Ci-dessous, un lien vers une vidéo du patriarche Michel Sabbah :

http://www.alterinfo.net/Entretien-avec-Le-Patriarche-Latin-Palestinien,-Michel-sabbah-_a18779.html

Cette vidéo nous montre un homme remarquable de sincérité et d'authenticité, un homme qui fait passer la spiritualité, c'est-à-dire "Dieu" ou encore en d'autres termes, l'expression de sa propre fibre, de sa propre conscience, avant celle de ce qui pourrait apparaître comme "ses intérêts limités"... Je dis bien "ce qui pourrait apparaître" car il s'avère que celui qui suit le flot de sa propre conscience au niveau le plus fondamental sert aussi ses intérêts limités... et cela même si dans un premier temps, l'apparence semble dire le contraire...

Moi-même, je n'ai pas d'ennemis, mais sans doute cet enseignement "Aimer ses ennemis" dans son sens le plus large signifie-t-il que toute personne peut être aimée, même si elle nous gêne, si elle nous dérange...

Bien sûr cet amour n'est pas "l'affectif" ainsi que Michel Sabbah le confirme, il ne s'agit pas de cette bonne intention où l'on souhaite voir tous les hommes se réunir et s'aimer... Ce qui n'est peut-être pas un mal en soi mais en fait cette attitude "extérieure" ne tient pas compte de notre ressenti intérieur... Ce que je veux dire, c'est qu'on peut très bien vouloir aimer, avoir toute les bonnes intentions, et continuer malgré tout à ressentir au fond de soi une aversion envers cet autre... Et dans ce cas, cette expression "extérieure" traduit, à mon avis, un manque d'authenticité...
Je crois que le chemin se trouve, non pas dans la projection de cet idéal où l'on voudrait amener tous les hommes à se réunir et à s'aimer, mais dans la reconnaissance en soi (chacun au fond de lui même) de ce qui fit cette aversion que l'on porte à l'autre... reconnaître la racine.
Et cette racine qui divise est ressentie comme un malaise en soi... Mais ici, bien sûr, il n'y a pas de méthode pour s'en libérer... une méthode (technique) ferait appel à l'intellect...
C'est plutôt "acceptation" "accueil" de cette douleur qui permet qu'elle soit dépassée... Et que se révèle en soi cet amour qui ne dépend pas du temps ou de l'individualité...

Voir les forums où le sujet est traité...

http://spiritualite-laique.forumsactifs.com/spiritualite-ouverture-sur-la-vie-f3/aimer-ses-ennemis-t108.htm#580

http://vie-spirituelle.all-up.com/l-evangile-f8/commemoration-de-la-passion-t188.htm#1143

Catégorie : conscience et ancienne tradition

Je crois qu'il s'agit ici du tout premier "commandement" (Christianisme)
Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tous tes moyens"
Le second "commandement" étant :
"Tu aimeras ton prochain comme toi-même !"

Bien entendu je ne crois pas que l'on puisse aimer sur commande ; je pense plutôt qu'il s'agit d'une "dérive" dans la traduction ou dans la transmission de l'enseignement originel.
A mon avis le sens le plus probable à accorder à cet écrit serait plutôt :
"Tu orienteras ta vie vers la réalisation de Dieu ou vers l'union à Dieu ; ce qui, en d'autres termes, signifierait : tu iras vers l'ouverture du potientiel total de ton humanité, tu ne te restreindras pas dans la part superficielle de ton humanité; tu feras en sorte d'intégrer à ta vie sa dimension la plus profonde, la plus élevée... (suivre la voie spirituelle en fait)
On retrouvre cette idée dans d'autres enseignements où il est dit que la voie spirituelle, la voie de réalisation de soi doit aller à la première place dans les priorités que nous donnons dans notre vie.


Mon point de vue sur le sujet...

Vivre au présent est la tendance naturelle ; ainsi un enfant vit au présent d'une façon spontanée sans même y prêter attention. Si l'on part du principe que l'on doit ou même qu'il est nécessaire de revenir au présent, c'est un peu comme si on voulait amener d'une façon forte, ce qui est déjà naturel, déjà acquis, déjà notre tendance.
Suivant cette logique, peut-être serait-il plus judicieux de voir en soi ce qui nous a amené dans le passé ou dans une projection vers le futur... (ou aspirer à voir; car lorsque l'on désire voir, on donne ainsi l'opportunité à la perception de venir à soi dans les moments de silence)
En fait voir la cause, l'origine en soi de ce "départ" du présent.

