Bonjour

Mon point de vue...

Cette phrase « Et La Lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'on point reçue » représente ce que l’on appelle communément « La chute », c'est-à-dire la perte de conscience (ou l’oubli) de ce qui est notre nature (ou notre état) originelle. Cet écrit, l’évangile selon saint Jean, traduit le mécanisme de création qui se déploie sur la base du « non créé » vers « ce qui est créé ».

La première phrase de ce texte
« Au commencement était le verbe, et le verbe était tourné vers Dieu, et le verbe était Dieu »
nous traduit ce qu’est la toute première manifestation (créée) qui s’élève à partir du « non créé » tout en soulignant que cette première expression n’est pas séparée de Dieu dans le sens où, non seulement, elle garde pleinement conscience qu’elle est expression de Dieu mais plus que cela : « qu’Elle est Dieu ». A ce stade de déploiement de la création « la chute » ne s’est pas encore produite et toute manifestation se reconnaît comme « étant Dieu ».

La suite de ce texte montre, à travers deux demi phrase, le déploiement qui s’élève sur la base de cette première manifestation : « Tout fut par Lui » et « rien de ce qui fut ne fut sans Lui ».
Entre ces deux demi phrase se trouve « La chute ».
« Tout fut par Lui » exprime tout se trouve dans son propre courant, de sa propre volonté, de sa propre expression.
« Rien de ce qui fut ne fut sans Lui » nous montre que de toute chose, même si elles ne sont pas de Sa volonté, s’il se retirait il ne resterait rien. Je comprends en cela que toute chose est Sa substance mais n’est pas nécessairement Sa volonté.

La suite ; « Le Verbe était la vie et la Lumière des hommes ».
A ce stade, il y a sans doute une dualité : « la vie » et « la Lumière des hommes » mais pas vraiment de scission, c'est-à-dire que toute expression se reconnaît encore comme étant « le Verbe »
C’est dans la phrase suivante que la chute est exprimée :
« Et La Lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'on point reçue »
Cette phrase nous dit que cette séparation n’est pas le fait de La lumière car « La Lumière brille dans les ténèbres », mais celle de « ce » qui se considère comme séparé de La lumière.
Une (des) conscience individuelle a pris forme et se solidifie, elle devient compacte par la simple adhésion à ce qu’elle perçoit… jusqu’à en « oublier » sa véritable nature originelle. C'est-à-dire que "ce qu'elle perçoit" recouvre (ou lui voile) la conscience de ce qu'elle est réellement.
Tout le mécanisme de l’éveil consiste d’ailleurs en cela :
« Rétablir cette conscience de l'unité que l’on ressent avoir perdue »

J'avais déjà écrit à ce sujet. Voir le lien suivant si cela vous intéresse :
Commentaire de « L'évangile selon Saint Jean »

Bonjour

Je relaye le message ci-dessous :


Bonjour,


Vous trouverez ci-dessous notre dernier communiqué de presse annonçant la venue d'Amma, leader spirituel mondialement reconnue, à l'automne en France

En effet, nous aurons la joie de l'accueillir à deux reprises : à Paris d'abord (25-27 octobre), à Toulon ensuite (2-4 novembre). 

***

Amma –

grande figure de l’action humanitaire et leader spirituel mondialement reconnue - 

de retour en France !

 

Paris, le 4 septembre 2009. Aujourd’hui célèbre à travers le monde pour son engagement humanitaire et pour son message spirituel, Mata Amritanandamayi, surnommée affectueusement Amma, reviendra à l’automne en France, à Paris (25-27 oct. – hall St-Martin de Pontoise) et à Toulon (2-4 nov. - Zénith). Cette visite, dans le cadre d’un voyage qui la conduira aux quatre coins d’Europe, devrait attirer, comme les années précédentes des milliers de gens qui se pressent pour la rencontrer et recevoir le darshan, l’étreinte. Cette étreinte, selon de nombreux témoignages, touche le cœur et donne un sentiment de plénitude et de paix.

 

Par ce geste simple et fort, Amma exprime son amour de l’humanité, sans se soucier de l’identité de ceux qui se présentent devant elle, refusant ainsi toute forme de discrimination. Cette attitude désintéressée a encouragé des dizaines de milliers de personnes à suivre son exemple et à s’engager dans la construction d’un monde meilleur. Amma est à l’origine d’un vaste réseau d’oeuvres caritatives, qui mobilise des bénévoles partout dans le monde, réseau organisé au sein d’une ONG internationale (le Mata Amritanandamayi Math ou MAM) ayant un statut consultatif auprès de l’ONU.

 

Cette année, le MAM a concentré son travail autour d’une question dramatique à l’heure actuelle en Inde : l’aide auprès des fermiers endettés, poussés au suicide par désespoir. L’ONG a offert des formations à plus de 5000 veuves (leur permettant ainsi de monter de petites activités et d’obtenir des revenus pour faire vivre leur famille) et a financé la scolarité de 100 000 enfants issus de ces familles en grande difficulté.

 

Le voyage d’Amma en Europe sera l’occasion également de faire le point sur les programmes mis en place par le MAM suite au Tsunami qui a frappé durement l’Inde du Sud et le Sri Lanka il y a presque 5 ans, en décembre 2004. Dans son pays, Amma est considérée comme un Mahatma (une « Grande Âme »), titre jadis attribué à Gandhi. Amma a reçu de nombreux prix pour saluer son œuvre, notamment le prestigieux prix Gandhi-King pour la Non-violence (qui aussi été décerné à Kofi Annan et à Nelson Mandela). De plus, Amma est régulièrement invitée à l’ONU pour donner des discours en faveur de la paix et du dialogue interreligieux.  

 

Pour plus de détails sur la venue d’Amma, RDV sur le site : http://www.amma-europe.org/. 

ou (en français) : http://www.amma-europe.org/french/index/sommaire.php

Bonjour

Dans une situation conflictuelle, il est certainement toujours plus profitable de chercher à voir de quelle façon elle peut être constructive, évolutive, et ainsi amener l'approfondissement de chacun des partis.


???


Je vous confie donc ce qu'un jour on m'a montré à ce sujet et que j'ai pu, en conséquence, expérimenter.


Il y a une chose toute simple à se rappeler :


C'est que quelque soit la querelle à laquelle nous sommes confronté, c'est toujours en soi et par rapport à soi que se trouve l'issue, et cela pour chacun des deux partis en opposition...

Ce qui revient à dire que chacun des deux partis en conflit a la possibilité de se mûrir lui-même (de s'épanouir) à travers la confrontation…


Quelle que soit "la chose" que l'on vient nous dire, ou quelle que soit la situation extérieure qui nous dérange ou nous bouscule (et surtout si cela nous trouble avec une grande force), il est bien de se demander si ce que l'on vient de nous dire n'est pas justifié ou si nous n'aurions pas quelque chose à réajuster dans notre attitude…

Peut-être y a-t-il quelque chose à réajuster, mais peut-être pas…

 

En d'autres termes, toujours se demander : "Et si c'était vrai ?" (ce que l'on vient de me dire et qui m'a blessé) ou encore "n'y a-t-il pas une part de vérité en cela ? n'ai-je pas quelque chose à réajuster dans mon attitude ?"

Mais dans tous les cas, ces confrontations font ressortir notre propre faiblesse parce qu'elles touchent quelque chose de fragile en soi (et en ce sens elles la révèlent, elles nous la montrent).

 

Pourquoi se poser toutes ces questions ??

Eh bien parce que la structure individuelle a toujours la tendance à "rebondir", c'est-à-dire à rester compacte et à s'opposer à l'approfondissement de soi.

 

Et c'est ça, à mon sens, qui est important, beaucoup plus que la raison apparente de la querelle ou de savoir qui a raison ou tort… car tout ça, d'ici peu de temps tout le monde aura oublié et ça n'a pas d'importance. (En admettant d'ailleurs que quelqu'un ait raison ou tort… ???)

