Il semble que la morale, les notions de bien et de mal s'appuient en fait sur ce que sont les lois de la nature elles-mêmes et qui ont été érigées en dogme. La morale nous apparaît rigide car elle s'appuie sur un ensemble de critères bien établis, pourtant il semble que si l'on est bien équilibré, bien dans sa peau, on suive les lois de la morale d'une façon tout à fait naturelle et sans contrainte... Même mieux que cela, car la véritable morale qui s'appuie sur ce que l'on est au fond de soi, est parfaite... tandis que l'autre, celle qui est un ensemble de critères n'est qu'une approximation qui ne peut pas prévoir toute la complexité des situations de la vie. Sans doute cette dernière est-elle là pour servir de garde fous et éclairer les enfants.
Le respect de la morale, que ce soit celle qui est écrite, ou celle qui s'élève de notre conscience (les 2 se rejoignent et l'une n'est que le reflet de l'autre) et que tu appelles "compassion", je l’appellerais plutôt "bienveillance"... "bienveillance" qui peut être silencieuse et même invisible. Car il me semble que la compassion est en fait un élan d'amour sur lequel nous n'avons pas de possibilité d'action (je veux dire ce n'est pas notre niveau d'action qui la commande) ; il semble qu'elle s'élève de soi d'une façon totalement spontanée quand on a le coeur pur. Ce qui revient à dire que tout jugement sur la compassion, dire c'est bien ou c'est mal, n'a pas lieu d'être.
Mais dire "compassion" dans le sens de "bienveillance" (si en tous cas j'ai bien compris ce que tu voulais dire) est me semble-t-il correct, et je crois que c'est l'usage le plus courant de nos jours... Tout comme le mot "amour" qui peut signifier cet amour-là qui s'écoule de lui-même en soi, qui est une sorte de débordement en soi, et cet attachement qui nous lie les uns aux autres dans une sorte de dépendance...
Bonjour à tous... Mon point de vue sur le sujet...
Il n’y a qu’à travers la conscience, notre conscience que les différents aspects de la réalité peuvent être révélés en soi… tout comme on voit le soleil, on ressent sa chaleur, et on pourrait même dire qu’il vit en nous… Ainsi nous avons conscience de sa réalité et à aucun moment nous ne pouvons douter de sa présence car on la ressent.
De la même façon, tous les différents enseignements (spirituels) qui peuvent être transmis, tous les différents pans de la conscience qui peuvent être décrits à travers différents ouvrages n’ont de valeur (pour soi) que s’ils nous amènent à reconnaître à travers ce qu’ils désignent, notre propre réalité intérieure. En d’autres termes il y a reconnaissance de soi à travers les écrits ou paroles des autres que s’il y a prise de conscience que ce qu’ils disent est authentique. Sinon, les enseignements, aussi beaux ou véridiques soient-ils, ne resteront en soi que des valeurs « rapportées », des choses qui sont rajoutées (surimposées) sur soi…
Il semble donc indispensable d’aborder les différentes lectures avec non seulement un désir de comprendre ce que veut dire l’auteur mais aussi une interrogation quant à la véracité de ce qui est dit ; comme une sorte d’ouverture intérieure où il n’y a pas de parti pris entre « c’est faux », « c’est vrai » ou même « c’est mitigé »…
S’il n’y a pas de préjugé, il semble que l’on passe alors à une compréhension intuitive des textes, qui nous amène à percevoir ou ressentir, ce que sont les choses, non pas dans le texte lui-même mais dans la corrélation avec notre propre être.. (Comme) à travers une sorte de note intérieure qui sonnerait juste et qui nous dirait : « voilà ce qui est vrai ! »
Il y a ici nécessité d’une sorte d’orientation de la conscience, où l’on cherche (aspire) à déceler ce qui est vrai sans s’appuyer sur des concepts ou des idées préétablies.
D’où l’importance que soit associée « la conscience » à la lecture et à l’étude des différents écrits spirituels. Par « la conscience », je veux dire cette capacité d’ouverture, de remise en question… et peut-être le plus important ce désir intense et authentique de s’ouvrir, de s’approfondir, de connaître ces plans de la réalité qui nous dépassent en tant que conscience individuelle…

La démocratie en action…
Démocratie signifie : « gouvernement géré par le peuple »
Elle apparaît dans nos sociétés occidentales comme le mode de gouvernement idéal, le plus équitable, le plus humain… mais qu’en est-il réellement ?
Gouvernement géré par le peuple signifie gouvernement géré par la corrélation de l’ensemble des individualités qui constituent le peuple… et selon les principes de la démocratie, il s’agit pour chacun de venir peser sur l’ensemble de façon à faire valoir sa propre opinion, sa propre individualité, afin que celle-ci soit prise en compte.
Mais ceci ne peut aboutir à un société équitable et humaine que si, et uniquement si, les individualités ne restent pas « fixées » sur elles-mêmes. Car toutes ces individualités sont comme autant de courants acharnés et souvent antagonistes qui ne recherchent que leurs propres intérêts, qu’à défendre leurs propres structures.
Je n’essaie pas de dire qu’il est nécessaire de partager, de penser aux autres… etc. et de faire l’apologie de ses vielles idées idéalistes où les richesses seraient mises en commun… cette approche de la réalité, bien que louable c’est sûr, s’est toujours avérée un échec, le passé en témoigne…
L’issue se trouve, selon toute vraisemblance, dans ce qui est la nature même de cette individualité qui est d’aller vers toujours plus… et cette aspiration ne peut être véritablement satisfaite que par l’élargissement de cette individualité et ceci jusqu’à ce qu’elle reconnaisse sa véritable dimension… Et sa véritable dimension se trouve dans la perte même de ce qui fait ses limites…
Et ainsi, ce retour à soi, ce retour en soi, à la connaissance de soi, de ce qui fait notre fondement commun, apparaît comme la solution aux problèmes que traversent nos sociétés.