Je me rends compte que lorsque je suis dans une projection vers le futur, c'est généralement la peur d'un devenir qui en est la cause ;
il n'y a évidemment pas de recette pour dépasser cette peur car bien sûr, elle se dépasse "par et à travers le silence" (méditation ou présence à ce qui est)
Même chose pour "les retours vers le passé", c'est généralement une angoisse qui en est à la base, un noeud en soi...

J'ai écrit "une approche" sur le dépassement des peurs, vous pouvez y accéder en cliquant sur :
 Dépasser les peurs
Mais dans le cas présent, il peut s'agir de peur qui ne sont pas perceptibles d'une façon criantes, mais plutôt, des traces subtiles en soi et que seul "le silence" nous laisse percevoir.

Il me semble que si l'on revient au présent d'une façon automatique sans "rentrer" en soi ou sans "aller" voir ce noeud, on perd ainsi l'occasion de le dépasser, de le dissoudre... (on l'élude en fait) et ainsi, toujours, il tendra à nous ramener vers un "ailleurs" (présent ou futur).

Une fois les peurs et angoisses dépassées, la présence au présent s'impose d'elle même...


Catégorie :
Les livres qui m'ont inspirés


http://www.amazon.fr/Fleurs-Bouddha-Une-anthologie-bouddhisme/dp/2226052461

Une anthologie du bouddhisme...

J'ai beaucoup aimé ce livre... recueil de textes et citations des maîtres bouddhismes issus de différents courants...

Certains de ces écrits furent une telle source d'inspiration pour moi qu'il restent encore dans ma mémoire ; tout particulièrement des textes des mahasiddhas Saraha, Tilopa, Dzalendara ou même de Kodo Sawaki qui fut un maître du zen Soto (le maître de Taisen Deshimaru), ou encore de Marpa et de Milarépa...


Les opinions que nous avons sur les choses, sur le monde, sont souvent bien arrêtées, trop bien arrêtées… Mais avons-nous réellement pris le temps d’y regarder de plus près ?
Très longtemps les hommes ont cru que le soleil tournait autour de la terre, cela semblait d’une telle évidence…

Nous sommes enfermés dans ce piège qu’est notre croyance en une réalité bien définie ; ces certitudes nous rassurent, nous confortent, nous donnent une apparente stabilité et c’est la raison pour laquelle nous les maintenons avec une telle force.

Le problème, c’est qu’elles établissent le champ de nos propres limites et créent ainsi la prison qui nous enferme. Nous n’aimons pas avoir des doutes sur la nature des choses, cela nous déstabilise, et pourtant… cette incertitude amène l’ouverture sur l’infini... 
Accepter de ne pas savoir, reconnaître cette ignorance fondamentale est nécessaire pour que la réalité puisse se révéler à nous telle qu’elle est. Si dès que nous percevons le reflet du soleil sur l’eau, nous considérons l’avoir réellement vu, alors nous ne le verrons jamais.

– Cette compréhension donne l’opportunité de suivre ou tester d’autres voies, d’autres attitudes, d’autres pratiques, d’écouter des enseignements que l’on avait jusque là mésestimés ; écouter dans l’ouverture…

 

Il semble que notre approche de la réalité soit totalement illogique, nous nous occupons d’abord de notre confort matériel, il est l’objet de toute notre attention… l’épanouissement de notre vie intérieure passant éventuellement après.

Dans cette attitude nous agissons comme un maçon qui voudrait poser la toiture d’une maison sans couler les fondations et sans construire les murs. Cette manière de procéder sera toujours vouée à l’échec.     
Il est très surprenant que les enseignements spirituels qui sont la base de toute vie ne soient pas mieux connus, et surtout profondément compris... 
Il est vraiment étonnant que la grande majorité des hommes de notre époque ne réalisent pas à quel point l’épanouissement de la vie intérieure est indispensable.

La plupart des religions paraissent avoir perdues l’essentiel de leur message et pire que cela, donnant une fausse idée de ce qu’est la réalisation spirituelle, en ferment les portes…
Je suis convaincu que si nous ne suivons pas cette démarche qui nous ramène à nous-mêmes, c’est que nous n’en comprenons pas l’aspect vital...

Qui parmi nous, voyant un diamant à terre ne se baisserait pas pour le ramasser ???
 
Bonjour à tous,

Le Dalaï Lama et ceux qui l'entourent seraient-ils à l'origine du soulèvement actuel au Tibet ? 

Bien entendu je n'ai pas la réponse à cette question.


je vous remercie de me laisser votre perception à ce sujet...

