituels (ou guides spirituels), toutefois devant ce sujet qu’est la méditation, certains souvenirs remontent en moi. L’un de ces guides disait que pour lui, une seule « chose » avait, comment dire, constitué le point central de sa vie.

C’était : « Transcender » Rentrer en soi, aller dans les couches profondes de soi, en d’autres termes : méditer.

C'est-à-dire que si l’on ne fait pas directement par soi-même l’expérience du silence en soi, l’expérience de ce qui est attaché et de ce qui se détache, tout ce qu’on peut entendre au sujet du détachement ou autre reste « les paroles d’un autre », reste « lettre morte ».

 

Une approche de la méditation…

 

Je retranscris ici quelques phrases attribuées au Bouddha (en italique) :

 

« Un bon disciple pratique ainsi : il inspire et il expire et il sait si son inspiration et son expiration est longue ou brève. »

 

Il est conscient de sa respiration mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il se concentre sur la respiration. Il y a plutôt ici une invitation à être présent à ce qui là. Méditer, c’est se mettre en disponibilité, c'est-à-dire laisser s’animer en soi ce qui s’anime. C’est tout. Quelques soient les perturbations qui s’élèvent en soi, elles tendent d’elles-mêmes à s’apaiser, comme des vagues qui ne seraient plus alimentées et qui retomberaient en elles-mêmes et qui ainsi s’effaceraient.  

 

« Un bon disciple pratique ainsi : il observe les formations mentales. »

 

Il n’y a pas ici un essai pour modifier les pensées (pour en diminuer le flot ou pour l’accroître), il n’y même pas une tentative d’observation des formations mentales (pensées) car observer est naturel, spontané. C’est la conscience qui est là, et cela va de soi, elle est consciente.

En d’autres termes il n’y a rien à faire. S’asseoir, c’est tout ! Et la respiration est là, et les formations mentales sont là. En fait on laisse se décanter se qui doit se décanter…

C’est comme un instant de repos que l’on se donne, il n’est même pas nécessaire de se dire « je vais méditer » car on risque alors de se placer dans une perspective d’atteindre quelque chose, de réaliser quelque chose.

En fait tout est déjà là, en soi… et ne demande qu’à mûrir…

 

Bien à vous tous… 

Si vous souhaitez lire la suite de cet article vous pouvez cliquer sur le lien suivant :
Vivre le silence... La méditation... (suite)

Mon point de vue sur le sujet...

Lorsque l’attachement que l’on porte à un être cher, ou à quoi que ce soit d’ailleurs, est vécu confortablement, il n'y a aucun problème. Mais il se peut que nous arrivions un jour à un stade où cet autre auquel on est attaché nous fait ressentir qu’on l’étouffe et en conséquence commence à nous fuir. Cela peut s’avérer être une expérience très douloureuse car alors, cette blessure affective, ce vide intérieur ou sentiment de solitude qui est la cause de notre attachement que la présence de l’autre tenait endormi commence alors à se faire sentir d’une façon plus vive, plus prononcée.

 
Ici, à ce moment-là, il nous est donné l’opportunité de dépasser cette souffrance et d’amener à guérir cette blessure intérieure (trace d’un passé douloureux) et ainsi de nous recentrer, de dépasser l’attachement, de retrouver la liberté intérieure.

Je ne veux pas dire que l’on doit faire quelque chose de particulier qui serait « dépasser la souffrance » en terme d’action à accomplir. Non.

Lorsque cette blessure, jusqu’alors endormie, se réveille et se manifeste en soi par notre souffrance, nous pouvons être tenté d’accuser « l’autre » de ce que nous considérons être son manque de proximité ou d’affection ; ainsi nous pouvons rentrer dans un processus de révolte, ce qui est une façon pour nous d’accroître l’agitation intérieure et ainsi de moins ressentir la souffrance. En effet, celle-ci apparaît plus vive dans le silence que dans l’agitation et ceci de la même façon qu’une tache noire semblera toujours plus noire sur un tissu blanc, à cause du contraste.


Pourtant, c’est bien à travers le silence qu’elle peut se dissiper ; le mieux, à mon avis est d’accepter de la vivre complètement, entièrement… Ainsi, elle finit par s’user et ne trouve plus de prise en soi. Et c’est pour cela qu’on dit qu’on la dépassée…

En fait, à travers cet attachement qui se révèle à soi en terme de souffrance à un moment donné, c’est la vie (le processus du vivant) qui nous donne l’opportunité de grandir et de nous élargir en conscience. Et lorsque l’attachement devient douloureux à vivre, cela signifie que c’est le bon moment pour le « dépasser ».