Cet homme politique, André Malraux, en disant : « Le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas ! » présageait déjà que nous arrivions à ce moment fatidique où devenait incontournable cette nécessité qui est ce retour aux sources en soi…
Mais tout ceci, ces enseignements ne sont vraiment pas nouveaux, et pour tout dire, ils sont vieux comme le monde…
Depuis le maître Soufi, Tierno Bokar, qui disait il y a de cela quelques dizaines d’années :
« Il y a ta vérité, ma vérité, et la Vérité… Il nous faut d’abord nous tourner l’un vers l’autre pour que peut-être ta vérité et ma vérité se rejoignent et nous laissent percevoir ce qu’est la Vérité »
Ou encore, il y a quelques milliers d’années, le dixième mandala du Rig Véda : «……. que vos esprits s’accordent, que vos âmes s’entendent, et le paradis est à vous…… »
Cependant, la démocratie ne m’apparaît pas en elle-même comme étant l’obstacle à l‘épanouissement de nos sociétés, à l‘accroissement d‘un bonheur authentique, et cela même si elle tend à accentuer l‘individualisme… au contraire, en se substituant aux régimes autoritaires qui sont souvent sous le joug d’un seul individu, elle peut être le marche pied qui nous aide, par le biais de la communication, à retrouver ce qui fait notre véritable dimension intérieure.
Mais encore faut-il ne pas rester figé sur notre propre « individualité », notre conception actuelle du monde et la laisser évoluer, s’épanouir… encore et toujours… et s’il arrive un moment où nous considérons que nous avons compris… c’est sûrement qu’il nous faut « chercher » encore… car si tel est le cas, c’est sûrement que nous avons figé les choses, rendu rigide ce qui n’est pas rigide…

Bonsoir
Il me semble que tout le monde a du bon en lui... et si pour certaines personnes cela nous semble une évidence et pour d'autres non, eh bien c'est parce que pour ces premières nous le percevons ce bien et pour les autres, nous le percevons pas...
Comment le faire ressortir ce bien ? là je crois qu'il n'y a pas de remède, pas de solution... si ce n'est...
Si ce n'est... cette citation de Lao Tseu : "Préserve ta sérénité parfaitement ! et à partir de là tout peut arriver en même temps... "
En d'autres termes la question ne serait pas de savoir comment l'aider, mais plutôt "pourquoi" l'aider ? Peut-être est-ce une part de toi que tu perçois en lui que tu veux aider...
En fait, il me semble que vouloir aider les autres est naturel... mais parfois "les aider" peut amener plus de tort que de bien... Car il se peut très bien qu'il a besoin de cette situation difficile pour se renforcer, pour évoluer... comment savoir ?? et voulant l'aider on peut très bien contrecarrer ce mécanisme qui peut-être est un processus de guérison...
Ce qui me semble important pour chacun, c'est de "trouver" quelle est l'action juste (celle qui va dans le sens de l'épanouissement de la vie) pour chaque instant...
Et c'est pour cette raison qu'il peut être intéressant de creuser un peu... en soi... Pourquoi "aider" ? est-ce un idéal que nous poursuivons ?? ou bien cette volonté d'aider est une aspiration de notre coeur? c'est là que se situe toute la différence... Si c'est par idéal... alors nous nous décalons par rapport à notre intimité, notre coeur... Car "l'idéaliste" est cette part de soi qui se dit "les choses sont ainsi mais elles devraient être autrement " Alors que l'aspiration du coeur est ce qui vient spontanément en soi... c'est facile, ça coule... Alors... "préserve ta sérénité parfaitement" veut dire "reste et suis l'aspiration de ton coeur". Les idéaux... c'est ce qui nous en éloigne... et ainsi, en restant dans l'aspiration du coeur, les choses, l'évolution, le mouvement est impulsé non pas par un ego mais par la vie elle même, par l'intelligence de la vie qui passe à travers soi... et qui mieux qu'elle pourra aider et amener cet ami dans son propre flot d'intelligence...
  
Eh bien le respect, c'est me semble-t-il, suivre cette simple devise : "Ne pas faire aux autres ce que l'on aimerait pas que l'on nous fasse... " ce qui est une incitation à se mettre à la place de l'autre pour connaître ce qu'il pourrait ressentir dans telle ou telle situation (où on le place).
Ce que je trouve un peu dommage dans les approches occidentales de la vie, c'est qu'on se demande (souvent en tous cas) ce que doit être le respect de l'autre vis à vis de soi-même alors que ce n'est pas cela le plus important... Car si l'autre ne nous respecte pas, je vais peut-être sembler bizarre ici, eh bien c'est son affaire à lui et non pas la notre... Certes nous pouvons recadrer parce que s'il nous manque de respect, c'est une mauvaise action qui entraînera donc des effets néfastes, pour lui surtout... et à notre niveau, si nous subissons ce qui apparaît comme une injustice, ce n'est que la conséquence de nos propres actions passées.