Si vous souhaitez répondre à ce post, merci de laisser votre point de vue sur le forum
ICI 

Jean-Yves
Catégorie : Spiritualité laïque

 
Premiers pas vers l’ouverture…
 
 
Remettre en question nos certitudes !
« Il est évident que si dans nos vies nous semons toujours les mêmes graines, nous récolterons toujours les mêmes fruits. » 
 
 
 
Se mettre en chemin vers l’ouverture. Pourquoi est-il important d’en comprendre profondément les avantages ??
 
 
Acquérir une profonde détermination est primordial pour effectuer cette démarche ; il est, de ce fait, essentiel de connaître les bénéfices que l’on peut en tirer.
Ne pas hésiter à poser les questions, à se poser réellement les questions sinon nous courons le risque de nous rétablir dans une croyance et cette « spiritualité-là » ne touchera alors que le plan superficiel de notre esprit. En d’autres termes, ne pas survoler le sujet…
Si l’on a un doute sur une chose ou sur une autre ce n’est pas un problème… Le doute est préférable à une certitude prise pour se rassurer.      
 
Cette recherche a pour effet :
– De déstabiliser le carcan du mental.
– D’amener une intention profonde (réelle) d’ouverture déclenchant ainsi certains « hasards » bénéfiques dans la vie.
– D’établir en soi le désir profond d’ouverture, base du maintien de la continuité dans la démarche  spirituelle.
 
 
Quels sont les avantages de l’ouverture ??? Ou le pouvoir créateur de notre conscience… 
Dès que l’on se met en chemin vers l’ouverture les conséquences bénéfiques se font sentir, car ce changement intérieur amène la vie (qui est notre miroir) à « réagir ». Au fur et mesure que la conscience s’élargit, devient plus claire, nous avons davantage d’influence sur les situations de notre vie, nos désirs se réalisent plus facilement.
En d’autres termes notre capacité à créer spontanément les situations qui nous sont favorables se rétablit progressivement et nous sommes alors encouragés par ces améliorations.
 
Que  faire ? 

A chacun de voir lui-même ce qu’il peut faire dans sa vie pour cela ; l’intention seule si elle est sincère est déjà un pas en avant, elle est une sorte de prière silencieuse en nous.
Pour de nombreuses personnes, ce sera d’accorder davantage de temps à l’écoute de soi, à la lecture d’écrits inspirants (qui résonnent avec ce niveau de paix présent en nous), au silence… Pour d’autres, changer certains comportements nuisibles…
Faire à la mesure de ses capacités, un pas en avant peut sembler « petit » mais un pas est un pas, et le stade que celui-ci permettra d’atteindre deviendra la base des pas suivants…
Une fois sur ce chemin, nous sommes portés par la dynamique générée par notre progression…
Mais l’issue n’est pas dans « faire » mais dans « comprendre », accepter de remettre en question les certitudes que nous avons parfois durement acquises, accepter d’avoir tort, de ne pas savoir, de changer… Tout cela demande un très grand courage, un courage d’autant plus grand que cette attitude n’est généralement pas reconnue comme étant méritante par nos propre schémas mentaux.
 
   
Le chemin…
 
Ce qui est souhaitable dans ce chemin-là, c’est de partir de ce que nous sommes, dans l’acceptation de ce que nous sommes et d’intégrer à notre quotidien les pratiques régulières qui amèneront un raffinement progressif de notre personne. Cette manière de procéder permet d’intégrer ces transformations à notre vie active. Il n’est pas non plus souhaitable d’en faire trop, ce qui pourrait avoir pour effet de nous déstabiliser.
Ces pratiques, associées à un esprit ouvert, amèneront progressivement cette conscience (au-delà de l’ego) à se révéler. Et c’est elle, qui est notre véritable « JE » notre vrai « MOI » qui fera que l’identification à l’ego s’estompera.
 
Catégorie : Socièté

Il y a quelques temps le Dalaï Lama a été reçu par Georges Bush, ce qui souleva, je crois, une polémique... 
Comment un homme de paix peut-il donner l'impression qu'il soutient un tel homme ??? 

Je crois que l'on a ici la réponse...

Il y a dans l'approche des sages, cette propension à se mettre à proximité de tous et ainsi d'influer sur les gens... De faire que ce courant, cette force de vie en eux s'anime chez ceux qu'ils approchent. 
Il s'avère que dès que l'on s'oppose à l'autre, on établit une "rupture" entre ce que nous sommes et lui et ainsi, on ne peut transmettre ce que l'on "est"... 

A ce sujet, cet extrait du Tao Te King de Lao Tseu...

