Bonjour
Dans une situation conflictuelle, il est certainement toujours plus profitable de chercher à voir de quelle façon elle peut être constructive, évolutive, et ainsi amener l'approfondissement de
chacun des partis.
???
Je vous confie donc ce qu'un jour on m'a montré à ce sujet et que j'ai pu, en conséquence, expérimenter.
Il y a une chose toute simple à se rappeler :
C'est que quelque soit la querelle à laquelle nous sommes confronté, c'est toujours en soi et par rapport à soi que se trouve l'issue, et cela pour chacun des deux partis en opposition...
Ce qui revient à dire que chacun des deux partis en conflit a la possibilité de se mûrir lui-même (de s'épanouir) à travers la confrontation…
Quelle que soit "la chose" que l'on vient nous dire, ou quelle que soit la situation extérieure qui nous dérange ou nous bouscule (et surtout si cela nous trouble avec une grande force), il est
bien de se demander si ce que l'on vient de nous dire n'est pas justifié ou si nous n'aurions pas quelque chose à réajuster dans notre attitude…
Peut-être y a-t-il quelque chose à réajuster, mais peut-être pas…
En d'autres termes, toujours se demander : "Et si c'était vrai ?" (ce que l'on vient de me dire et qui m'a blessé) ou encore "n'y a-t-il pas une part de vérité en
cela ? n'ai-je pas quelque chose à réajuster dans mon attitude ?"
Mais dans tous les cas, ces confrontations font ressortir notre propre faiblesse parce qu'elles touchent quelque chose de fragile en soi (et en ce sens elles
la révèlent, elles nous la montrent).
Pourquoi se poser toutes ces questions ??
Eh bien parce que la structure individuelle a toujours la tendance à "rebondir", c'est-à-dire à rester compacte et à s'opposer à l'approfondissement de
soi.
Et c'est ça, à mon sens, qui est important, beaucoup plus que la raison apparente de la querelle ou de savoir qui a raison ou tort… car tout ça, d'ici peu de temps
tout le monde aura oublié et ça n'a pas d'importance. (En admettant d'ailleurs que quelqu'un ait raison ou tort… ???)
Ces confrontations, si elles nous atteignent et nous déséquilibrent, font ressortir une faiblesse en soi ; elles nous donnent ainsi, puisque le trouble qu'elles
suscitent en nous apparaît au niveau conscient, l'opportunité de les dépasser et ainsi de nous approfondir.
Un autre exemple : Si quelqu'un nous regarde de haut on peut se demander:
"Mais… pour qui se prend-il ??" et se dire en conséquence (à juste titre d'ailleurs) : "mais je vaux autant que lui !"
Mais si son positionnement nous gêne, nous révolte, c'est que son attitude (à lui) touche quelque chose en nous, c'est-à-dire : "on se sent diminué !"
Ce qui est certain, c'est que lui (l'autre) on ne peut pas le faire changer.
On peut, à ce stade, et dans tous les cas de figures possibles, adopter différentes attitudes:
·
Se disputer avec lui…
·
L'ignorer… (ou feindre de l'ignorer)
·
Reconnaître ce qui est là en soi…
De toutes ces positions, la dernière est à mon avis la meilleure… et de loin.
Ce qui intéressant, évolutif, c'est de faire ce que justement on n'a généralement pas envie de faire :
Reconnaître : "Oui je me sens diminué" car on se donne ainsi l'opportunité de dépasser ce malaise.
Ainsi, on ouvre, l'ego s'ouvre, il lâche un peu ses limites.
Et dans cette ouverture, ce qui se révèle (ou qui est appelé à se révéler), c'est que nous ne sommes pas limités par ce sentiment : "je me sens diminué" ; ce qui se
laisse percevoir aussi, c'est le "jeu" de cet autre qui est venu nous titiller, c'est-à-dire sa souffrance, son malaise qui est la cause même de sa position, de son attitude à notre égard.
Ainsi, forcément on ne le voit plus de la même façon ; on ne voit plus quelqu'un qui nous agresse ou qui nous sous estime, mais quelqu'un qui souffre.
[Pour cet exemple précis, (que je cite ici), celui qui nous "regarde de haut" adopte généralement cette attitude car elle lui permet ainsi de compenser (dans
l'image qu'il a de lui-même), sa propre déficience, son propre sentiment d'infériorité, sa souffrance…]
Bien à vous tous…
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