 

Ces confrontations, si elles nous atteignent et nous déséquilibrent, font ressortir une faiblesse en soi ; elles nous donnent ainsi, puisque le trouble qu'elles suscitent en nous apparaît au niveau conscient, l'opportunité de les dépasser et ainsi de nous approfondir.

 

Un autre exemple : Si quelqu'un nous regarde de haut on peut se demander:

"Mais… pour qui se prend-il ??" et se dire en conséquence (à juste titre d'ailleurs) : "mais je vaux autant que lui !"

Mais si son positionnement nous gêne, nous révolte, c'est que son attitude (à lui) touche quelque chose en nous, c'est-à-dire : "on se sent diminué !"

Ce qui est certain, c'est que lui (l'autre) on ne peut pas le faire changer.

On peut, à ce stade, et dans tous les cas de figures possibles, adopter différentes attitudes:

·        Se disputer avec lui…

·        L'ignorer… (ou feindre de l'ignorer)

·        Reconnaître ce qui est là en soi…

De toutes ces positions, la dernière est à mon avis la meilleure… et de loin.

 

Ce qui intéressant, évolutif, c'est de faire ce que justement on n'a généralement pas envie de faire :

Reconnaître : "Oui je me sens diminué" car on se donne ainsi l'opportunité de dépasser ce malaise.

Ainsi, on ouvre, l'ego s'ouvre, il lâche un peu ses limites.

 

Et dans cette ouverture, ce qui se révèle (ou qui est appelé à se révéler), c'est que nous ne sommes pas limités par ce sentiment : "je me sens diminué" ; ce qui se laisse percevoir aussi, c'est le "jeu" de cet autre qui est venu nous titiller, c'est-à-dire sa souffrance, son malaise qui est la cause même de sa position, de son attitude à notre égard.

Ainsi, forcément on ne le voit plus de la même façon ; on ne voit plus quelqu'un qui nous agresse ou qui nous sous estime, mais quelqu'un qui souffre.

[Pour cet exemple précis, (que je cite ici), celui qui nous "regarde de haut" adopte généralement cette attitude car elle lui permet ainsi de compenser (dans l'image qu'il a de lui-même), sa propre déficience, son propre sentiment d'infériorité, sa souffrance…]

 

Bien à vous tous…


Bonjour à tous

Je partage avec vous ma propre perception de cet enseignement de Lao Tseu…

Le Tao Te King (Commentaire du Verset 20)
Source du texte (en "Comic Sans MS" grands caractères) : "Tao Te King" de Lao Tseu (Traduction de Richard WILHELM et de Etienne PERROT) aux éd. Librairie de Médicis.

"Entre "assurément et "sans doute" quelle différence y a-t-il ?

Entre "c'est certain" et "peut-être"… entre "être sûr de soi" et "avoir des doutes", qu'est-ce que ça change ???

Entre "bon" et "mauvais" où est la différence ?

Lao Tseu fait ici probablement allusion aux jugements rapides que l'on porte sur les êtres ou sur les situations de notre vie. Le cours de l'action étant insondable, il est tout simplement impossible de porter un jugement car nous n'avons jamais toutes les données, toutes les implications que génère telle ou telle action…
On peut facilement, en se fiant à une apparence, laisser notre conscience se faire "enfermer" par le jugement de ceci ou le jugement de cela ; ainsi, nous perdons notre liberté intérieure, car alors notre conscience est comme enfermée par une "image", une "idée", un "concept".
Certainement, les bonnes actions et les bonnes intentions sont celles qui soutiennent la vie… Mais ici, ce qui est pris en ligne de compte, c'est l'image (l'idée que l'on en a) du "bien" (en soi) opposée à celle du "mal".

Ces deux premières phrases apparaissent comme une invitation à remettre en question nos certitudes, nos concepts.
Ainsi, nous nous basons sur certains critères pour dire "c'est bien !" ou pour dire "c'est mal !"… mais ces critères-là ne sont pas établis une fois pour toute, ils ne se réfèrent pas à une réalité statique. Nous savons par exemple que ce qui est bien dans certaines situations peut être mal dans une autre et vice versa. En fait, la seule référence du bien ne peut venir que du fond de soi "avant" que ne s'élèvent les images, que ne s'élèvent les idées que l'on a du bien et que l'on a du mal.


Ce qu'honorent les hommes, il faut l'honorer.

Ceux qui nous entourent nous incitent (consciemment ou non) à suivre les mêmes voies qu'eux, à leur ressembler ; sinon, si nous sommes différents, nous perdons avec eux un contact rassurant à travers lequel nous nous sentons moins seul. Par exemple, de nos jours, il y a chez certaines jeunes filles une sorte de culte de la maigreur, une sorte de psychose collective qui fait que celles qui ne suivent pas ces modes, ces idées, peuvent se sentir comme déphasées… Ce sont comme des courants de pensées qui nous incitent à agir et même penser de telle ou telle façon et que, consciemment ou non, nous percevons et qui ainsi nous influencent.


Oh ! Solitude combien de temps vas-tu durer ?
Il y a une sorte de solitude liée au fait que l'on ne colle pas aux courants de conscience habituels.

Tous les hommes sont rayonnants comme si c'était le grand sacrifice,
Comme s'ils montaient au printemps sur les tours.
Moi seul, je suis comme hésitant, nul signe ne m'est encore apparu.


Lao Tseu a fréquemment parlé du "non agir" dans le Tao Te King ; dire "qu'aucun signe ne lui est apparu" ne signifie pas, à mon sens, qu'il attend la réponse d'un oracle, mais que dans cette liberté intérieure où justement il n'y a pas de certitudes établies, où il n' y a rien "qui doive être fait", l'action vient "de ce qui pousse en soi". Et c'est cela, et uniquement cela, qui est le critère de l'action juste.
Pour recouper avec un autre enseignement (bouddhiste), je cite :
"Lorsque l'esprit n'a plus de but, c'est le Mahamudra", un mot que l'on traduit par "grande posture" ou "grand sceau".

Je comprends qu'il dit "non agir" parce qu'il n'a pas de but, pas d'objectif, rien à atteindre… Très certainement cette réalisation spirituelle demande le dépassement de ces certitudes toutes faites qui reposent sur une perception partielle de la réalité mais aussi celui des peurs.
C'est-à-dire que même si l'on a pas d'objectif reconnu en soi, il se peut que celui-ci soit caché dans notre subconscient ou encore, pour tout ce qui concerne le plan émotionnel, nous pouvons parler (ou même agir) pour faire du bruit et se masquer ainsi (inconsciemment) une souffrance intérieure. Nous pouvons aussi, mais ce ne sont que des exemples, parler pour nous mettre en valeur et ainsi combler une déficience dans l'appréciation que nous avons de nous-même.
Dans tous ces cas-là, même si nous n'avons pas de but reconnu en soi, l'impulsion de l'action s'élève à partir d'un plan de soi qui veut et qui cherche quelque chose.
Ce qui n'a rien à voir avec cet état de liberté intérieure que Lao Tseu appelle "non agir". A ce stade de dépouillement des couches qui recouvrent le Soi, l'impulsion qui pousse à l'action s'élève à partir du flot de la vie elle-même. Et l'individu n'est plus distinct du flot de la vie, ou plutôt il s'est reconnu lui-même comme étant le flot de la vie. Ce qu'il a toujours été mais que les limites (auquel il s'identifiait), jusque-là, l'empêchait de percevoir.

Je suis comme un nouveau né qui ne sait pas encore sourire, inquiet, errant, comme un sans logis.
Tous les hommes ont du superflu ; moi seul je parais oublié.
Mon cœur est d'un insensé, confus et sombre.
Les gens sont clairvoyants, hélas ! si clairvoyants ; moi seul je parais obtus.
Les gens sont avisés, hélas ! si avisés ; moi seul semble replié sur moi, agité, hélas ! comme la mer, je tourbillonne, hélas ! sans cesse.