"Un homme sage n'a pas d'idéologie. Il fait siens les désirs du peuple. Il aide les bons et les mauvais, et ainsi tous deviennent bons. Il fait confiance aux justes comme aux malfaiteurs, et ainsi tous deviennent honnêtes. Pour le sage, personne n'est sans espoir, car il sait enseigner la vertu ; et personne n'est inutile, car il sait faire usage de chacun."

Evidemment, la question qui se pose ici : 
"Doit-on, pour cela, tout accepter de l'autre ???" 

Je ne crois pas... Les enseignements ne sont sans doute pas des consignes "d'actions précises", mais des "indications", des "directions" pour nous aider à nous connaître nous-mêmes, connaître la réalité sur ses plans les plus essentiels...


Catégories : Les livres qui m'ont inspirés

Les enseignements inconnus de Lao Tseu... Un livre très inspirant...

http://livre.fnac.com/a1009705/B-Walker-Hua-hu-ching

Brian Walker nous annonce :

"Le Tao Te King ... On croit souvent qu'il s'agit de l'unique oeuvre de Lao Tseu. Bien peu sont avertis qu'un ensemble de ses enseignements oraux pour comment atteindre l'illumination et sa maitrise a été conservée dans un recueil appelé Hua Hu Ching (prononcé "oua hou djing).
Le conseils du Hua Hu Ching sont empreints d'un pouvoir énorme et font impact. Il s'agit là... d'une carte routière détaillée (vers la réalisation spirituelle)...
Faute de la tradition taoïste de transmission orale des écritures sacrées, prévalentes de maître à disciple, ce livre eut été perdu à jamais. Je serai toujours en dette avec le maître taoïste Ni Hua-Ching qui accepta de partager avec nous sa version de ces enseignements."

Bonjour à tous,

Voici un ouvrage remarquable qui fut pour moi une profonde source d'inspiration :

http://www.amazon.fr/Sri-Aurobindo-ou-lAventure-conscience/dp/2283019729

En termes simples Satprem, un marin breton 
(
http://www.ire-miraditi.org/ire/sat-suj.html
nous parle de la vie et de l'enseignement de Shri Aurobindo
(
http://www.ire-miraditi.org/ire/sa.html) et de La Mère ( http://www.ire-miraditi.org/ire/mere.html )

Quelques vidéos sur Shri Aurobindo et la Mère...

http://nl.youtube.com/watch?v=NhP1_g4hWXY
http://nl.youtube.com/watch?v=c_UctI974oE&feature=related
http://nl.youtube.com/watch?v=Vfr3Rhoq6pM&feature=related
http://nl.youtube.com/watch?v=oCC6hCgy2RY&feature=related

Amitié à tous...
Catégorie : Histoires initiatiques

Bonjour à tous,

Je vais raconter une histoire mais avant il est une chose dont j'aimerais parler ; c'est du pouvoir de l'écriture, je ne parle pas ici d'écrire une fiction ou de faire un thése mais de mettre des mots sur ce que l'on ressent. Certains jours, on peut se sentir "nuls" ou "peu évolués" par exemple et d'autres jours se sentir "supérieurs". 
Tout ça, ce sont des images en soi et le simple fait de l'écrire : "Je me sens nul, ou j'ai peur de ceci ou de cela, met une distance (un recul) entre nous et notre propre ressenti ;(ces écrits peuvent être très personnels ou bien déposés sur un blog, peu importe. Pour ma part, tout ce que j'ai écrit à ce niveau, personne ne la jamais lu) c'est en fait une façon de "déposer" la forme car bien entendu rien de tout cela n'est réel et notre véritable nature (profonde) n'est pas touchée ni atteinte de quelque façon que ce soit par ce ressenti. Quand, dans l'authenticité la forme est acceptée et déposée, ce qui est notre véritable nature peut se révéler... et elle est toute puissante...
Dans cette ordre d'idée, il est un très gand maître qui disait ceci : "Donnez-moi vos limites!"
Bon, je vais maintenant raconter cette histoire (tirée du Bouddhisme je crois) qui exprime la puissance de ce qui se trouve au-dela des formes que nous maintenons...

La force de la Vérité...

En Inde, un jeune enfant fut mordu par un cobra royal... Une mort rapide certaine...
Pour le sauver, la mère demanda que soit pratiquée un cérémonie particulière où chacun devait dire la vérité. Trois personnes sont en présence : Le père et la mère de l'enfant et un moine qui passait par là....

La mère commence...
"Cet homme que j'ai en face de moi et que j'appelle mon mari... en réalité je ne l'aime pas et si je tends mes bras vers lui c'est uniquement par habitude et pour ne pas le contrarier..."
Un tiers du poison sort du corps de l'enfant...