Bonjour à tous

Ceci est un essai, un sujet qui n’intéressera pas tout le monde, c’est certain ; et je ne crois pas qu’il soit « mal » de vivre sans se poser de question, toutefois si le questionnement vient à soi, pourquoi ne pas tenter d’y répondre…

On peut bien entendu parler de la relation ou de la différence entre l’amour et l’attachement mais sur ce sujet, comme sur tout autre d’ailleurs, c’est toujours différents points de vue limités qui sont exprimés. Non pas que ces expressions n’aient pas de sens ou soient inutiles, mais même si elles peuvent donner un élan dans l’approfondissement de soi, elles peuvent aussi amener à une certaine rigidité en soi. Donc, ce qui me semble essentiel, plutôt que d’adopter telle ou telle opinion sur la question, une opinion qui deviendrait quelque chose de « fini » ou de « statique », c’est de voir comment ces concepts « amour » et « attachement » s’élèvent, s’animent, s’expriment en soi...

Il me semble que l'amour et l'attachement n'ont pas grand chose à voir l'un avec l'autre.
La citation retranscrite par Ariane (sur le forum associé au blog)
"Aimer c'est dire à un être : toi, tu ne mourras point." m'en rappelle une autre qui évoque la même idée :
"Amour rime avec toujours !"
L'amour porte avec lui ce sentiment d'éternité qui fait que l'on ne sait pas envisager que la personne aimée puisse un jour ne plus l'être ; ainsi, il semble que l'amour et ce sentiment d'éternité provienne d'une même source en soi, d'un même plan de notre être. L'amour est aussi associé à la liberté car il est le cœur et, en ce sens, il n’a pas de manque à combler ; associé aussi à la joie et à une façon de vivre le présent avec une intensité si grande que l'on ne se projette pas vers l'avenir... L’instant suffit. Amoureux, on donne, on se situe dans le principe du don, on a envie de donner, notre bonheur trouve sa réalisation dans le bonheur de l'autre.
L'attachement, par contre, vise à combler un vide en soi, un manque en soi ; ainsi, par la présence de cet autre, nous comblons un vide, sentiment de solitude, déficience affective… nous sommes en demande, en attente et ainsi notre présence peut être ressentie comme étouffante. Autant, lorsque c’est l’amour qui s’exprime, nous sommes comme une source dont jaillirait le bonheur et la joie de vivre, autant lorsque nous sommes en demande, le « je t’aime » exprime en réalité « aime moi ».

On pourrait être tenté de dénigrer l’attachement (que l’on porte à un être cher par exemple) au profit de l’amour, qui seul, dans notre regard, mériterait notre approbation ; l’amour, seule réalité qui semblerait plus authentique, plus lumineuse, plus vraie…
Cependant, ce qui me semble essentiel ici, c’est de laisser « se vivre en soi » autant ce qui apparaît « amour » que ce qui apparaît « attachement ». Car si nous n’acceptons pas l’attachement, nous maintenons ainsi un conflit intérieur entre ce niveau de soi qui est « attaché » et ce niveau qui n’accepte pas. Il ne s’agit pas tellement d’opter ou non pour une adhésion ou une « non adhésion » à l’attachement, mais plutôt de laisser en conscience s’animer en soi ce qui s’anime, d’être avec ce qui est là. Car à travers ce « laisser vivre », ce « laisser s’exprimer » (ce qui s’élève en soi), s’estompe notre conflit intérieur.
En fait, les liens d’attachement peuvent être vécus en conscience car à travers eux, l’amour peut émerger.

Amitié

Chaque bombe qui tombe sur la bande de Gaza multiplie le nombre des ennemis d’Israël…

Quel avenir « sécurisé » cela peut-il laisser présager pour les israéliens ???

Ne voient-ils pas que même s’ils réussissaient à anéantir leurs ennemis, des milliers d’enfants acculés à la misère n’auront d’autres désirs en devenant adultes, que de prendre les armes, de se venger et de les détruire.

La guerre appelle la guerre et la guerre d’aujourd’hui prépare le terrain pour la guerre de demain…  

Bonjour et joyeuses fêtes à tous

Mon point de vue sur le sujet... 