Tous les hommes ont leurs desseins, moi seul je suis oisif comme un mendiant.

Les gens sont sûrs d'eux, tellement sûrs d'eux que cela en est "désespérant". Ils sont tellement pleins de leurs convictions, tellement liés à cette rigidité des certitudes établies que la sagesse qui émane du fond de chacun d'entre eux ne peut pas se manifester à leur "conscience de surface" et ainsi intégrer leur vie.

Moi seul, je diffère des hommes : mais je tiens pour honorable de chercher la nourriture auprès de la Mère.

Il est différent, mais toutes les réponses (ou même ce dont il peut avoir besoin), lui sont données par le contact avec son propre Soi, avec ce qui est le plus "profond", le plus "élevé" en lui, le plus "authentique"…, ce niveau de soi qui existe avant même que ne se surimpose une image, une idée de soi, une intention…

Amitié

Bonjour à tous,

Je ne sais pas si ce que je dis ci-dessous intéressera tout le monde… Mais peu importe car c'est sûrement à chacun de choisir, parmi toutes les expressions, celles avec lesquelles il pourra "grandir"

Mon point de vue sur ce sujet…

Citation de Lao Tseu (le Tao Te King)
"Pouvez-vous, lorsque s'ouvrent et se ferment les portes du ciel, rester passif comme le principe féminin ?"


Le contact avec les plans "les plus élevés" de soi, du fait de la qualité de bonheur qu'il procure, anime un très fort désir de le revivre encore et encore… une sorte de dépendance…
C'est bien naturel tous ces allers-retours entre l'expérience de Soi et ce qui nous apparaît comme une fermeture. Les "retours" nous permettent d'intégrer sur les différents plans de soi (mental, physiologique…) des façons toujours plus harmonieuses d'aborder la vie. On "digère", on fait "rentrer dans la matière" (ce n'est pas une action à accomplir, ça se fait c'est tout).

Après, ce qui se passe, ce qui apparaît au fil des années… (Car on peut être tenté de croire que l'on va se stabiliser dans la lumière)… ce qui apparaît c'est que nous ne sommes pas la lumière de ce niveau-là… (ni l'obscurité d'ailleurs)
Nous sommes "Ce" qui se manifeste sous forme de lumière et sous forme d'obscurité, mais nous ne sommes ni l'un ni l'autre.

Je ne crois pas que Lao Tseu, dans la citation ci-dessus, nous invite à être passif. Je pense plutôt que c'est une question qu'il nous pose afin que nous puissions évaluer notre degré de stabilité intérieure ; que nous puissions voir ce qui encore bouge en soi, ce qui s'agite… Mais bien sûr il ne s'agit pas de faire cesser cette activité intérieure mais au contraire de la laisser être ce qu'elle est et qu'ainsi elle s'apaise d'elle-même et montre ce qu'elle est vraiment.

Je crois que "être passif" (dans ce contexte) ou même "être détaché", ce qui exprime la même idée, n'est pas une action à accomplir, c'est la conséquence naturelle de la maturité intérieure. Le fait est que notre réalité intérieure (ce qui est le plus fin en soi) est naturellement détachée et en ce sens il n'y a rien à détacher, il n'y a pas à se détacher…
On peut facilement confondre stratégies d'approches (méditation, accueil de ce qui est là en soi, remises en question de soi…etc.) et effets (conséquences, fruits) de la voie spirituelle dont l'un est ce qu'on appelle "le détachement".

Il est certain que si l'on recherche "le détachement" on crée en soi un objectif, on se place dans l'idée d'atteindre quelque chose, ce qui va à l'encontre de l'acceptation de ce qui est là en soi…

Cette citation, à travers ma compréhension, signifie :
"Y a-t-il quelque chose qui est attaché en toi ?? Regarde !"
"Quand tu es au sommet de la vague, quand tu fais de belles expériences (de Dieu ou de la félicité ou…), te sens-tu glorifié ??
"Et lorsque tu te sens fatigué et que les choses pèsent sur tes épaules, te perçois-tu comme étant diminué ??"
"Qu'en est-il ?? Qu'est-ce qui bouge en toi?? Es-tu attaché ?? Regarde ce qui est attaché en toi ! Ouvre-toi à ce qui est attaché et ainsi cela sera dépassé!"

Pour ce qui est de se sentir glorifié ou diminué, on peut lorsque l'on traverse ces moments-là être tenté de rentrer dans une sorte de fuite et se dire :
"Non, je ne me sens pas glorifié car l'expérience de la lumière vient de (Dieu, ou de ce qui me dépasse) et non pas de moi !"
Mais si on se positionne ainsi, on se sépare en deux, on se divise… Car ce n'est pas la pensée qui est importante, mais le ressenti.

En fait ce qui libère, c'est de "s'offrir dans son entièreté", c'est-à-dire :
"J'apparais ainsi, je me reconnais comme étant ainsi !"
Et de cette façon, ce qui est illimité montre que les limites sont "tissées avec" "l'illimité"…
Il y a d'ailleurs un très grand maître qui disait à ce propos :
"Donnez moi vos limites !"
(Offrir au Maître, ou offrir "à ce qui nous dépasse" revient au même, le Maître (authentique) étant la manifestation extérieure de "ce qui nous dépasse".)

Amitié


Bonjour, mon point de vue sur ce sujet...

Je ne crois pas…

 

 Et si on réussit à cela, du moins en apparence, tôt ou tard celui que l'on a convaincu devra confronter les images (croyances, idées…) qu'on a essayé de lui inculquées avec son propre ressenti… Sinon, il reste comme : divisé en deux, son ressenti d'un coté et "ce qu'on lui a inculqué de l'autre".

Vouloir convaincre l'autre est le signe d'une fragilité, d'une instabilité en soi, le signe que l'on n'est pas convaincu soi-même (et qu'à travers l'autre c'est nous que nous voulons convaincre) ou bien, que nous sommes enfermés dans un idéal où nous voulons voir les autres adopter notre idéologie…

 

Et l'idéologie est une image en soi, la projection d'un futur rêvé…


Amitié


Bonjour

Voici une des raisons pour lesquelles non seulement je ne cherche pas à convaincre, mais de plus, je pourrais dire, je ne souhaite pas que l'on me croie…

La raison d'être des enseignements spirituels n'est pas, à mon sens, d'établir quelque chose de statique, un cumul de savoir, mais d'amener ce qui est notre Soi à se révéler. C'est pour cela que je communique d'une façon souple avec des "je crois que…" ou "à mon avis…" afin de laisser à l'autre, celui qui lit, la pleine liberté de rester sur son propre ressenti. Car il s'agit bien pour chacun de laisser se révéler sa propre vérité et non pas d'adhérer à une pseudo vérité ou une autre.



"Un petit peu de connaissance (spirituelle) est une chose dangereuse…" (J'ignore qui est l'auteur de cette citation)

Je comprends qu'elle signifie que se contenter d'effleurer les enseignements sans chercher à les comprendre réellement peut être une source de méprise.
[Par exemple les notions d'acceptation de soi peuvent être perçues comme une invitation à accepter toutes les situations qui surviennent dans notre vie et ainsi nous rendre inactifs.]

Ainsi je crois qu'il vaut mieux ne pas adhérer aux enseignements et toujours s'interroger pour éprouver par soi-même leur authenticité…
Car à travers ces interrogations que l'on porte en soi, ce questionnement sur lequel on ne place pas de réponse toute faite, c'est notre propre cœur que nous interrogeons.
[Par le mot "cœur" je ne parle pas de l'émotionnel mais du centre de soi, de ce niveau qui est le plus profond en soi].