Le moine poursuit...
"Depuis plus de vingt ans je porte cet habit de moine mais en réalité je n'ai été moine qu'une seule semaine dans ma vie; il n'y eut qu'une seule semaine durant laquelle j'ai cherché la vérité et essayé de m'approfondir, tout le reste du temps j'ai fait semblant pour bénéficier des avantages liés à cette vocation. Je déshonnore cet habit que je porte...
Un deuxième tiers du poison sort du corps de l'enfant..."

Le père de l'enfant...
"Je suis considéré comme une personne très chaleureuse et nombreux sont les amis qui viennent chez moi et me tendent le bras... Mais en réalité, tous ces hommes et toutes ces femmes que j'appelle mes amis, je ne les aime pas et je regrette la nouriture qu'ils mangent à chaque fois qu'ils me rendent visite..."

Troisième tiers de poison qui s'évacue et l'enfant se lève...

Amitié à tous....
Catégorie : "Conscience éveillée et ancienne tradition"

Bonjour,

Voici un texte de Saraha qui fut et qui est pour moi une grande source d’inspiration. Les commentaires que j’ai pu rajouter ici ou là ne se veulent pas une valeur de référence mais plutôt l’expression de mon propre ressenti que je confie dans un désir de partage.
Dans ce texte, chaque phrase apparait comme une métaphore qui permet de comprendre la suivante plus facilement...


"Je me prosterne devant le noble Manjusri,
Je me prosterne devant celui qui a conquis le fini."


Ce premier verset de Saraha apparaît comme une prosternation, une soumission à une dimension supérieure. Il pourrait très bien être opposé au dernier verset de ce chant, car celui-ci ressemble à un défi lancé aux notions d’enferment.
Je cite : « Si je suis un porc qui aspire aux jouissances du monde, vous devez me dire quelle faute altère l’esprit immaculé. Comment peux-on être enchaîné par ce qui ne nous affecte pas ? »

"Comme une eau calme fouettée par le vent qui se soulève en vagues et en lames, le roi pense de beaucoup de façon à Saraha,
Qui n’est pourtant qu’un seul homme."


Ce qu’il appelle « le roi » est certainement « l’ego » (celui qui se prend pour le roi). L’ego, l’image que l’on a soi, fluctue selon les jours et selon l’humeur, mais ce que nous sommes fondamentalement (notre véritable identité) ne varie pas.

« Comme une eau calme fouettée par le vent ». C’est-à-dire que l’ego est de même nature que le Soi (la conscience fondamentale) et que c’est celle-ci, en s’agitant et en s’identifiant aux formes du monde, qui se manifeste en tant qu’ego. Ce « niveau » profond de soi est calme et apaisé par nature.

Au sot qui louche, une lampe semble être deux,
Lorsque celui qui regarde et la chose regardée ne sont pas deux,
Ah, l’esprit travaille sur l’essence des deux."

Lorsque l’on connaît une forme de bonheur, on l’oppose à l’idée de la souffrance ; ce qui laisse croire que la lumière serait d’un coté et l’obscurité de l’autre, c’est un certain niveau de perception en soi.
Mais ce que nous sommes réellement (qu'il appelle "l'esprit") se manifeste à la fois en tant qu’ombre et lumière. On pourrait croire que ce qui est obscurité en soi va se dissoudre dans la lumière mais il arrive un moment où cette "conscience d'éveil" montre que ces parts d’ombre ne sont que sa propre manifestation. C'est-à-dire dire qu'elle est à la fois l'ombre et la lumière. On pourrait dire qu'elle est "la lumière" qui s'exprime en tant qu'ombre et lumière ; sans doute ce que dans le Christianisme on appelle : "La lumière éternelle"


"Bien que les lampes soient allumées dans la maison,
L’aveugle reste plongé dans l’obscurité.
Bien que la spontanéité embrasse tout et soit proche,
Pour l’égaré elle reste toujours lointaine."


Une similitude ici :
« Un poisson dans l’eau qui cherche de l’eau » Cet exemple est cité par un maître taoïste (je ne sais plus lequel) pour décrire le disciple qui cherche le Tao.

"Les rivières, bien que nombreuses, sont une dans la mer,
Les mensonges, bien que nombreux, seront tous conquis par une vérité,
Lorsqu’un seul soleil apparaît, l’obscurité,
Quelque soit sa profondeur s’évanouit."

"Le nuage monte de la mer,
La terre boit et absorbe la pluie.
Le ciel et la mer n’augmentent ni ne diminuent."