Nous sommes responsables de toutes les incohérences que nous pouvons percevoir autour de nous ; par incohérence j’entends tous les problèmes et souffrances qui affligent notre monde. Le mot « responsable » peut sembler bien difficile à porter… mais nous le sommes dans le sens où c’est l’absence de cohérence en l’homme qui est la cause de tous ses malheurs.

Il est certainement tout à fait légitime de vouloir trouver des solutions, des remèdes, à toutes les difficultés qui plombent nos sociétés.

Mais de toute évidence, nous « oublions » de voir ce qui est à l’origine de ce mal en soi, c'est-à-dire une forme d’incohérence que l’on pourrait aussi traduire comme étant l’absence de paix intérieure, ou encore comme une rupture avec notre être le plus essentiel, notre nature la plus profonde, la source en soi.

Ainsi nous serions comme des arbres qui auraient perdus le contact avec leurs racines et qui rechercheraient à retrouver leur vitalité, leur verdure, par tous les moyens extérieurs possibles. Mais en fait, tout remède ne pourra jamais remplacer la présence de la sève dans chacune de ses branches, chacune de ses feuilles.

La façon dont sont actuellement gérés les problèmes de société ressemble à une fuite en avant ; il semble que nous soyons à chaque instant en situation de crise et que chaque remède que nous apportons pour un problème donné crée lui-même de nouvelles difficultés.


Lorsqu’un crime est commis, par exemple, nous recherchons le meurtrier pour le mettre hors d’état de nuire. C’est tout à fait légitime mais cela ne résout pas le problème car l’emprisonnement ne le réhabilite pas ; pire encore, lorsqu’il ressort de prison, du fait de l’influence qu’il a subi à travers le contact des autres prisonniers, il est généralement dans un état plus corrompu que lorsqu’il y est entré.

Qui peut dire à quel moment et pourquoi un homme bascule dans le crime ? Il semble que ce soit lié à une trop grande concentration de souffrance au fond de lui, qui à un moment donné, l’emporte dans un comportement négatif.

Dans l’ancienne tradition védique, lorsqu’un méfait était commis on appelait le brahmane, car c’était lui, le prêtre, qui avait à charge le maintien de la cohérence. Le crime ou le méfait, dans cette logique, n’avait pour cause que l’accroissement du stress qui l’avait entraîné vers le mal. Lui, du fait de son aliénation par la souffrance, comme une marionnette dont on aurait tiré les ficelles n’aurait fait que subir le poids des circonstances. On pourrait évidemment considérer qu’il lui reste une part de libre arbitre et qu’il avait toujours le choix. Certainement, mais je ressens que ce libre arbitre est d’autant plus réduit que la densité du stress et de la souffrance est présente en soi.


Tous les maux ou injustice que nous percevons dans nos sociétés peuvent susciter bien de révoltes, et ceci même dans les milieux dit « spirituels ». On peut facilement se laisser entraîner à vouloir redresser de force ce qui nous semble injuste ; mais se jeter dans une action agressive pour soulager la souffrance dans le monde n’est peut-être pas l’attitude la plus appropriée… Le fait est qu’il y a un différence flagrante entre l’accomplissement de l’action juste (qui peut pourtant apparaître comme l’expression d’une colère alors qu’au fond de soi on reste apaisé), et l’action qui est plutôt une réaction par rapport à une situation.

En conséquence on peut remettre dans le feu (en question) ce qui en soi est révolté afin que CE qui est cohérence et paix inaliénable au plus profond de notre être puisse se diffuser autour de soi.

Amitié 


On peut évidemment supposer que par besoin l'homme a inventé Dieu (ou les dieux) ; par besoin pour combler un vide, atténuer la peur de l'inconnu... Mais le fait que l'on ait besoin d'une chose ne prouve pas qu'elle n'existe pas.
On voit dans la vie de nombreux exemple où justement une réponse est associé aux différents besoins. Par exemple, les enfants ont un besoin vital de leurs parents et les parents sont une réalité, nous avons besoin de nourriture pour vivre et nous avons un système digestif pour la recevoir ; on pourrrait bien sûr citer des exemples à l'infini et je vais donc m'arrêter là.
Il est vrai bien sûr que si le besoin de Dieu ne prouve pas son existence, il ne prouve pas non plus son inexistence. Alors qu'est-ce qui prouver l'existence ou l'inexistence de cette réalité que l'on appelé Dieu (et qui finalement, se réfère à la reconnaissance d'une dimention qui nous dépasse et n'est peut-être pas ce que nous imaginons ou avons imaginé) ???
Rien, je pense, il n'y a aucun autre exemple qui soit aussi intime que notre propre soi (cette dimension d'infini en soi), et il semble que ce soit une réalité que l'on ne peut appréhender que par soi-même, dans l'intimité en soi.