Vu de l'extérieur, cela peut sembler identique comme comportement... il y a celui qui est irrespectueux, et celui qui subit cet irrespect et qui recadre... mais la différence se situe sur l'absence de colère... celui qui se sent atteint lui-même par l'irrespect se sent touché dans sa petite personne et passe dans le mode "réaction"... alors que celui qui a la compréhension que ce qu'il subit n'est rien d'autre que le fait de son karma (action et conséquences d'action), n'a pas à avoir de colère, il a la compréhension que ce qui lui revient ne peut être rien d'autre que ce qu'il a lui-même provoqué dans le passé... Par contre il y a le dharma... c'est-à-dire l'action qu'il doit lui-même accomplir par rapport à telle ou telle situation... C'est à dire recadrer l'autre, mais un peu comme on recadrerait un enfant pour ne pas qu'il se fasse mal... Il y a ici un devoir de compassion, on pourrait dire, d'agir ou de dire ce qui doit être dit pour éviter que l'autre se blesse, ou nous blesse...
Ici, il ne s'agit plus d'un mécanisme de réaction... car on comprend que tout ce qui nous vient ne peut être que ce que nous avons semés nous-mêmes... donc pas de révolte... mais le dharma, qui est l'accomplissement de l'action juste... mais vu de l'extérieur, cela semble la même chose : une injustice et quelqu'un qui recadre...
Mais ce qui est fait dans l'optique "dharma", (c'est-à-dire le désir d'accomplissement de l'action juste) cela ne crée pas de rupture avec notre propre intériorité (conscience) et permet que l'amour reste présent même dans l'adversité...
Voici en tous un point de vue sur la question, bien oriental, mais c'est le mien et je suis convaincu que c'est ainsi que cela fonctionne... toujours on regarde l'autre, mais tout se passe dans la communication avec soi-même...
Bonjour...
Oui c'est sûr que le mot "Maître" en français ne traduit pas du tout ce qu'est la relation authentique, je dis bien "authentique" qui est celle du "Maître" à disciple... Car il faut comprendre en cela que c'est notre propre conscience intérieure qui se manifeste à l'extérieur à travers "le Maître" pour parvenir à se reconnaître elle-même (Éveil)... et en ce sens l'idée de refuser le "Maître" ou le guide on pourrait dire, c'est refuser cette manifestation de notre propre "Soi" intérieur.
Mais le "Maître" n'est évidemment pas "celui" qui enferme ou qui possède l'autre, bien au contraire... il faut peut-être l'avoir vécu pour réaliser cela, mais c'est le Maître lui-même qui dissout les liens de dépendance que l'on peut avoir avec lui... qui peuvent s'être créés à travers l'enseignement...
Cette relation du "maître" à disciple est un peu comme la relation d'un père avec son fils qui souhaite que celui-ci devienne totalement autonome et indépendant dans sa vie (libre)... Au final, il ne reste entre le Maître et le disciple que de l'amour, comme à travers le relation d'un père à un fils lorsque celui-ci est devenu adulte...
L'intérêt du "maître" lorsqu'il vient à soi... c'est qu'il permet la libération des structures de l'ego qui justement, elles, se positionnent en maître et maintiennent l'enfermement de la conscience...
A noter qu'un vrai "Maître" nous invite à l’auto référence, à tirer nos propre conclusions, pour que toujours nous soyons debout sur "nos propres jambes" sur nos propres critères de références... C'est le cas du Bouddha, c'est aussi le cas de Krishna dans la Bhagavad Gîta qui invite Arjuna à continuer à l’interroger...
Je ne crois pas que l'on puisse arrêter de "chercher"... car le chercheur est celui qui a ressenti le manque lié à la séparation avec son être le plus intime (le Soi) et que même s'il se dit "j'arrête de chercher" et bien il continue quand même... et même s'il se dit "je renonce à toute démarche"... Il continue... car il est comme celui qui a soif et qui cherche de l'eau...
Maintenant la recherche (la quête) s'arrête lorsque la conscience se révèle en soi... et uniquement à ce moment-là... Mais ce qui peut sembler étonnant, c'est qu'à travers la quête on prend une direction, on va vers quelque chose que l'on appelle éveil ou autre et que... ce qui se révèle survient d'une façon totalement inattendue... on pourrait dire que Ça arrive par derrière... Il surgit en soi la conscience de l'illusion même de notre propre recherche et que, ce qu'on ce qu'on va chercher au loin quelque part, est contenu en soi. A ce moment là, c'est comme un coup de massue, car le mental s'arrête d'un seul coup de tourner.
C'est un peu, je crois, ce qui est évoqué par le mythe d'Icare... il cherche la Vérité et s'élève vers le soleil... Mais ce qu'il atteint n'est pas le "soleil" tant attendu... il n'atteint rien... juste il tombe dans l'océan (symbole du Soi)... le Soi le ramène à lui... et ainsi de nouveau "le lien" entre le Soi et la conscience individuelle (celle qui cherche et veut s'élever vers le soleil, la vérité) est de nouveau rétablie... La rupture n'existe plus.
Ceci étant dit... Même lorsque cette révélation est survenue en soi, la réalisation spirituelle n'est pas achevée pour autant... loin de là...
Bonsoir....
Je considère que l'ego est ce mécanisme intérieur qui maintient la conscience individuelle dans une position de repli sur elle-même... de fermeture...
Je me dis souvent que dès l'instant où je me mets à considérer que j'ai compris quelque chose... c'est que je me suis fermé, je veux dire "compris" dans le sens de compréhension rigide et définitive... car ce que nous sommes au plus profond de soi est infini... et c'est cet infini qui appelle à se transmettre et à être véhiculé à travers notre dimension humaine...