Ce dernier verset est une probable métaphore qui décrit le processus de création du monde. A partir de cette essence qui constitue l’univers, celui-ci prend forme. Mais cette « essence » elle, n’augmente pas et ne diminue pas ; de même pour le monde manifesté… qui apparaît à travers la phrase « La terre boit et absorbe la pluie » imprégné de cette essence.

Amitié à tous, merci de me faire savoir si pour vous cet écrit est source d'inspiration..

Afin de ne pas associer l'idée de spiritualité laïque à une structure qui enferme, j'ai remplacé le nom de mon blog et du forum par "OUVERTURE SUR LA VIE"... Bien entendu, je ne souhaite pas que les liens que j'ai donnés aux uns et aux autres soient modifiés ; je pense que c'est très bien ainsi car c'est une façon d'exprimer que "la spiritualité laïque" dans mon "ressenti", c'est justement l'ouverture sur la vie...
Je ne crois pas que l'on puisse réellement définir ce qu'est la spiritualité ou du moins si on le faisait, la définition elle-même, du fait de la structure restreinte qu'elle représente, serait forcément une approximation (donc fausse) ; et ainsi que nous le dit Lao Tseu dans le Tao Te King : "Toute voie qui peut être tracée n'est pas le Tao."
Maintenant on peut bien sûr parler de la façon dont on la perçoit et ceci dans une idée d'échange.
La spiritualité m'apparait comme la voie qui permet de se retrouver soi-même tel que l'on est vraiment. Pour cela, différentes stratégies, différentes approches sont possibles qui varient certainement en fonction de la sensibilité de chacun. Mais ce qui semble certain, c'est que quelque soit la voie suivie, il arrive un moment où tous les chemins se rejoignent et comme le disait Ramakrishna :
"Les religions sont des chemins qui mènent à Dieu mais les relligions ne sont pas Dieu."

Ce sujet est actuellement "débattu" sur le forum suivant http://vie-spirituelle.all-up.com/index.htm

Catégorie : Questions et réponses
Sur un forum la question suivante a été posée...


La question était :

« Peut-il être légitime de se suicider ? Certaines religions le désapprouvent et d’autres semblent l’encourager ? »

Il est difficilement admissible qu'il puisse y avoir un Dieu différent pour chaque religion. Donc si le message diffère cela est certainement dû à une interprétation aléatoire que les hommes ont porté sur les textes religieux.

Chaque homme est libre de décider ce qu'il veut faire de sa vie. Certainement mais qui est-il celui qui décide ? Je veux dire peut-on considérer que celui qui décide de mettre fin à ses jours sous le coup d'une névrose ou d'un idéal religieux soit "l'homme véritable". Certains de nos comportements sont la conséquence des conditionnements que nous avons reçu ; ces conditionnements se surimposent à notre nature véritable. Ils ne sont donc pas "Nous". Est-il libre lorsqu’il décide de se suicider ou sous l’influence d’un passé trop lourd voilà ce que je veux dire ?

 « De toute façon, si on considère que la vie est donnée par un être suprême, on se doit de considérer de la même façon que la mort est donnée par le même être suprême, c'est ce que je pense, dans ce cas les suicidés sont manipulés par l'être suprême pour mettre fin à leur vie, de la même manière qu'un autre humain semble arriver en fin de parcours d'une manière naturelle et non provoquée par lui même. »

 Selon les textes religieux ou même la parole de maîtres spirituels, tout est Dieu dans le sens où il n'y a rien qui soit en dehors de Lui. Mais ces propos sont tenus pour nous guider, pour nous aider à le trouver, Lui ; et pas pour nous donner la possibilité de justifier des actions pour le moins "douteuses". Tout réside dans l'interprétation que l'on fait de ces textes.

Ainsi Dans l'évangile selon Saint Jean (La Bible), il est dit : "Tout fut par Lui et rien ne fut sans Lui." Il y a bien sûr une nuance entre ces deux demi phrases : "Tout fut par Lui" et "rien ne fut sans Lui". Cela veut dire, me semble-t-il, que certaines choses proviennent de sa "dynamique" et d'autres non. Mais que celles qui ne viennent pas de Lui sont malgré tout en Lui. C'est-à-dire que s'il se retirait de ce monde, il ne resterait rien.

L'homme a le libre arbitre, il peut ainsi choisir l'orientation qu'il donne à sa vie et bien sûr assumer et vivre les conséquences qui en découlent "Dieu a fait l'homme à son image" (La Bible)

Dans la perception que j'en ai, si quelqu'un demande "est-il légitime de se suicider?" c'est comme s'il demandait "est-il légitime de tuer son voisin ?"