En fait, il n'y a que de lui, (notre cœur) que pourra venir une réponse sur laquelle ne subsistera pas la moindre trace de doute…
Si nous nous limitons à une compréhension superficielle des enseignements, si nous les classons comme "savoir acquis" sous prétexte que nous estimons (même si c'est à juste titre) qu'ils sont fiables et reconnus comme une autorité, alors nous les stockons dans notre "réserve" de "savoir", réserve de choses que l'on sait…
Et ainsi, nous manquons l'opportunité de la reconnaissance de ces enseignements comme étant la résonance de ce qui coule en soi, car la connaissance de la réalité est déjà présente en soi et l'enseignement (qui nous vient de l'extérieur) est ce qui nous aide à la révéler.

En d'autres termes, si nous n'avançons pas avec un questionnement jusqu'au fond de soi, et cela jusqu'à ce que se révèle la certitude quant à la véracité de tel ou tel aspect de la réalité, c'est que nous fonctionnons sur la base d'un "réservoir" de "savoir" lequel sera, d'une manière implicite, forcément toujours limité… et incertain…


Par contre en restant honnête avec soi-même, ce qui veut dire très souvent incertains (et cela jusqu'à ce que se révèle cette certitude en soi), nous ne fonctionnons plus sur la base d'un cumul de "savoir" ; car les aspects de la réalité reconnus comme vérité en soi, même s'il ont été dit par un autre, ne sont alors plus "extérieurs" à soi… En fait, c'est la vérité qui se reconnaît elle-même…
Et de ce fait, même si on oublie ce qui a été dit, cela reste toujours "conscience en soi".

Je crois que vouloir poser des jalons (dans notre vie), qui se traduisent sous forme de certitudes, est une façon pour la structure individuelle d'assurer son maintien et ainsi de se rassurer, de se voiler à elle-même sa propre peur…

A bientôt


Bonjour à tous

Je ne sais si ce que je décris ci-dessous peut avoir une quelconque utilité pratique pour celui qui le lit… En tout cas il s'agit d'une analyse purement subjective, et surtout pas une méthode…
Ce qui est important, je crois, c'est la pratique, l'expérience du silence (ou méditation), cette "pénétration en soi" qui nous amène à faire l'expérience des plans les plus fins de soi. Car en laissant l'esprit redescendre en lui-même on peut faire l'expérience directe et ainsi voir par soi-même et ainsi dépasser les limites qui nous restreignent.
Ceci étant dit, voici une ébauche de ce sujet tel que je le perçois…


Il suffit qu'il y ait la moindre vague en soi, s'élevant sous forme de pensée ou d'émotion, qui ne soit pas acceptée "telle qu'elle" au niveau conscient pour que s'établisse la fermeture en soi.
La conscience se reconnaît (s'identifie) alors comme étant la vague, c'est-à-dire comme "je suis triste" ou "j'ai peur" (ou autre). Ce n'est pas véritablement que la conscience perd son état naturel de liberté car elle reste telle qu'elle est, mais c'est que l'identification, sous la forme apparente de ["je suis triste" ou "j'ai peur" (ou autre)], prend une forme compacte. Et ce niveau figé sur ["je suis triste" ou "j'ai peur" (ou autre)] "oublie" son état naturel de liberté où rien ne l'enferme…

(On dit souvent qu'il, ou qu'elle, (la conscience) "oublie" son état naturel de liberté mais il semble que ce terme "oublie" soit une approximation ; car ce verbe se réfère à quelque chose qui est déjà passé (on oublie le passé). Ici, rien de tel, et à mon avis c'est davantage l'expression "il, ou elle, (la conscience) ne voit plus" ou "il (ou elle) n'a plus conscience de" (son état naturel de liberté).

Pour décrire le processus de "renfermement" de la conscience, de repli… où l'on en vient de cet état inné de liberté à la fermeture qui se traduit sous forme de souffrance et à la conclusion que nous ne sommes pas "éveillés" (alors que nous sommes "éveil" par nature), je poursuis un peu ce développement…

La conscience repliée sur elle-même, identifiée à une forme ["je suis triste" ou "j'ai peur" (ou autre)] a perdu, car elle est limité, la vision claire et holistique de la réalité ; il s'ensuit alors des actions qui sont décalées par rapport au flot de la vie (c'est-à-dire qu'elles ne sont plus en accord avec ce qui soutient la vie), elles deviennent ainsi source d'un trouble toujours plus profond et en conséquence d'une identification à "la forme" toujours plus prononcée…

Un cercle vicieux (un effet "boule de neige") se met en place :

L'identification toujours plus forte suscite des actions toujours plus décalées et ces dernières génèrent une identification toujours plus forte… Et ainsi de suite…

L'idée d'un soi individuel séparé de la source se consolide… et celle-ci, l'individualité, n'a plus la conscience de ce qui est son origine… l'état naturel de liberté.

Amité


Bonjour à tous…

 

Mon point de vue sur le sujet…

La plus grande peur de la personnalité de survie (de l'ego), comme son nom le suggère, c'est de ne pas "survivre", c'est-à-dire de disparaître dans le néant. Elle s'accroche à ses limites car elle a peur de ce qu'il adviendrait si elle les perdait.

Mais cette peur n'est aucunement justifiée, car elle (la personnalité de survie) ne disparaît pas vraiment. Disons qu'à un certain stade, elle est là et il y a identification avec elle ; dans une vision plus élargie, elle est là mais il n'y a plus "identification" (avec).

 

Une petite histoire :

"Un homme pénètre dans une pièce obscure et voit un serpent enroulé dans un coin. Pris de peur il donne l'alerte et tout le monde, pris de panique, court chercher des bâtons ou des armes pour tuer le serpent. Certains sont pris d'une telle peur qu'ils se blessent dans leur affolement… Bref, il s'ensuit une telle cohue qu'elle génère de par elle-même des dommages considérables… Et cela, jusqu'à ce que quelqu'un allume la lumière sur la pièce et découvre que le "serpent" n'est rien d'autre qu'une corde enroulée…"

 

Cette histoire décrit ce que l'on appelle "l'erreur de l'intellect", une perception erronée de la réalité qui génère la peur et en conséquence la panique et en conséquence des dommages dans la vie….

 

Mais ce qui est intéressant en rapport avec la question que tu poses, c'est qu'en dessous de cette peur "du serpent" qui représente la peur de ceci ou de cela, c'est qu'il y a une peur plus profonde encore (mais qui est elle aussi due à l'erreur de l'intellect, à une perception erronée ou limitée de la réalité).

Cette peur, c'est la peur de disparaître, d'être réduit au néant.

Et ainsi, la personnalité de survie, pour survivre, va continuer à entretenir la peur "du serpent" pour ne pas "risquer le vide" (qu'elle appréhende).

Mais l'ego ne disparaît pas vraiment, (on pourrait dire que c'est l'illusion de ses limites qui disparaît), il ne nous enferme plus.

L'ego reste comme un petit enfant en soi, choyé et adoré... 

Je ne crois pas qu'il y ait quelque chose de particulier à faire pour que se révèle la nature de la peur en soi, ou de cette peur là (si ce n'est prendre cette orientation qu'est la voie spirituelle) ;  il arrive un moment, où à travers l'acceptation de ce qui s'élève en soi, elle nous montre son irréalité ; c'est-à-dire qu'elle n'a pas de fondement…

 

Amitié  


Bonsoir

Lorsque l'on suit la voie spirituelle, que l'on aspire à cette libération intérieure, on peut avoir envie d'aller très vite, de susciter des transformations très rapides. Mais souvent ainsi, on avance avec de gros sabots, on est comme ce jardinier qui tirerait sur les plantes qu'il cultive pour accélérer leur pousse...