Un lien ci-dessous qui évoque le mécanisme de l'ego dans la voie spirituelle
http://spiritpartage.forumactif.com/t2834-trouver-le-saint-graal?highlight=le+saint+graal
Bonsoir
Il est possible qu'à l'origine la philosophie et la spiritualité soit une seule et même réalité, c'est à dire le chemin qui mène à la connaissance de soi, de notre nature humaine et du monde dans sa dimension la plus holistique... Toutefois il semble qu'à l'heure actuelle on considère la philosophie comme étant l'analyse intellectuelle de la réalité... et comme le disait un ami :
"la philosophie est plus ancrée dans une démarche scientifique d'observation puis de conclusions tirées de cette observation..."
La philosophie demande un observateur qui veut comprendre tout en restant ce qu'il est, c'est à dire sur un point fixe d'observation... La démarche spirituelle (et sans doute la philosophie aussi dans son sens le plus fondamental car "philosophe" veut dire "ami de la sagesse") quant à elle inclut l'observateur lui-même... en fait elle emporte l'observateur dans des dimensions toujours plus profondes de soi... La voie spirituelle n'est pas vraiment une démarche qui amène un gain, un acquis en termes de savoir, elle est plutôt ce qui permet de retrouver ou de reconnaître en soi ce qui est notre vraie nature qui elle porte en elle-même la connaissance de toutes choses (La Source).
Dans cette démarche, les acquis, le savoir sont utiles à un certain moment... Mais c'est plus dans la perte des limites que les choses se révèlent... car le "savoir" ne peut être que "limité" aussi étendu puisse -t-il être tandis que ce retour en soi ouvre la porte sur l'infini...
|
|
|||||
On pourrait passer des lustres à essayer de disséquer les différents rouages de nos sociètés pour essayer de comprendre le malaise actuel et encore plus de temps pour tenter d'y trouver un
remède. Entreprise ardue... car chaque situation délicate a ses propres causes qui elles-mêmes sont produites par d'autres causes... et ainsi de suite... Il me semble que ce n'est pas ainsi qu'il
convient de considérer la situation...
Il y a un problème à la base... C'est un peu comme si en regardant un arbre on se demandait pourquoi les feuilles se déssèchent ; on pourrait être tenté d'agir au niveau des
feuilles mais ça ne marchera pas, c'est sûr, car le problème ne vient pas de là, pas de la surface des choses...
Au niveau de la socièté, c'est pareil, si on veut que les choses aillent mieux, il convient d'agir au niveau de ce qui constitue la sève de l'être humain, de ce qui le concerne dans son
intimité... Je parle bien sûr de spiritualité, d'ouverture spirituelle....
Ce n'est pas compliqué à comprendre me semble-t-il...
Qu'est-ce qui fait qu'une forêt est verte ??
Réponse : c'est que tous les arbres sont verts...
Qu'est-ce qui fait qu'une socièté est équilibrée et saine ???
C'est qu'elle est constituée par des personnes saines et équilibrées...
Maintenant, ce qui peut amener une amélioration dans notre propre vie, sans se préoccuper de ce que font les autres, c'est bien sûr de suivre ce chemin "d'ouverture intérieure", faire en sorte
d'aller vers un élargissement de soi, une meilleure compréhension des choses...etc. même si c'est un peu long, c'est quand même le bon chemin... Je crois qu'ainsi, en nous orientant ainsi, nous
influençons aussi les situations et les autres autour de soi... ca crée une dynamique...
Ce que je souhaite exprimer ici, c'est que la spiritualité dans le sens "réalisation de soi" m'apparait comme la seule alternative possible aux problèmes que connait le monde. Et qu'à plus
il y aura de personnes qui feront ce choix qui est d'amener un mieux dans leur vie, que cela passe par le yoga, la méditation...etc. eh bien à mieux ce sera... car si nous sommes influencé par ce
qui nous entoure, l'inverse est aussi vrai, nous influençons ce qui nous entoure.
Certains profitent du système et sont pourtant très riches... C'est sûr, cette richesse peut elle aussi aveugler...
Je crois que ce qui intéressant et constructif, c'est de ne pas rentrer dans un processus d'accusation de l'autre, ou des situations, ou du monde... Car le monde de maintenant, il est
ce qu'il est, et on ne peut pas le changer d'un coup de baguette magique ; l'intérêt c'est de voir comment nous, là où nous sommes, nous allons pouvoir amorcer, ou faire en sorte que
s'amorce cette amélioration, pas tellement du monde extérieur, mais en soi.
Maintenant, ça ne signifie pas qu'il faut négliger les améliorations extérieures, mais ce que je veux dire c'est que l'extérieur dépend de l'intérieur. Tout comme l'état des feuilles d'un arbre
dépend de la qualité de la sève qui l'irrigue...
Voilà ce que je voulais exprimer... et cette vision critique que l'on peut avoir sur le monde extérieur peut être une échappatoire qui nous évite de voir en soi une sorte de malaise ; c'est une
façon de l'éluder.
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Tant que l'on garde vis à vis de la situation dans le monde actuel une forme de jugement, c'est que l'on considère que les choses ne sont pas telles
qu'elles devraient être, et ainsi on rend l'extérieur responsable de notre sentiment d'injustice. Et tant que l'on considère l'extérieur de soi responsable, on fuit, on n'est pas avec ce qui est
ressenti à l'intérieur de soi.