A un certain moment, nous pouvons ressentir une sorte de conflit intérieur où s'opposent notre propre perception ou ressenti des ces moments de paix et d'infini, avec notre conception d'une réalité rigide et fermement établie, conséquence de notre conditionnement ou éducation.
Là, je crois qu'on commence à se poser des questions...

Présentation

Spiritualité laïque

Vers une spiritualité laïque... 

Introduction...

Sommes-nous certains de savoir ce qu'est la réalité ???

Pourquoi notre attitude dans notre relation avec le monde est-elle vouée à l'échec ???

Premiers pas vers l'ouverture...

Qu'est-ce que la spiritualité ???

Une source en nous??? Qu'est-ce que c'est???

La source, fondement de l'action juste...

Rétablir le "lien" avec la source...

Actions et réactions (Karma)

Croire en Dieu ???

L'importance de l'authenticité...

Ne pas faire ce que nous ressentons être mal est essentiel 

La vérité peut-elle être blessante???

L'acceptation des désirs...

Ouverture intérieure et capacité à recevoir...

Réalisation spontanée des désirs... 

Entraide sur la voie...  

L'autre qui nous gêne...

La voie intellectuelle...

 Deuxième pas vers l'ouverture...

 Pour la paix...

La vie spirituelle, c'est la vie elle-même...

La maya ou la grande illusion...

Influence mutuelle des individus...

Ouverture intérieure et notion d'effort en vue de l'éveil...

Les croyances...

Bonheur, soufrance et voie d'évolution... 

Bonheur et souffrances...

Chagrins d'amour ???

La spiritualité à travers les arts...

Dépasser les névroses... 

Voies spirituelles, une grande méprise...

 L'éveil...

Les situations négatives...

Bonheur et lucidité...

Le pouvoir créateur de la conscience

Laïcité et spiritualité

Dépasser les peurs 

Destinée inéluctable ou libre arbitre??? 

L'autre, reflet de ce que nous "sommes"... 

Compatibilité entre vie spirituelle (éveil) et développement personnel... 

Vivre au présent ???

"Dhama" ou "Devoir naturel"....


L'éveil... et ensuite ???

 
L'éveil et la continuité du chemin, un paradoxe... 

Un piège qui accompagne l'éveil...
 
"Être au service..."

Bonté fondamentale et non-agir...

Ouverture intérieure ou "vêtement spirituel", un choix... 
 
Eveil authentique... ou conceptuel???
 
 
Le vide sous les pieds...
 


Conscience et anciennes traditions...

Introduction

Christianisme : Commentaire de l'évangile selon Saint Jean

Sur la génèse 

Tierno Bokar, maître soufi...

La Bhagavad Gita et la Bible, une similitude 

Le Tao Te King- Commentaire du chapitre 10 

Le Tao Te King- Commentaires du début du chapitre II

Le Tao Te King- Commentaires du début des chapitres XV et LXX 

Le chant royal de Saraha (Versets 1 à 6)

Tu aimeras l'étenel ton Dieu de tout ton coeur de toute ton âme...

"Aimer ses ennemis ???"

"Heureux sont les simples d'esprit...."

La Genèse, le bien et le mal...

La Genèse, la femme et a chute ???

"On ne voit bien qu'avec le coeur" ou "La Genèse et la chute"

L'invincibilité ???

Problèmes de socièté... Une approche...

Introduction

De la division à l'unité... dans l'intégration du monde actuel.

.
La voie spirituelle (ou voie de la connaissance de soi) : source de paix dans le monde


Le chomage...


Un mur en Israël...

Le Dalaï Lama reçu par Georges Bush ???


Questions et réponses...


Peut-il être légitime de se suicider ??? 

 
Qu'est-ce que le KI ??? 

Profil

  • : Jean-Yves
  • : 06/07/1960
  • : Marin de profession, ma présence sur ce blog sera certainement épisodique. Je suis passionné depuis mon plus jeune âge par la spiritualité et d'une façon générale par tout ce qui peut accroître le bonheur des hommes...

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