Il s'agit donc pour soi de chercher très sincèrement les moyens habiles, c'est-à-dire ceux qui vont nous permettre d'élargir notre conscience, d'accroître notre cohérence et ainsi notre bonheur, notre épanouissement dans la vie.
Il n'y a rien de compliqué en cela, et toute prise de tête est stérile, pour "l'éveil" il n'y a pas de trucs à trouver, l'apparition de la lumière en soi n'est pas le fruit d'une gymnastique mentale…

Je dis tout ceci car les approches qui parlent de l'éveil donnent toujours l'impression que l'éveil est ce que l'on va un jour trouver, un jour atteindre… et cela même si elles ne le disent pas.
C'est-à-dire que les différentes approches n'atteignent pas la Vérité, elles ne le peuvent pas, elles sont comme des dessins sur le sable pour nous orienter et nous faire comprendre. C'est-à-dire que la conscience individuelle interprète "l'éveil" comme étant ce qu'elle doit atteindre et ceci même si elle comprend que ce n'est pas le cas.
Je dis tout cela pour éventuellement désamorcer des prises de tête…

Et par ces moyens habiles, laisser la cohérence s'accroître en soi… La cohérence en soi est "l'état naturel", elle n'est pas ce que nous pouvons fabriquer de nos mains (faire nous-même).
Il est certaines choses qui sont en "notre capacité d'action", par exemple nous choisissons de rester bienveillants avec ceux qui nous entourent. Nous choisissons de ne pas porter nuisance à qui que soit, car nous savons que tout tort ou toute souffrance que l'on occasionne autour de soi, c'est comme si nous nous faisions ce mal à nous-même car il n'y a pas de doute que nos actes nous suivent. Et de plus, agir à l'encontre de notre conscience, de ce que nous considérons comme étant le bien (ce qui soutient la vie) augmente la division en soi, nous "éloigne" de l'Être. Autant dire que "la mauvaise action", celle qui fait du mal autour de soi, s'oppose à l'éveil.

Notre "capacité d'action": Peut-être choisir la (ou les) pratiques qui nous conviennent, la méditation, relaxation, prière, peut-être étudier certains enseignements…
Et là, la cohérence s'accroît en soi…
Mais il peut y avoir tout au long du chemin des moments difficiles, que l'on peut très facilement considérer comme un recul sur le chemin alors qu'ils peuvent être une avancée considérable, comme une vieille peau que l'on est en train de quitter. Et là, ne pas hésiter à en parler…

Bien à vous tous…

Bonsoir à tous, je laisse libre cours à ce que je perçois ou ressens à ce sujet...

Il y a, selon toute vraisemblance, un stade dans l'évolution de tout être humain où il ne peut plus être heureux sans rétablir le lien avec sa propre source, sa propre fibre… à ce stade-là, à ce moment-là, tout ce qu'il peut connaître dans la vie lui apparaît alors "sans saveur".
Il est alors comme un arbre qui aurait perdu le contact avec ses propres racines et qui devrait le rétablir de toute urgence sous peine de dépérir.

Toutefois, cette simple aspiration à l'éveil met en mouvement certaines forces qui certes vont œuvrer à la réalisation de notre désir mais en conséquence déstabiliser les plans superficiels de soi, sièges de nos identifications. D'une manière plus explicite, par la simple impulsion générée par notre désir, l'équilibre profond en soi va tendre à ré émerger et ainsi déstabiliser la structure superficielle de soi qui ne lui correspond pas.
Ce qui veut dire, pour être plus simple, que l'on peut être amener à traverser des périodes difficiles… Les fameuses traversées du désert qui sont bien connues dans les différents enseignements spirituels. L'histoire de Moïse par exemple ou encore de Jésus qui partit au désert…

Il n'y a donc rien de vraiment nouveau en cela, et l'expression "chaque bougie crée une ombre" ou "chaque source de lumière crée une ombre" est une autre façon d'exprimer cette idée.

Ainsi, le plan superficiel de notre être est déstabilisé et ceci est salvateur dans le sens où cela survient pour préparer la mise en place d'un équilibre qui sera davantage en accord avec ce qui est profond en soi.
[Ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'il faut absolument descendre au plus bas pour pouvoir remonter, je crois que chacun a le choix à tout moment de redonner à sa vie une autre orientation…]

La question ici pourrait être : "Que faire durant ces moments difficiles ?"
Rien de particulier, laisser passer… Dans ce "rien de particulier", c'est un peu l'attitude qu'aurait un jeune enfant qui est évoquée, c'est-à-dire que lorsqu'un enfant a peur, il vit "j'ai peur", il n'y a rien de compliqué en cela, c'est uniquement vivre ce qui est là en soi ; l'authenticité…

Reconnaître ces perturbations pour ce qu'elles sont : des perturbations en soi.
[C'est-à-dire que si on leur donne un justificatif, par exemple : "je ne suis pas perturbé, c'est le monde qui est pourri" ou même "je suis perturbé parce que le monde est pourri" ou parce que ceci ou cela, on leur donne une légitimité et ainsi on les consolide dans notre croyance, on leur donne corps.]
Ici, point très important, se trouve l'une des fermetures courantes de l'ego qui refuse d'accepter de voir, de reconnaître. Car par cette reconnaissance en soi, cette acceptation du trouble ou de la névrose, il doit accepter de reconnaître son imperfection et son insuffisance. Et rien ne lui semble plus cher, plus important, que l'image qu'il a de lui ; c'est-à-dire, pour être plus explicite que nous pouvons être tentés de ne pas voir notre imperfection pour préserver l'image que nous avons de nous-même.

Ce qui permettra qu'elles soient dépassées rapidement (les perturbations), c'est sans doute de les accepter sans essayer de les retenir… Mais il n'est pas non plus souhaitable de s'appesantir sur notre propre sort.
Les accepter telles qu'elles sont… en parler… les écrire, les déposer sur le papier… Pas forcément pour trouver un remède, une solution, mais parce que le simple fait d'en parler, de les confier permet que s'établisse un recul en soi, une distance avec…
Cela demande beaucoup de courage, il est plus facile, par exemple, d'éluder un sentiment de solitude derrière un rire ou de l'agitation que de reconnaître "je me sens seul"… Pourtant cette reconnaissance annihile le sentiment de solitude… Il se peut que ce ne soit pas immédiat mais…


Ce développement, bien que correct à mon sens, me laisse quelque peu insatisfait, car il donne l'impression que l'acceptation serait le remède absolu... Le fait est que l'acceptation des perturbations (de ce qui est là) nous laisse quand même "en contact" avec elles. En ce sens l'acceptation ne saurait être à elle seule le remède, la clé, de la libération.
Elle est en quelque sorte "notre mouvement vers…" mais la libération, elle, est "ce mouvement" (qui n'est pas de notre ressort), cette conscience qui descend vers soi et qui nous dit sans nous laisser la moindre trace de doute : "Tu es libre et tu l'as toujours été, et toute ces perturbations sont dissoutes en l'instant par le simple fait de mon regard !"

Bien à vous tous...

Bonjour...

La voie commence là où nous sommes. C'est justement d'être là où nous sommes et pas ailleurs qui permet cette transformation. Là où nous sommes et tel que nous sommes avec les imperfections qui nous sont propres. Et si, à cet endroit là, nous réalisons toute l'étendue de ce que nous ignorons sur la vie, de ce que nous ne connaissons pas, eh bien c'est déjà énorme… Car considérer que l'on sait ceci ou cela, considérer que l'on sait nous laisse plein de quelque chose qui nous empêche de recevoir du fond de soi une richesse qui en permanence s'écoule…

Car ce qui est vrai ou ce qui est faux sur les choses de la vie n'est pas statique ou définitivement établi, et en ce sens ne peut pas être contenu dans une mémoire, aussi grande puisse-t-elle être…

Et c'est dans cette ignorance-là face à l'étendue de ce qu'est la réalité, dans et par la reconnaissance de cette ignorance, que, Ce qui dépasse notre structure individuelle peut nous souffler ce que sont les choses instant après instant.

Et s'il reste en soi le moindre parti pris qui affirme "c'est blanc" ou qui dit que "c'est noir", qui dit que c'est vrai ou qui dit que c'est faux, alors le souffle en soi est recouvert, voilé, par notre propre bruit. Et avec lui sont voilés la paix et la joie inhérente à notre Être.

Amité

Bonjour à tous...

Mon point de vue sur la question...