Je ne parle pas ici du fait d'agir ou de pas agir, ceci est bien sûr laissé à l'appréciation de chacun... Et de mon point de vue si l'on considère qu'une chose doit être changée dans le monde ou
même que l'on doit intervenir par rapport à telle ou telle situation, il est correct de le faire...
Mais ce dont je parle, c'est de ce qui va, au fond de soi, impulser l'action...
Ce post est : "Ceux qui profitent du système ??" Une telle formulation sous-entend que l'on ressent comme une sorte d'injustice par rapport à la situation du monde actuel. Si nous en restons là,
c'est sur cette base-là, ce sentiment d'injustice en soi, que va s'élever notre action... On va vouloir faire ceci ou celà pour changer ce monde que l'on juge imparfait.
Ca fait toute la différence entre une action qui est guidée par le "coeur" (je ne parle pas ici du coeur dans le sens "les bons sentiments" ou la morale) et une action qui est impulsée
par une forme de colère, de sentiment d'injustice, même si celui-ci est latent ou peu exprimé.
La seule issue, à mon sens, se trouve dans l'introspection sincère, du genre :
"Pouvons-nous réellement porter un jugement sur le monde compte tenu de sa complexité ?"
"Savons-nous ce qui est juste et ce qui ne l'est pas ?"
Il s'agit en quelque sorte de désamorcer ce sentiment qu'il y a une injustice quelque part...
C'est un peu aussi, à mon sens, l'un des messages du "Livre de Job" (La Bible).
[Pour la petite histoire, disons que Job était un homme très intègre et voué à Dieu, mais du jour au lendemain il s'est vu complètement dépouillé de tout. Alors il s'est adressé à Dieu avec un
sentiment de révolte, et celui-ci lui a répondu à peu près : "Mais qui est-tu pour me juger ??"] (Sous entendu, tu n'as pas une vision sufisament holistique du monde pour porter un jugement
fiable)
Je pense que c'est aussi pour cette raison que le Christ demandait "de ne pas juger"... Car dès que l'on juge, on instaure forcément une dualité en soi, une rupture en soi.
De nombreux maîtres disent que le monde est parfait, et je pense vraiment qu'il en est ainsi.
Voilà, je ne sais pas si ce que je voulais dire est clair...
![]()
L'origine de ce texte que j'ai trouvé sur le site : http://re-naissance-romane.over-blog.com/article-23937556.html et qui aurait soi-disant été découvert dans la Cathédrale Saint-Paul de Baltimore en 1692 (Auteur inconnu) est contesté :
Si vous souhaitez de plus amples informations à ce sujet, je vous invite à consulter le site suivant :
http://barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=589
Toutefois, quelqu'en soit l'origine, je trouve qu'il est inspirant...
"Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte...
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes les personnes. Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le plus simple d’esprit et l’ignorant :
ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit.
Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain et vaniteux. Il y a toujours plus grand et plus petit que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle : c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes
du temps.
Soyez prudents dans vos affaires car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe : plusieurs individus recherchent de grands idéaux et
partout la vie est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est, en face de toute stérilité et de tout désenchantement, aussi éternel que l’herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec
vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles : vous avez le droit d’être ici. Et, qu’il soit clair ou non,
l’univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos peines et vos rêves, dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Soyez positif et attentif aux autres.
Tâchez d’être heureux."
Bonjour à tous
La suite du roman "Le voyage de l'albatros" (Part VIII)
L’été approchait, et ceux dont le rôle consistait à cultiver la terre, se fondant en elle, la couvant avec amour, veillaient à ce qu’elle reçoive tous les soins
nécessaires… Et elle leur rendait cela au centuple, ne les laissait jamais dans le besoin…
Toujours dans la même vision, dans le respect de soi, de leur propre rythme intérieur, s’harmonisant avec le rythme de la nature elle-même, ils établissaient un équilibre qui évitait toute
sécheresse, toute fatigue excessive et leur permettait de vivre dans l’abondance. L’âme des hommes et celle de la terre se reconnaissaient alors comme étant une seule et dans cet équilibre, la
vie leur donnait tout ce dont ils avaient besoin.
Ces gens-là, jamais ils n’auraient sacrifié leur intégrité pour un bénéfice apparemment plus désirable… Jamais ils n’auraient détruit une source pour gagner un verre d’eau… Leurs esprits étaient
larges, étendus et libres…
Jimmy resta encore quelques semaines avec les habitants de ce lieu et lorsque de nouveau, l’automne arriva, il ressentit l’appel des basses terres, l’appel de son propre village. Fort de sa
maturité présente, il pouvait laisser se diffuser la clarté de la source à travers chacun de ses actes et à travers chacune de ses relations avec le monde. Il serait maintenant capable de vivre
même ce qui l’effrayait, vivre ce qui était douloureux… Et ainsi, en acceptant la peur, en acceptant au niveau du cœur la souffrance à laquelle il ne pourrait remédier, il amènerait la lumière au
sein même de l’obscurité.
Il était loin de la perfection, mais son être véritable s’était révélé. Et même si à certains moments l’inquiétude le gagnait, le plan fondamental à travers cette faille déjà tracée en lui, de
nouveau se manifesterait et au fil du temps, il l’intégrerait et reconnaîtrait en lui sa seule et unique identité.
À l’entrée du village, il salua tour à tour chacun de ses amis assemblés pour son départ. Il ne leur dit rien de particulier si ce n’est les mots anodins de la vie quotidienne. Mais son regard
chargé de reconnaissance traduisait ce qu’il ressentait et dans les yeux de Théodore, on voyait bien qu’il savait ce que vivait le garçon.