Catégorie : réflexions personnelles

Le vent souffle sur la mer et soulève les vagues.
Je vois des gens qui se lèvent avec des petits drapeaux et qui nous disent:
« Ici est la vérité ! Venez avec nous ! Rejoignez-nous ! Il nous faut la défendre ! »
Mais le vent, invisible, continue à souffler…
Et ce vent-là, qui peut dire d’où il vient et où il va ? Et même, qui peut dire pourquoi il souffle ?


Commentaire posté par lilou et qui s'incrit à la suite...

Et si je suivais ce vent...
même si je ne le comprend pas...
n'est-il pas ce qui nous lie
au-delà de ce que chacun dit
de ce monde où il vit.


Catégorie : Spiritualité laïque

Je crois que dans une discussion, même si elle semble agressive de part et d'autre, il n'est pas possible de savoir par une analyse intellectuelle si elle est fondée ou non.
Par contre chacun peut savoir pour lui-même si son action (ou parole) est correcte ou pas.
 
Si quelqu'un se dit "supérieur d'une façon ou d'une autre" par exemple, peu importe qu'il le soit ou non ; il est beaucoup plus intéressant de voir ce qui est touché au fond de nous par cette affirmation. On peut ressentir qu'il nous regarde de haut et à ce moment là, c'est comme s'il nous pinçait car on se sent dévalorisé. Notre réaction, à ce moment-là, part de ce point de douleur en nous et nous essayons alors de contrer l'autre pour que cela cesse. 
Mais en fait, ce qu'est l'autre ne nous regarde pas...
 
Ce qu'il est bon de faire par contre, c'est de recentrer l'attention sur soi pour prendre conscience de ce qui est là, c'est-à-dire de ce noeud, ce point d'impact en soi. Généralement on ne veut pas le voir car il rabaisse l'idée que l'on a de nous-même, il est associé à l'idée du "je" (l'ego). Le "je" a une certaine idée de lui-même, les dévalorisations, bien sûr, il ne les accepte pas. Alors il se tourne vers son "agresseur", prend le prétexte le plus plausible pour lui (afin de mieux se mentir pour ne pas se sentir diminué) et ainsi accuse l'autre.
 
Ce "point d'impact" (douleur) en soi constitue le (ou un) obstacle à l'expression de la conscience éveillée.
La compréhension de ce mécanisme est un atout considérable en soi car ce qui auparavant nous gênait, tout ce que l'on pouvait voir de défaut chez l'autre, devient un atout, un cadeau que la vie nous fait pour progresser vers une conscience plus étendue.
Maintenant que faire quand il est perçu ce noeud ? Rien, je pense... Le simple fait de le voir nous donne du recul... 
Et après, progressivement, il ne nous emporte plus dans les réactions...

Catégorie : Spiritualité laïque 

Il me semble la quête débute lorsque l'on cherche un ultime recours pour annihiler la souffrance ; on pourrait dire "trouver le bonheur" mais je crois que cela revient au même bien que ces deux approches montrent une optique différente, car dans la première l'attention est portée sur la souffrance que l'on fuit et dans la deuxième, sur un bonheur auquel on aspire. 
Quand il y a souffrance, c'est que nous sommes "décalés", je veux dire en cela, trop éloignés du bonheur, notre vraie nature. Il semble qu'à un certain stade de souffrance, il s'établit un retour en soi, un retour du Soi. Un grand sage a dit cela un jour : 
"Lorsque la souffrance augmente, la force invisible de la nature se met en mouvement afin de rétablir les hommes vers un mode de vie qui réponde au premier objectif de son existence." 
Le premier objectif, la raison essentielle de sa présence sur la terre; sans doute maintenir le lien entre le suprême (Dieu ou cette dimension qui nous dépasse) et le monde... et sans doute faut-il être éveillé pour cela se fasse.
La souffrance est souvent le point de départ de cette quête, voilà ce que je voulais dire. Peut-être pas toujours... je ne sais pas. Mais en ce sens il n'est pas étonnant que cette souffrance occupe une grande part de l'attention. On ne peut évidemment pas la nier, car autrement on se mentirait à soi-même. 

Une phrase très belle d'Aragon à ce sujet : "Qui parle de bonheur a souvent le coeur triste; c'est un peu le sanglot de la déconvenue, une corde brisée au doigt du guitariste, pourtant je vous dis que le bonheur existe..." Il dit ensuite que ce bonheur existe au-delà des nues, ce qui laisse entendre qu'il nous dit qu'il existe au-delà de la souffrance; je le comprends ainsi en tout cas; comme s'il fallait accepter de vivre (ouvrir vers) cette souffrance pour connaître ce bonheur. 