Ecouter son coeur ou son intuition peut aussi être une source d'erreur, de maladresse ou de souffrance. Car ce que nous appellons notre intuition ou notre "ressenti" peut être coloré par nos impefections.

Il est vrai qu'intellectuellement on ne peut jamais être certains à coup sûr des conséquences de nos actions, car chacune d'entre elles a un effet qui lui-même crée une influence et ainsi de suite...

"Ecouter son coeur" est une façon de susciter l'ouverture en soi, une façon de lui dire "parle moi".
Cependant, l'écoute de l'intuition (ou écouter son coeur) n'est une référence absolue que si l'on est réalisé sur le plan spirituel, c'est-à-dire si nous ne sommes plus enfermés par nos schémas.

En d'autres termes si ce que nous appelons "notre intuition" nous incite à générer une souffrance autour de nous, ce n'est sûrement pas elle qui nous parle, mais l'un de nos schémas. Et en ce sens l'intellect reste un outil très utile et même indispensable pour nous aider à déterminer ce qui est le mieux...

Pour résumer, je crois qu'il est toujours préférable d'écouter le coeur, mais cela ne veut pas dire qu'on doit le suivre aveuglément...

Amitié
Je remercie pour son accueil la communauté "YOGA !"

Bonjour à tous…

Ce texte vient naturellement à la suite du sujet : "Vivre le silence... La méditation". Les différents écrits sur ce sujet sont facilement accessibles en sélectionnant "pratiques spirituelles" en bas de la rubrique "catégories" dans la colonne de droite.  

Une approche sur le sujet, si ça vous parle tant mieux mais je précise que je ne tiens pas à convaincre qui que ce soit car c'est encore et toujours à chacun de voir comment ce qu'il entend ou ce qu'il lit peut s'adapter à son propre vécu, s'il peut s'en nourrir et retrouver ainsi ce qui est déjà présent en lui…

Tout idéal spirituel est une gageure, car par "spiritualité" ou "voie spirituelle" on entend "retrouver" l'être authentique que nous sommes et que n'avons jamais cessé d'être. Ainsi, l'idéal dans ce domaine est un rêve, une utopie car on ne peut pas atteindre ou gagner ce que nous sommes déjà… Mais peut-être uniquement le laisser se révéler en soi…

Lors des sessions de silence (ou méditation) on peut être tentés de faire le vide, faire le silence, car dès qu'une pensée ou qu'une émotion s'élève en soi il nous vient d'une façon insidieuse et automatique l'idée "Voici ce qui me fait obstacle !" "Voici ce qui me gêne sur mon chemin vers le silence, le vide, la paix !"
C'est le mécanisme spontané et naturel de "la conscience individuelle" (pour ne pas prononcer le mot "ego" qui a parfois une connotation négative) qui considère que si elle veut un résultat, elle doit "faire", que si elle veut aller vers cet "ailleurs" qu'elle imagine de paix et de bonheur, elle doit "faire". De son point de vue il ne peut pas en être autrement car elle fonctionne sur le principe que pour tout effet, il faut un acte qui en soit à la cause.
Et ici, on peut avoir l'impression que si "on ne fait pas", alors il n'y aura pas de résultat et que l'on aura perdu notre temps…
Mais ce n'est qu'une impression, car ce qui vient nous perturber, ce qui vient recouvrir notre conscience est de même nature que la conscience.

Amitié

Bonjour...

Je remercie pour son accueil "la communauté des gens heureux"

"Peux-t-on apprendre à pardonner ??? Voici ce que cette question m'inspire...

Oui... et non…


Je crois que l’on peut dire que c’est « oui » à 100% et « non » aussi à 100% dans le sens qu’à travers le « oui » on exprime un certain niveau de la réalité (celle de l’ego qui se donne dans sa totalité) et qu’à travers le « non » on exprime la réalité d’un autre niveau. (Celle du Soi, pour lequel toute idée de technique apparaît comme une aberration)

C'est-à-dire que lorsque le Soi se révèle, il porte, induit en lui-même, l’information qu’il est autosuffisant, que rien ne peut le corrompre, ni même le rendre meilleur et qu’en ce sens toute idée de « voie spirituelle », de technique est une aberration. Pourtant, la plupart de ceux qui restent dans cette affirmation (qui est une évidence criante à ce stade) ont souvent derrière eux des années ou même des dizaines d’années de pratiques de toutes sortes derrière eux et l’on peut se demander si sans celles-ci, le Soi se serait révélé…     

 

Je commence par le « NON »

Non ! dans le sens où le pardon, le véritable pardon, celui qui vient du cœur est spontané. Il coule spontanément de soi lorsque l’on voit clairement la situation telle qu’elle est (la véritable nature de celui qui nous agresse par exemple). Je ne veux pas dire par là que l’on doive faire un effort pour « voir » en écarquillant les yeux car « voir » aussi est naturel et spontané. Il semble que tout réside dans la pureté de notre intention de voir (ou non) les choses dans leur entièreté, dans leur globalité. Il ne s’agit pas d’adhérer à l’image (la croyance) que les autres peuvent nous inciter plus ou moins consciemment à adopter mais de rester dans une grande honnêteté avec soi-même et cela de façon à voir par soi-même. Sinon nous sommes alors en butte à des croyances (même si elles sont vraisemblablement le reflet d’une réalité) qui occultent ce que nous sommes. 

Je reviens sur la question : Voir l’autre tel qu’il est… avec sa souffrance et sa frustration qu’il exprime à travers sa colère qui nous heurte.

On peut se rappeler que si l’on perçoit l’autre avec une image ferme et définitive de ce qu’il est (du genre : « c’est un abruti et c’est tout !), par le simple fait que cette image qu’on a de lui est figée, nous pouvons être certains que nous sommes dans une vision restreinte, une vision limitée et fausse, on ne le voit pas vraiment dans sa totalité.

En fait, si on le voit vraiment tel qu’il est… on l’aime… Quand je dis « on l’aime » je ne veux pas dire qu’on l’aime bien, non, il s’agit d’autre chose, c’est un amour débordant qui pousse en soi, c’est la compassion… On pardonne…

Qu’y a-t-il dans cette perception de l’autre tel qu’il est ?? Il peut y avoir différentes choses… le fait qu’il se trouve sur son propre chemin de souffrance, qu’il ne nous a pas réellement blessé mais au contraire qu’il a contribué à cette remise en question de notre façon de percevoir la réalité. Et que d’une certaine façon il a davantage besoin d’aide que d’autres choses. Mais cela ne signifie pas que l’on approuve ce qu’il dit ou fait ni même que l’on est « gentil » avec lui… Il peut y avoir la nécessité d’une certaine fermeté.

 

Le « OUI » serait ainsi l’orientation que l’on donne à notre vie à travers nos choix et nos intentions. Toute le voie spirituelle… tout ce qui favorise l’ouverture et que visiblement tu appliques maintenant : Être orienté vers ce qui soutient la vie, remise en question des certitudes et des schémas en soi, respect de l’autre, suivre le flot de son propre cœur…

Maintenant, c’est vrai qu’il existe des techniques plus spécifiques pour éveiller la compassion en soi, je pense en particulier (n’étant pas bouddhiste) aux yogas sutras de Patanjali. 

Amitié            

Bonjour

Voici un essai sur les croyances...

La notion de "croyance" induit la notion de doute ; notre doute ou bien celui des autres. Ainsi il ne viendrait à personne l'idée de dire :

"Je crois au (en la réalité du) Soleil !" car il s'agit d'une réalité effective reconnue par tous.

Maintenant, si l'on dit :

"Je crois en Dieu !" on sous-entend : soit que l'on n'a pas une certitude absolue à ce sujet, soit que celui à qui l'on s'adresse ne partage peut-être pas notre point de vue. Mais dans ce deuxième cas l'affirmation "Je crois en Dieu !" peut aussi être entendue dans le sens :

"J'ai la foi en Dieu !" et peut être interprétée dans le sens :

"Je n'ai pas de doute à ce sujet car il s'agit d'une réalité que je vis et expérimente avec autant de certitude que la présence du Soleil dans le ciel !"