Le vieil homme n’avait aucun doute quant à l’avenir radieux de son protégé : il suivait son chemin et c’était l’existence elle-même qui le prenait en charge ; cette certitude ne lui venait pas
d’une conviction intellectuelle, mais était, comme une évidence, inscrite dans son cœur.
— Au revoir Théodore, au revoir mes amis !
— Au revoir Jimmy !
Toute expression semblait inutile… Son chemin l’amenait ailleurs. Pourtant, alors que déjà il s’éloignait, le vieil homme le suivit quelques instants et lui dit en aparté :
— Rappelle-toi mon garçon, si à certains moments le tourment t’accable ou si ta vie devient trop pénible, n’oublie pas que la souffrance et le chagrin sont comme les nuages qui traversent le ciel
et semblent nous ravir l’astre du jour ; ils ne sont toujours que de passage...
Jimmy repartait. Il laissait derrière lui ce cocon qui l’avait soutenu et nourri durant toute une année. Une profonde tristesse tendait à s’exprimer sur son visage,
mais c’était la tête haute qu’il avançait. Il allait de l’avant, il suivait le chemin qui conduisait jusqu’au lac et qui devait ensuite le ramener jusqu’à son village. Il accéléra l’allure de son
pas sans réaliser qu’ainsi, inconsciemment, il fuyait la réalité de cette angoisse qui lui enserrait la poitrine : peur, perte des repères, incertitude quant à l’avenir…
Ce n’est que lorsqu’il arriva sur le bord du plan d’eau qu’il prit conscience de la corruption de son état intérieur… la surface plane et apaisée fit revenir la paix en lui et dans le même
instant le nœud qui contractait son plexus solaire se résorba ; avec quelques bâillements, son angoisse fut comme enveloppée, dépassée et il ne subsista plus que la quiétude, cette sorte de paix
qui enveloppe le cœur. Il y avait en cela quelque chose de magique et tout lui laissait penser que désormais aucune douleur ne pourrait plus jamais l’enfermer. Il lui suffisait de rester avec
elle, dans l’acceptation de sa présence, pour qu’elle disparaisse comme neige au soleil…
Sur la rive, les joncs frémissaient. Ils agitaient leurs tiges sous un léger souffle d’air qui s’élevait vers le sommet ; comme pour l’inviter à reprendre la route, le vent lui soufflait dans le
dos, il le poussait vers les hauteurs…
Jimmy commença à gravir le sentier et le soir venu, il atteignit la crête ; cette bande rocheuse, véritable passage entre deux mondes, marquait la jonction entre son enfance et cette nouvelle
destinée. Un instant subjugué, il s’immobilisa… La plaine, lointaine, venait de ressurgir devant lui. Son regard se perdit dans cette immensité et une foule de souvenir remonta de sa mémoire.
Perplexe, il contempla ce ciel qui dominait les basses terres, un amoncellement de nuages en ternissait l’éclat ; semblables à des annonciateurs de tempête, ils apparaissaient comme de bien
funestes présages… Et c’était dans une sorte d’instabilité que le jeune homme se retrouvait, face à cette destinée qui l’appelait et l’incitait à basculer sur ce flanc de montagne qui
inévitablement l’amènerait à replonger dans les traces du passé, et la possibilité de rester là où il se trouvait et de revenir vers Théodore… Cette réflexion l’effleura, mais à ce stade, il ne
pouvait abdiquer, car tout en lui le poussait vers l’expansion, le poussait vers la découverte de la profondeur de son être. Il n’était pas suffisant qu’il ait vu sa véritable nature, il devait
maintenant déraciner le germe même de la souffrance au fond de lui, sinon celui-ci resterait toujours présent.
Ses pas s’étaient enchaînés et déjà il descendait vers les basses terres… Comme lors d’un pèlerinage, il demeura quelques instants en chaque lieu qui avait marqué son périple de l’année passée :
la grotte où il avait dormi avec Théodore, la source où des jours durant, il l’avait attendu, espéré… Lorsqu’il fut à proximité de la maison Marie, il sentit un nouvel élan naître dans tout son
corps. Ses mouvements s’accélérèrent, stimulés par le souvenir encore vivace de cette douceur qui l’avait nourri durant cette période troublée. Entre les rameaux et les feuilles des arbres, il
aperçut sa demeure, telle qu’il l’avait laissée à l’automne dernier, lui semblait-il… Mais en s’approchant une crainte le saisit, il ne percevait aucun mouvement, aucun bruit hormis les chants
d’oiseaux. Les volets clos, les branches mortes sur le seuil et plus encore, la présence d’herbes folles dans le jardin lui confirma son impression : personne ne vivait là depuis plusieurs mois !
Il frappa à la porte : pas de réponse !
La peine et la désolation, comme un reflet de ce lieu lui-même, envahirent son esprit ; il réalisa alors qu’un sentiment de solitude surplombait cette tristesse et que depuis plusieurs heures, il
se réjouissait à l’avance de la joie qu’occasionneraient leurs retrouvailles. Accablé par la détresse, il devint plus impatient encore de retrouver sa maison, son passé… comme une bouée, à
laquelle il chercherait désespérément à s’accrocher. Son tourment l’accapara avec une telle intensité qu’il ne parvint même plus à se recentrer et à le dépasser ; en réalité, même l’idée que
cette opportunité restait offerte ne put émerger dans son esprit ; les marques, les blessures qui remontaient à présent dans sa conscience le touchaient trop profondément.