Que l'on soit croyant ou non, il se pose bien sûr la question suivante : "Pourquoi le souffrance, pourquoi la misère ?"
Si l'on se réfère à la vie elle-même sans adopter de croyances, on voit par exemple que si l'on consomme une nourriture avariée, nous subissons dans la plupart des cas des conséquences néfastes. Que nous ayons pris cette nourriture volontairement ou non, ou même que nous ayons oublié ce que nous avons mangé importe peu… Car selon toute vraisemblance il s’agit d’un processus mécanique.
Cette ingestion indésirable heurte l'harmonie de notre corps et c'est la raison pour laquelle nous souffrons. Quand on voit l'harmonie du vivant autour de nous et en nous, il semble logique que chaque action, que chacun de nos actes ait des répercutions sur le monde qui nous entoure... et en conséquence sur nous-mêmes.
Maintenant, si l'on se place d'un point de vue "croyance en Dieu"
Si nous mangeons une nourriture avariée, c'est notre action et il serait difficile de tenir Dieu pour responsable des conséquences que cela pourrait amener sur notre vie. 

Profil

  • : Jean-Yves
  • : 06/07/1960
  • : Var
  • : Marin de profession, ma présence sur ce blog sera certainement épisodique. Je suis passionné depuis mon plus jeune âge par la spiritualité et d'une façon générale par tout ce qui peut accroître le bonheur des hommes...

Présentation

Spiritualité laïque

Vers une spiritualité laïque... 

Introduction...

Sommes-nous certains de savoir ce qu'est la réalité ???

Pourquoi notre attitude dans notre relation avec le monde est-elle vouée à l'échec ???

Premiers pas vers l'ouverture...

Qu'est-ce que la spiritualité ???

Une source en nous??? Qu'est-ce que c'est???

La source, fondement de l'action juste...

Rétablir le "lien" avec la source...

Actions et réactions (Karma)

Croire en Dieu ???

L'importance de l'authenticité...

Ne pas faire ce que nous ressentons être mal est essentiel 

La vérité peut-elle être blessante???

L'acceptation des désirs...

Ouverture intérieure et capacité à recevoir...

Réalisation spontanée des désirs... 

Entraide sur la voie...  

L'autre qui nous gêne...

La voie intellectuelle...

 Deuxième pas vers l'ouverture...

 Pour la paix...

La vie spirituelle, c'est la vie elle-même...

La maya ou la grande illusion...

Influence mutuelle des individus...

Ouverture intérieure et notion d'effort en vue de l'éveil...

Les croyances...

Bonheur, soufrance et voie d'évolution... 

Bonheur et souffrances...

Chagrins d'amour ???

La spiritualité à travers les arts...

Dépasser les névroses... 

Voies spirituelles, une grande méprise...

 L'éveil...

Les situations négatives...

Bonheur et lucidité...

Le pouvoir créateur de la conscience

Laïcité et spiritualité

Dépasser les peurs 

Destinée inéluctable ou libre arbitre??? 

L'autre, reflet de ce que nous "sommes"... 

Compatibilité entre vie spirituelle (éveil) et développement personnel... 

Vivre au présent ???



L'éveil... et après???

 
L'éveil et la continuité du chemin, un paradoxe... 

Un piège qui accompagne l'éveil...
 
"Être au service..."

Bonté fondamentale et non-agir...

Ouverture intérieure ou "vêtement spirituel", un choix... 
 
Eveil authentique... ou conceptuel???
 
 
Le vide sous les pieds...
 


Conscience et anciennes traditions...

Introduction

Christianisme : Commentaire de l'évangile selon Saint Jean

Sur la génèse 

Sur l'islam

La Bhagavad Gita et la Bible, une similitude 

Le Tao Te King- Commentaire du chapitre 10 

Le Tao Te King- Commentaires du début du chapitre II

Le Tao Te King- Commentaires du début des chapitres XV et LXX 

Le chant royal de Saraha (Versets 1 à 6)

Tu aimeras l'étenel ton Dieu de tout ton coeur de toute ton âme...

"Aimer ses ennemis ???"

Problèmes de socièté... Une approche...


De la division à l'unité... dans l'intégration du monde actuel.

.. 

Le chomage...

Un mur en Israël...

Le Dalaï Lama reçu par Georges Bush ???


Questions et réponses...


Peut-il être légitime de se suicider ??? 

 

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