 

Maintenant, même si l'on considère pour soi-même : "J'ai la foi en Dieu !", cela peut aussi lié à une image en soi (une croyance) inculquée (souvent depuis l'enfance) et qui, donne et maintient ainsi "l'image" (l'idée) de Dieu avec une telle force qu'elle apparaît indéniable.

Ce qui, à mon avis, peut permettre de voir si l'on est enfermé dans une telle croyance, c'est que dans ce cas on a envie de convaincre les autres.

Bonjour,

 

Je parle ici de cette illusion que l'on entretient comme un rêve dans notre vie , où l'on veut se faire croire que l'on est heureux alors qu'en réalité on souffre, alors là "Oui", la reconnaissance de "je souffre !" est préférable, et de loin, au leurre "je suis heureux !". Car par ce leurre nous nous entretenons un décalage entre ce que l'on vit réellement (la souffrance) et l'idéal "je suis heureux !" qui en fait est une fuite de la réalité de cette souffrance.

Sans doute sera-t-il plus difficile d'accepter de reconnaître "je souffre" ou "je suis triste" (en fait ce que l'on a vraiment en soi, ce que l'on ressent) car alors on se met plus proche de notre souffrance, on rentre en contact avec elle. Mais cette "reconnaissance" du réel nous reconnecte à nous même.

Et là, la souffrance peut être dépassée (ce n'est pas une action à accomplir, c'est la conséquence de l'acceptation, de l'ouverture en soi, car profondément en soi, il n'y a pas de souffrance ou de tristesse). Tout ce que l'on accepte totalement, tout ce à quoi on s'ouvre complètement ne nous enferme plus.

 

Par le simple fait que nous sommes vivant, l'illusion est ce que nous devrons quitter tôt ou tard tout comme on se réveille le matin et que se dissipe  l'illusion de nos rêves de la nuit. Donc, autant le faire maintenant et être authentique (ce qui veut dire simple et naturel, pas besoin de rentrer dans des prises de tête), honnête avec soi-même.

 

Tout dépend aussi de ce que l'on comprend par "illusion"… On entend parfois dire que le monde entier (tout ce qui est manifesté) est une illusion dans le sens où toute chose est l'expression de "l'énergie première" de "l'Être" de ce qui est "plus subtil que le plus subtil"…etc. ; c'est certainement vrai mais cette considération sur le monde, outre le fait qu'elle peut être une incitation à une inertie néfaste (tout est illusion donc : on ne remet rien en question, on ne médite pas etc.) n'a pas réellement d'utilité pratique.

Ainsi "savoir" que le soleil est une illusion ne nous dit pas comment nous protéger des coups de soleil…

Amitié


Bonjour, voici ce que l'idée de "manipulateur" évoque en moi...

Le manipulateur est celui qui va venir nous dévier de l’impulsion première en soi, c'est-à-dire de notre aspiration primordiale, celle qui est la plus profonde. En d’autres termes si l’appel de la vie suscite en nous certains désirs ou aspirations (constructives et bienfaisantes car à mon sens, tout ce qui émane du plus profond de soi est bienfaisant), le manipulateur est celui qui nous incite à prendre d’autres directions ou à faire d’autres choix, et ceci afin de servir ses propres objectifs.

 

Un tableau qui apparaît assez sombre… Mais en y regardant de plus près… dans une vision plus large je veux dire…

Je crois que chaque courant dans le monde, qu’il soit clair ou obscur a sa raison d’être. Ainsi les forces négatives, le manipulateur dans ce contexte, dont le but est de nous dévier de l’aspiration de notre propre Soi, est aussi, pour celui qui s’éveille (qui prend ce chemin vers la réalisation spirituelle, intérieure) celui qui lui permet de se retrouver lui-même, qui lui permet de voir ce qu’il n’est pas, ce à quoi il n’aspire pas, de faire la différence entre ce qui est l’aspiration (la tendance) profonde au fond de lui et les courants qui viennent d’ailleurs.

 

C’est le jeu permanent entre les forces du bien et celles du mal où, dans une vision élargie, chacun prend sa place et satisfait le jeu de la vie.

 

Cette compréhension (ou perception) permet de ne pas subir le jeu du manipulateur…

De plus, ce recul (où l'on perçoit le jeu du manipulateur sans nécessairement essayer de le faire changer) permet de conserver la paix en soi car tant que l’on est révolté par une situation ou une autre, on ne peut vivre en paix ; cette révolte intérieure, cette non acceptation d’un pan de la réalité est comme un remous à la surface de notre esprit et qui viendrait le troubler.

Bonsoir


Je partage avec vous ce qui vient en moi au sujet de ce qui est nécessaire pour "grandir"… Peut-être y a-t-il des points qui pourraient être rajoutés…
Je vous invite à laisser libre cours à votre inspiration…

Pour synthétiser, je dirais qu'il est fort utile de :


1. Avoir le désir de réalisation spirituelle (une profonde aspiration à la réalisation spirituelle, ce qui signifie : à grandir, à aller vers l'ouverture en soi, vers l'épanouissement…)
• Par notre intention nous orientons notre vie. Il se peut que cette aspiration soit innée en soi. Si ce n'est pas le cas on peut peut-être la susciter par la compréhension des avantages que l'ouverture intérieure amène sur notre vie à tous les niveaux.


2. Se ménager des sessions de silence
• Très important… Car elles permettent de rétablir le silence et la paix au niveau conscient de soi. Mais aussi de "voir par soi-même", ce qui ôte tous les doutes en soi.


3. Comprendre que la sincérité envers soi-même est primordiale
• Sinon on surimpose à notre personnalité, une autre personnalité… (on met une tête sur notre propre tête disait un maître zen à ce sujet) et ainsi on "s'éloigne" de notre "SOI"
• Comprendre que l'ego va toujours (ou souvent) interpréter ce qui ressort de cette sincérité comme un recul sur la voie spirituelle et en profiter pour maintenir ses propres schémas, son propre enfermement car il a peur de changer, il a peur de disparaître... De plus l'ego a (nous avons) sa propre idée de ce que notre progression spirituelle doit être. Si pour lui ça ne colle pas, si l'avancée ne correspond à ce qu'il attend, il en profite pour rejeter et ainsi ne pas se remettre en question.
• Comprendre que les différents ressentis "je suis nul" ou "je n'y arriverai jamais" ne sont que de "la fumée" en soi et ne remettent pas en question ce que nous sommes réellement.


4. Accepter de "tomber", accepter de ne plus rien savoir.
• Je crois que "la personne réalisée" est justement celle qui accepte "de tomber" tout le temps. De part notre culture on considère que ce que l'on tient (en termes de connaissance) est notre richesse. Alors que nous sommes nous-mêmes notre propre richesse… et que ce que nous sommes ne peut pas être perdu… alors les remises en questions, les remises à zéro de nos certitudes sont toujours bienvenues, elles sont "ouverture en soi".


5. Comprendre que l'on n'arrive jamais…
• La réalisation spirituelle est "ouverture", si l'on se met à considérer que l'on est arrivé, c'est qu'il y a "enfermement". Si l'on considère que l'on possède une richesse spirituelle en terme de "savoir" ou même de "réalisation intérieure", c'est elle qui est notre prison. Cette prison peut être très insidieuse et prendre le masque de la réalisation spirituelle… Mais on la reconnaît car elle est lisse et "figée".
La réalité c'est bien sûr qu'il n'y a jamais personne qui se réalise mais même cette vérité peut devenir un concept que l'ego utilise pour maintenir son territoire, ses schémas et cela toujours parce qu'il a peur de se perdre, peur de l'inconnu.
Le Bouddha disait à ce sujet qu'il était plus facile de guider une personne qui n'avait aucun savoir spirituel que quelqu'un qui possédait un savoir non intégré.
(Je comprends en cela que celui qui sait sans avoir vécu réellement ce dont il parle se sent riche de ce savoir et ainsi construit sa structure d'ego là-dessus. Dans ce cas l'ego a une très grande aptitude à déjouer l'enseignement spirituel car il sait rebondir et répondre à tout.)
En fait, dès l'instant où l'on considère que "l'on sait" ou que "l'on a trouvé", cela signifie qu'il y a une structure individuelle forte "qui sait" ou "qui a trouvé", cela signifie que l'on est figé sur un concept, on a gelé le flot de la vie.