Voilà, merci d'avoir lu juque là, le prochain chapitre bientôt : "Le vide sous les pieds..."
| Citation: |
|
Ils envoyèrent auprès de Jésus quelques-uns des pharisiens et des hérodiens, afin de le surprendre par ses propres paroles. 12.14 Et ils vinrent lui dire: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu ne t'inquiètes de personne; car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, et tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? Devons-nous payer, ou ne pas payer? 12.15 Jésus, connaissant leur hypocrisie, leur répondit: Pourquoi me tentez-vous? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. 12.16 Ils en apportèrent un; et Jésus leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription? De César, lui répondirent-ils. 12.17 Alors il leur dit: Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. |
Bonjour
On peut nommer les choses de différentes façons mais le mot qui les traduit ne change pas la réalité en elle-même.
Le fait est qu'il y a une réalité qui nous dépasse complètement en tant qu'ego ou conscience individuelle. Mais il ne s'agit pas d'essayer de convaincre car cela
n'a à mon sens aucune utilité et il est sans doute préférable que chacun reste honnête avec lui-même dans sa perception du monde, de la réalité... tout en restant toujours ouvert à de nouvelles
découvertes en soi.
Je traduis donc ici comment je perçois tout ceci.
L'âme et la conscience individuelle m'apparaissent comme étant complètement séparés; et si je peux dire "mon âme c'est moi" je ne peux pas dire "je suis mon âme",
car la conscience individuelle en est en quelque sorte la projection, comme une image dans le miroir. (Je suis mon reflet dans le miroir, mais lui, le reflet, il n'est pas moi).
L'âme est donc le niveau suprême de soi, mais on ne peut rien prouver à ce sujet; car de toutes façon les preuves ne peuvent concerner que notre sphère
intellectuelle.
| Citation: |
| Et que peut bien vouloir dire communiquer avec son âme ? |
De part notre personnalité, la sphère de l'individu est compacte, bien repliée sur elle-même ; et ainsi ce niveau suprême est comme maintenu à l'écart de notre
vie.
Il commence à y avoir communication avec l'âme lorsque celle-ci se révèle en soi. Elle peut apparaître comme étant "Lui", le Divin, un niveau qui nous dépasse qui
se révèle.
Bonjour, voici comment je perçois ce sujet...
Chacune de nos actions, chacun de nos gestes, nourrit en bien ou en mal notre conscience. Donc inutile de lutter pour inciter « un autre » à agir pour le bien, ou à
adopter un comportement que nous considérons positif car l’important est de voir pour nous-même — c'est-à-dire de voir si nous nous sentons heureux et confortable en
accomplissant telle ou telle action — l’action qui mérite d’être accomplie ou la parole qui mérite d’être prononcée.
Il y a dans cette approche du principe de l’action qui mérite d’être accomplie une sorte de « non lutte », une sorte de douceur que l’on peut avoir avec soi-même ;
car l’action juste est justement celle qui n’amène pas de lutte en soi, qui ne demande pas de combat ou même d’effort intérieur.
Lorsque la conscience est claire — libre — ceci est vrai à cent pour cent. L’action juste est celle qui vient spontanément à soi, sans doute est-elle impulsée à
partir de la source (en soi), ce niveau le plus fin de notre conscience ; et c’est pour cette raison qu’elle est juste et ne porte pas de préjudice, ni pour soi, ni autour de soi.
Dans cet entre deux qui est le commun de tous les chercheurs spirituels, il est nécessaire de faire appel à la discrimination intellectuelle, ou bien aux écrits des
anciennes traditions qui ont des messages fondamentalement similaires. — Par exemple la citation : « Ne faites pas à autrui ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse ! » se retrouve dans
de nombreux enseignements (le Christ, Confucius…etc.). — Et ceci afin de ne pas générer de tort à tout ce qui nous entoure, ou en tous cas le moins possible. Il semble essentiel de maintenir
vivante en soi cette aspiration à ne pas porter de préjudice autour de soi ; il serait dommage, lorsque l’on suit cette voie d’ouverture de la conscience — voie spirituelle — d’être freiné parce
que l’on croit que l’autre, c’est l’autre ! et que le tort que nous pourrions lui causer — que ce soit pour un bénéfice matériel ou un quelconque avantage — ne nous affecte pas… Car tout ce que
nous accomplissons, en bien ou mal, élève ou plombe notre conscience, la purifie ou la rend plus obscure.
Il semble que c’est « cette profondeur de soi » elle-même — ce niveau le plus fin de notre être — qui nous éloigne d’Elle lorsque nous agissons d'une manière «
décalée »… Sans doute nous éloigne-t-elle parce que ce « quelqu’un » auquel nous portons un dommage, c’est aussi « Elle » ; et ainsi tout acte qui génère une souffrance autour de soi crée une
scission, une rupture avec Elle, nous éloigne d'Elle.
C’est sans doute pour cette raison que se retrouve dans de nombreux enseignement la citation : « Ne faites pas aux autres… etc. ». On y voit souvent un conseil
moralisateur, mais en fait c’est essentiel pour soi pour la simple relation que l’on entretient avec soi-même, pour que nous puissions rester « entier » et qu’ainsi il n’y ait pas de rupture en
soi, de rupture entre le mental et le Soi.
L’action juste est celle qui nous nourrit, qui nous rapproche de notre soi, qui fait que l’on se sent bien en l’accomplissant, plénifié, heureux.
Chers amis bonjour
Voilà plusieurs mois que je n'ai pas écrit, mais il arrive parfois, lors des sessions de silence que je m'accorde dans la journée, que certaines choses viennent ;
alors je prends la plume et je les retranscris d'un trait avant qu'elles ne s'échappent.
Ce que je perçois sur le sujet...
S’il n’y a pas en soi de désir d’éveil spirituel il y a peu de chance que celui-ci se produise. Disons que le désir, la recherche, crée une sorte de dynamique
intérieure qui fait bouger, qui ébranle, toute la structure de l’individualité. Pourtant c’est sûr que l’éveil n’est pas quelque chose que l’on trouve ; car il est (la conscience d’éveil) situé
au-delà de celui qui cherche, c'est-à-dire plus profondément en soi. En d’autres termes, la conscience d’éveil tend à se révéler lorsqu’elle trouve un passage, une faille, dans la structure
habituellement compacte et hermétique de l’individualité.
Et c’est pour cette raison que la quête spirituelle (la recherche intérieure dans le sens de la remise en question de soi) est importante, essentielle même je
dirais, et ceci même si l’éveil n’est pas « ce » que l’on trouve.
Lorsqu’il y a éveil — qui est la révélation en soi de ce plan qui dépasse l’individualité, de « Ce » quelque chose de plus grand que le « je » auquel nous sommes
depuis toujours habitué — on réalise que « éveillé » on l’a toujours été, à tout moment et que le problème ne se situe pas dans la conscience d’éveil qui est (et a toujours été) présente (en
soi), mais de la structure de l’individualité qui la recouvre et la voile.
Bien à vous tous
Ouverture sur la vie...
Introduction...
Sommes-nous certains de savoir ce qu'est la réalité ???
Pourquoi notre attitude dans notre relation avec le monde est-elle vouée à l'échec
???
Premiers pas vers l'ouverture...
Qu'est-ce que la spiritualité ???
Une source en nous??? Qu'est-ce que c'est???
La source, fondement de l'action juste...
Rétablir le "lien" avec la source...
Actions et réactions (Karma)
Karma et
réincarnation...
Croire en Dieu ???
L'importance de l'authenticité...
Ne pas faire ce que nous ressentons être mal est essentiel
La vérité peut-elle être blessante???
Ouverture intérieure et capacité à recevoir...
Réalisation spontanée des
désirs...
Entraide sur la voie...
L'autre qui nous gêne...
Deuxième pas vers l'ouverture...
La vie spirituelle, c'est la vie elle-même...
La maya ou la grande illusion...
Influence mutuelle des individus...
Ouverture intérieure et notion d'effort en vue de l'éveil...
Eveil et souffrance...
Pourquoi souffrons-nous ???
Chagrins d'amour ???
La spiritualité à travers les arts...
Voies spirituelles, une grande méprise...
Le pouvoir créateur de la conscience
Laïcité et spiritualité
Destinée inéluctable ou libre arbitre???
L'autre, reflet de ce que nous "sommes"...
Compatibilité entre vie spirituelle (éveil) et développement personnel...
Sous nos pieds, la voie...
Relation entre :
libre arbitre et karma (l'action et ses conséquences)
"Dhama" ou "Devoir naturel"....
Aspiration à l'éveil et notions de détachement...
Pratiques spirituelles...
Vivre le silence : la méditation...
L'éveil... et ensuite ???
L'éveil et la continuité du chemin, un
paradoxe...
Un piège qui accompagne l'éveil...
"Être au service..."
Bonté fondamentale et non-agir...
Ouverture intérieure ou "vêtement spirituel", un choix...
Eveil authentique... ou conceptuel???
Le vide sous les pieds...
Témoins d'éveil...
¨
Être guidé par notre propre coeur (Dharma et "non agir")
Conscience et anciennes traditions...
Religions : Orient et Occident... Deux approches, Une Vérité
???
Christianisme : Commentaire de l'évangile
selon Saint Jean
Et la lumière brille dans les
ténèbres...
Sur la génèse
Tierno Bokar, maître soufi...
La Bhagavad Gita et la Bible, une
similitude
Le Tao Te King- Commentaire du chapitre
10
Le Tao Te King- Commentaires du début du chapitre
II
Le Tao Te King- Commentaires du début des chapitres XV et
LXX
Le Tao Te King- Commentaires
du Verset XX
Le chant royal de Saraha (Versets 1 à 6)
Tu aimeras l'étenel ton Dieu de tout ton coeur de toute ton
âme...
"Aimer ses ennemis ???"
"Heureux sont les simples d'esprit...."
La Genèse, le bien
et le mal...
La Genèse, la femme et a chute
???
"On ne voit bien qu'avec le coeur" ou
"La Genèse et la chute"
L'invincibilité ???
Trouver le Saint Graal...
"Ne mettez pas la lumière sous le boisseau" (le Christ) et "Non agir" (Lao Tseu)
Être guidé par notre propre coeur... Dharma et "non-agir..."
Problèmes de socièté
?
Introduction
De la division à l'unité... dans l'intégration du monde
actuel.
La voie spirituelle (ou voie de la connaissance de soi), source de paix dans le
monde...
Le chomage...
Un mur en Israël...
Le Dalaï Lama reçu par Georges Bush ???
Questions et réponses...
Peut-il être légitime de se suicider ???
Qu'est-ce que le KI ???
L'amour demande-t-il le rejet de la haine
???
Le principe de l'invincilité
???
Derniers Commentaires