Amitié

Bonjour à tous...

 

Notre intention, nos intentions sont l'orientation que nous donnons à notre vie et si elles sont claires et pures, nul doute qu'elles génèrent par elles-mêmes des effets positifs sur notre vie et qu'en ce sens elles sont créatrices.

Pourtant dans le développement qui suit je ne tiens pas compte des influences de l'intention en elle-même, et c'est volontaire car je souhaite attirer l'attention sur un point particulier…

 

"Karma" veut dire "action" et "retombées de l'action" car l'un ne va pas sans l'autre, les effets de l'action étant indissociables de l'action. Ainsi, selon le contexte, karma peut vouloir dire "action" ou "conséquence de l'action".

 

J'ai vu récemment sur le net certains écrits qui affirmaient que seule l'intention a de l'importance, et stipulaient ainsi que si celle-ci est bonne (favorable à la vie) et sincère, alors nos actions qui en découlent n'entraîneraient pas de conséquences aliénantes, pas de retombées négatives.

De tels propos me laissent perplexe… Je ne remets pas en question l'importance qu'il y a d'avoir toujours les meilleures intentions (de non nuisance) envers le monde ou tous ceux qui nous entourent afin de se préparer un futur favorable… toutefois il me semble que toute action, quelque soit la bienveillance de l'intention qui en est à l'origine, entraîne par elle-même ses propres retombées, ses propres conséquences.

Ainsi :

"La main que l'on met dans le feu est brûlée et cela quelques soient les intentions qui nous ont incitées à un tel geste."

("La main que l'on met dans le feu" est l'action et "la brûlure et la souffrance qu'elle entraîne" sont les conséquences négatives de notre action)

 

Ce qui veut dire que l'intention peut être bonne et sincère et nous amener à des actions néfastes et en conséquence à générer un mauvais karma (Car on ne perçoit pas forcément quelles seront les retombées de nos actions).

 

Pourquoi est-ce important, me direz-vous, puisque de toute façon avoir les meilleures intentions semble suffisant pour nous inciter à agir au mieux ???

J'arrive maintenant au point clé de ce que je voulais dire et tout ce qui précède ne sert qu'à faire ressortir ce qui suit :

 

On dit souvent que "l'enfer est pavé de bonne intention…" et le problème d'une telle logique, où l'on place l'intention seule comme étant génératrice des retombées karmiques, c'est que l'on pourrait être amené à croire que la "simple" bonne intention pourrait nous assurer une impunité.

L'ego peut facilement se cacher dans les "bonnes intentions", il les porte comme un drapeau… mais s'il sait et comprend que toute erreur devra être payée en argent comptant, que tout faux pas entraînera un désagrément ou de la souffrance, il sera ainsi poussé à solliciter la plus grande des lucidités pour éviter les faux pas, les erreurs.

 On peut facilement se leurrer soi-même avec le masque de la "bonne intention".

 

On pourrait facilement arriver à la conclusion suivante : Mais qui serait suffisamment insensé pour faire une chose pareille ?? (Mettre la main dans le feu…)

Bien sûr ce n'est qu'un exemple et les choses ne sont pas toujours aussi nettes que ça… Parfois, par exemple, être gentil avec un enfant qui a besoin d'une certaine fermeté peut être un mal… Aider quelqu'un à traverser une épreuve, par exemple, peut lui être d'un très grand secours mais peut aussi lui faire manquer l'opportunité d'éveiller en lui les ressources nécessaires et ainsi le gêner dans son évolution.  

 

Insondable, dit-on, est le cours de l'action et de ses retombées (ses effets), car ceux-ci provoquent des influences qui elles-mêmes en génèrent d'autres…

Autant dire qu'il n'est pas possible, avec le seul intellect, de déterminer à coup sûr si notre action est bonne ou non.

A bientôt

Présentation

Spiritualité laïque

Vers une spiritualité laïque... 

Introduction...

Sommes-nous certains de savoir ce qu'est la réalité ???

Pourquoi notre attitude dans notre relation avec le monde est-elle vouée à l'échec ???

Premiers pas vers l'ouverture...

Qu'est-ce que la spiritualité ???

Une source en nous??? Qu'est-ce que c'est???

La source, fondement de l'action juste...

Rétablir le "lien" avec la source...

Actions et réactions (Karma)

Croire en Dieu ???

L'importance de l'authenticité...

Ne pas faire ce que nous ressentons être mal est essentiel 

La vérité peut-elle être blessante???

L'acceptation des désirs...

Ouverture intérieure et capacité à recevoir...

Réalisation spontanée des désirs... 

Entraide sur la voie...  

L'autre qui nous gêne...

La voie intellectuelle...

 Deuxième pas vers l'ouverture...

 Pour la paix...

La vie spirituelle, c'est la vie elle-même...

La maya ou la grande illusion...

Influence mutuelle des individus...

Ouverture intérieure et notion d'effort en vue de l'éveil...

Les croyances...

Bonheur, soufrance et voie d'évolution... 

Bonheur et souffrances...

Chagrins d'amour ???

La spiritualité à travers les arts...

Dépasser les névroses... 

Voies spirituelles, une grande méprise...

 L'éveil...

Les situations négatives...

Bonheur et lucidité...

Le pouvoir créateur de la conscience

Laïcité et spiritualité

Dépasser les peurs 

Destinée inéluctable ou libre arbitre??? 

L'autre, reflet de ce que nous "sommes"... 

Compatibilité entre vie spirituelle (éveil) et développement personnel... 

Vivre au présent ???

"Dhama" ou "Devoir naturel"....


L'éveil... et ensuite ???

 
L'éveil et la continuité du chemin, un paradoxe... 

Un piège qui accompagne l'éveil...
 
"Être au service..."

Bonté fondamentale et non-agir...

Ouverture intérieure ou "vêtement spirituel", un choix... 
 
Eveil authentique... ou conceptuel???
 
 
Le vide sous les pieds...
 


Conscience et anciennes traditions...

Introduction

Christianisme : Commentaire de l'évangile selon Saint Jean

Sur la génèse 

Tierno Bokar, maître soufi...

La Bhagavad Gita et la Bible, une similitude 

Le Tao Te King- Commentaire du chapitre 10 

Le Tao Te King- Commentaires du début du chapitre II

Le Tao Te King- Commentaires du début des chapitres XV et LXX 

Le chant royal de Saraha (Versets 1 à 6)

Tu aimeras l'étenel ton Dieu de tout ton coeur de toute ton âme...

"Aimer ses ennemis ???"

"Heureux sont les simples d'esprit...."

La Genèse, le bien et le mal...

La Genèse, la femme et a chute ???

"On ne voit bien qu'avec le coeur" ou "La Genèse et la chute"

L'invincibilité ???

Problèmes de socièté... Une approche...

Introduction

De la division à l'unité... dans l'intégration du monde actuel.

.
La voie spirituelle (ou voie de la connaissance de soi) : source de paix dans le monde


Le chomage...


Un mur en Israël...

Le Dalaï Lama reçu par Georges Bush ???


Questions et réponses...


Peut-il être légitime de se suicider ??? 

 
Qu'est-ce que le KI ??? 

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  • : Jean-Yves
  • : 06/07/1960
  • : Marin de profession, ma présence sur ce blog sera certainement épisodique. Je suis passionné depuis mon plus jeune âge par la spiritualité et d'une façon générale par tout ce qui peut accroître le bonheur des hommes...

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